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 You can't, I can't, nobody can't ( Lazarou ♥)

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MessageSujet: You can't, I can't, nobody can't ( Lazarou ♥)   Lun 8 Fév - 16:56

You can't, I can't, nobody can't

La flamme dansait lentement sur le papier, réduisant en cendres encore une fois cette correspondance unilatérale. J'avais oublié que ce matin en partant j'avais mit sa lettre dans ma poche. J'avais hésité à la brûler, à lui répondre. A lui demander d'arrêter de me harceler, que notre histoire était terminé et que jamais il n'y aurait de suite. Mais n'avais je déjà pas suffisamment détruit sa vie en lui arrachant son fils ? Aussi bien de son esprit que dans sa présence.
J'avais retrouvé ce mot à ma pause cigarette, décidant entre deux bouffé que c'était mieux de continuer à rester muet. Elle finirait bien par se lasser un jour.

Jetant ce qui restait du papier et écrasant mon mégot je retournais à l'intérieur du bâtiment. Cela m'avait suffit pour me rendre morose et j'espérais me changer les idées en allant m'occuper de mes patients. Un jeune sorcier, pas plus de la vingtaine, était arrivé hier soir. Des malades il y'en avait des tas, qu'elle soit tout simplement humaine ou à cause des créatures magiques. En tous les cas, son état était assez préoccupant. Il avait de la fièvre et délirait. Avant de me lancer dans un hasard total de test, j'étais partie méditer dans la salle de repos des médicomage. Je n'avais pas un bureau à mon nom comme Lazare. Je n'avais pas ce prestige.

J'entrais dans la salle du patient, où on avait réussi à le calmer grâce à un sédatif. Mais c'était loin d'être gagné pour le reste. Même endormie, il suait à grosse goutte. Si on arrivait à baisser sa fièvre, il cesserait de délirer. Mais avant il fallait trouver quelle était le virus. Une infirmière entra dans la chambre et me salua avant de sortir du matériel d'injection. Ca ne m'aurait pas étonné, si l'ampoule n'avait pas été aussi étrange. Au niveau de la couleur.

- De quoi s'agit il?

L'infirmière leva les yeux vers moi avant de sourire.

- Un traitement du docteur Greengrass, il m'a expliqué ce que ça contenait mais j'avoue avoir perdue la recette

Je lui arrachai la seringue des mains et retira l'ampoule ouverte avant d'en mettre une goutte sur ma main. Je la portais à mon nez, et grimaça avant de l'essuyer sur ma robe.

- Remballez tout ça

- Mais...

- C'est un ordre !

Je sortais de la chambre pour me diriger vers le bureau de Lazare. Il ne pouvait qu'être là bas, il n'y avait pas besoin de le chercher partout. Je serrai l'ampoule dans ma main, ayant abandonné la seringue sur un chariot. Il était dingue de lui donner cette potion.
J'entrais sans frapper, claquant la porte derrière moi avant de poser sans douceur l'arme du crime sur le meuble devant lui.

- Tu m'explique ?

acidbrain

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MessageSujet: Re: You can't, I can't, nobody can't ( Lazarou ♥)   Mar 9 Fév - 20:12

you can't
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Des êtres qui viennent et repartent, au gré des jours. Des vies qui reprennent, d'autres qui disparaissent. Certains qui luttent, qui se battent afin d'atteindre l'étrange clarté de l'existence tandis que d'autres se laissent à abandonner, vaincues par la douleur, par le mal. Le cycle de la vie, permanent, incessant, immuable. Un nombre incalculable de pas qui s'amoncellent et s'agitent devant sa porte, des traversées douloureuses, paisibles, remplis d'espoir, de déception. Un fourmillement incessant qu'il entend du soir au matin, du matin au soir. Prostré dans son fauteuil en cuir carmin, les mains jointes, semblable à une prière silencieuse. Une pensée, plutôt. Un cerveau qui cogite, des cellules grises qui s'activent, des idées qui se mélangent, se chevauchent. Des suppositions. Un patient arrivé tôt ce matin, dégoulinant de sueur, pris de fièvre. Alité dès son entrée dans l'établissement, comme épris de folie. Des symptômes qui ne semblaient pas bien étranges, qui auraient pu être affiliés à une banale maladie. Mais tout ce qui avait été ingurgité par l'homme avait été rejeté, dénié. Son corps n'acceptait pas le traitement donné par les infirmières aguerries. Il s'était terré dans son bureau, se déplaçant dans la pièce adjacente, allumant le feu sous son chaudron. Essayant de mêler des ingrédients fortuits, sans risque de mélange explosifs, sans risque d'envenimer la situation. Certains composants internes des ingrédients de potions créaient des réactions chimiques entre eux, pouvant donner l'effet inverse du résultat voulu. Se creusant les méninges, utilisant son immense mémoire rangée comme l'était son bureau, avec rigueur et ordre. Farfouillant dans les méandres de celui-ci, pour trouver les bons produits, ceux qui s'ajoutent positivement. Évitant ceux qui viennent créer le capharnaüm. Le premier ordre du jour étant de faire tomber la fièvre et de déterminer l'origine du mal-être.

Il avait concocté un breuvage avec quelques ingrédients basiques. Une sorte de Pimentine améliorée, à laquelle il avait rajouté quelques gouttes de venin d'Acromentula et des yeux de Billywig, assaisonné de quelques bruns de lavande, donnant un éclat turquoise à la potion. Il avait choisi ces trois produits pour les propriétés respectives de chacun : le premier agissait sur les cellules immunitaires en donnant un coup de fouet tandis que le second servait à repousser les virus et enfin le dernier était connu pour son effet apaisant. Un coloris étrange pour le regard des inexpérimentés, mais qui faisait son effet. Faisant porter l'ampoule à l'infirmière en charge du patient, tandis qu'il notait les précieuses indications dans son carnet à la couverture brunie par les années. Un recueil de potions, de modifications, d'expérimentations, d'échanges concluant à diverses possibilités. Il voulait vérifier l'effet donné sur le jeune homme avant de recourir à une autre version de son breuvage. Déterminer la source finale du problème avant de pouvoir réussir à trouver de quoi le soigner convenablement. Il pianotait sur son bureau d'ébène, cherchant les mots appropriés à encrer sur le parchemin quand la porte s'ouvrit à la volée. Claquant contre le battant, faisant siffler le propriétaire dudit cabinet, laissant échapper un grognement quand l'énergumène fit claquer de nouveau ladite porte en la refermant violemment. « Les Travers n'enseignent pas la délicatesse à leurs rejetons ? C'est désolant. » Il n'avait même pas besoin de lever bien haut son visage, ayant immédiatement compris qui se tenait là, la respiration erratique. « Tu m'expliques ? » Delwin Travers. L'enfant de la seconde branche familiale, celle qui n'avait souhaité avoir aucun lien avec Voldemort. Un visage encadré de cheveux noirs qui retombaient en mèches raides autour de celui-ci. Serti de deux prunelles d'un brun clair, telles à deux puits sans fonds sous la lumière. À l'image du physique type de sa famille. Soupirant, Lazare pose son pouce et son index de part et d'autre de l'arête de son nez, déjà exaspéré par l'attitude de son collègue et ami de longue date. « Delwin, tu n'es pas un incapable, n'est-ce pas ? » Ils avaient toujours cette manière étrange de parler par vociférations, piques mesquines et accusations vicieuses. Pourtant, l'homme qui était en face de lui restait l'un de ses plus proches amis. Et Merlin seul savait qu'il n'en possédait pas une montagne. « T'expliquer quoi ? Tu es assez intelligent pour me dire ce qui se trouve dans cette ampoule, non ? Ou faut-il que je le fasse moi-même ? » Croisant les jambes dans une attitude aristocratique, il hausse un sourcil, un sourire mauvais sur les lèvres. Il était si tentant de le faire sortir de ses gonds.
 
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MessageSujet: Re: You can't, I can't, nobody can't ( Lazarou ♥)   Jeu 11 Fév - 18:19

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J'avais fini par cessé de vouloir comprendre comment faisait Lazare pour savoir que c'était moi sans jamais regarder. Certains trouveraient cela effrayant, moi je trouvais cela énervant même si j'avais fini par m'y habituer. En même temps cela faisait depuis notre scolarité ensemble à Poudlard que je le supportais. Je pourrais me vanter de faire partie du cercle proche de Lazare, qui devait se compter sur le doigt de la main. Ce type était aussi sociale que Crane. Non, le comparé à elle était une insulte. J'ignorais d'ailleurs comment ces deux là pouvait être amis. Je faisais beaucoup moins flipper et pourtant c'était moi qu'elle suspectait.
Bref, je ne relevais pas sa pique sur mon éducation. Il savait très bien comment elle avait été faire et de quelle façon elle avait pris fin. Et la délicatesse ne faisait pas vraiment non plus partie de mes passe temps, surtout quand j'étais pas de bonne humeur. Je lui demandais donc de m'expliquer ce qu'il faisait avec cette ampoule. Oh pas ce qu'elle contenait, cela je l'avais deviné tout seul et Lazre le savait parfaitement.

Je haussai un sourcil à sa question rhétorique, croisant les bras contre mon torse. Il était parfais compliqué de savoir que l'on étais amis vu qu'on s'envoyait vraiment balader de temps en temps. Ce n'était rien de méchant, c'était simplement notre façon à nous de nous apprécier. J'appréciais Greengrass, je le respectais même, sauf quand il se la jouait en solo sans me demander mon avis. Je m'en fichais de ne pas avoir le brevet sur le traitement qui soignerait le gamin, je n'étais plus en compétition.

- Je sais ce qu'il y a dedans, et je ne pense pas que cela soit une bonne idée de mélanger du venin d'Acromentula avec du bruns de lavande. C'est comme si tu mettais du sucre avec du sel.

Je prenais place sur la chaise en face du bureau. Le traitement de Lazare était bien pensé, mais j'étais sur à cent pour cent que cela se serait soldé par un échec. Et le patient souffrait déjà bien assez entre sa maladie et les injections qu'on testait sur lui. Je n'avais pas envie de me retrouver avec un mort sur les bras. Avec la vigilence du ministère et une certaine secrétaire qui était sur mon dos je ne pouvais pas aller acheter des ingrédients sur le marché noir. Une corne de dragon aurait pu aidé mais je n'avais pas réussi à m'en procurer. Et légalement c'était compliqué d'en obtenir à cause de sa rareté.

- Il faut découvrir d'où vient son mal pour savoir comment l'anéantir. Si c'est un simple virus ou si il s'est fait attaquer par une créature magique.

Bien évidemment au début j'avais essayé de le faire parler mais le gamin était incapable d'aligner deux mots cohérents. On ne savait même pas son identité ni si il avait de la famille dans le coin.

acidbrain

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MessageSujet: Re: You can't, I can't, nobody can't ( Lazarou ♥)   Jeu 11 Fév - 19:10

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Ce fut une rencontre entre deux êtres passionnés par l'art minutieux des potions, les mélanges insidieux entre divers ingrédients, entre deux marginaux. Une marginalité qui se différenciait de l'un pour l'autre, d'une manière différente. Travers avait toujours été comme le vilain petit canard d'une famille bien trop exigeante et austère, d'une ruse et d'un esprit vicieux qui seyaient à la maison dans laquelle il avait été envoyé. Mais qui n'avait jamais souhaité se faire asservir par quiconque, tout comme lui. Lazare avait été un enfant solitaire, indépendant, silencieux. N'appréciant nullement les grandes compagnies, les autres engeances. Préférant s'exiler dans l'immense bibliothèque du manoir, plongé dans les lignes dépeintes à l'encre sur le parchemin. Refusant un arrangement marital dans le simple principe de vouloir garder sa liberté et de choisir quelqu'un à qui se lier de son propre chef, si cela devait arriver un jour. Et cela ne se ferait probablement jamais. Pourquoi s'encombrer d'une épouse remplie d'attentes, de besoins de luxe, de réputation ? D'un devoir d'héritier attendu pour proliférer le sang vierge de toute impureté. Il s'en fichait comme d'une guigne, limitant ses interactions sociales au strict nécessaire, à l'exception de ses plus proches amis. Amis qui s'était surpassés d'une étrange manière pour réussir à attendre son battant glacé, fermé à toute forme d'affection. L'homme aux boucles noires était d'une grande loyauté quand il admettait son amitié, mais les formes d'attention et d'affection lui étaient rebutantes. C'est ce pourquoi ils s'étaient toujours habitués à se lancer des attaques verbales, des piques venimeuses en guise d'honnêtes et amicales paroles. Rien de mauvais n'en résultait derrière mais c'était la seule chose dont Lazare était bien capable. Un système de fonctionnement automatique, machinal. Il fallait savoir déchiffrer les sous-entendus, lire entre les lignes parfois, pour comprendre un compliment, un rare signe de respect. Mais généralement, très peu de gens appréciaient la grande silhouette mince au visage pâle. Ce qui était compréhensible en soir, il ne faisait rien pour se faire aimer, il ne le souhaitait pas. Il préférait la crainte et le respect à l'amour et l'admiration, même si il la suscitait chez certaines personnes.

Delwin gardait ses bras croisés sur son torse recouvert de sa blouse de médecin, à la différence de son vis-à-vis. Le Greengrass se donnant le droit de garder simplement le badge à son nom, accroché quelque part sur sa chemise d'un bleu de ciel hivernal. Pianotant toujours inlassablement sur le bureau, jambes croisées, il attend l'expertise attentive de son collègue et ami, un sourire narquois au bord des lèvres. Et celui-ci ne se fit pas prier, déblatérant sur des choses simples et possédant un vague intérêt. « Je sais ce qu'il y a dedans, et je ne pense pas que cela soit une bonne idée de mélanger du venin d'Acromentula avec des brins de lavande. C'est comme si tu mettais du sucre avec du sel. » Haussant un sourcil, il pose son menton sur ses doigts liés, coudes posés sur la surface de bois polie. Le regard dardé sur son compagnon, la bouche toujours légèrement rehaussée. « Qui a défini que le sucre et le sel ne faisaient pas bon ménage ? Tu devrais manger japonais, cela t'ouvrirait un peu l'esprit. » Il soupire. Travers avance de quelques pas et vient siéger sur la chaise vacante de l'autre côté du bureau. Lazare voyait jouer quelques réflexions dans la lueur quelque peu vague de ses yeux bruns. Des idées qui traversaient la rétine et passaient au loin. Ce qu'il répondit restait dans la logique des événements à suivre dans l'esprit du plus vieux. « La lavande apaise le corps et l'esprit, j'ai espoir qu'il permette au patient de bégayer plus que trois mots dénués de sens afin que l'on comprenne d'où provient le problème. Une larve atone et muette ne nous aidera pas. Le venin va donner un coup de fouet à son cerveau et remettre en marche quelques uns de ses neurones. » Se rasseyant confortablement dans son fauteuil moelleux, il laisse ses pensées vagabonder tout en jetant un rapide coup d'oeil à l'horloge qui trône dans un coin de la pièce. Ce n'était qu'un essai, certes non-nocif pour le jeune homme alité quelque part dans une des ailes de l'hôpital mais cela restait une expérimentation afin de faire réagir le corps de celui-ci. Il leur fallait plus d'informations et ils n'en auraient que de cette manière. « À moins que tu aies une autre idée, évidemment. Après tout, c'est toi le médecin réputé pour son efficacité, n'est-ce pas ? »
 
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MessageSujet: Re: You can't, I can't, nobody can't ( Lazarou ♥)   Ven 12 Fév - 17:51

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Japonais ? Non mais manquerait plus que je donne mon argent à des bridés. C'était nos ennemis quand même ceux là, ils avaient fait une alliance avec les Allemands et une guerre contre les États Unis. Donc c'était pas aujourd'hui que j'allai mélanger du sel avec du sucre. Lazare devrait réviser son histoire pour éviter de dire de telle bêtise. Mon esprit était ouvert sur pleins d'autres choses contrairement à ce que la plupart des personnes pensaient. J'étais un sang pur et si quand j'étais plus jeune tout ce qui était impur me dégoûtait ce n'était plus le cas maintenant. C'était plutôt les autres qui avait l'esprit fermé dans le passé.

- Sans façon

Répliquais je froidement. Je n'étais pas venue là non plus pour parler cuisine. Même si fabriquer une potion ressemblait à une recette de cuisine. Lazare m'expliqua qu'il avait fait ce traitement non pas pour le soigner définitivement mais provisoirement. Juste assez de temps pour que le patient puisse nous dire ce qu'il s'était passé. Ce n'était pas stupide, loin de là, mais il y avait risque dans l'équation. C'était bien beau de lui accélérer le cerveau et les neurones mais il ne fallait pas oublier les effets secondaires. Certes le gamin serait plus opérationnels mais peut être pas dans le bon sens.

- Je crains surtout les effets non voulus...Un excès sur son cerveau pourrait l'endommager encore plus et une fois guérie il ne retrouverait plus totalement sa motricité

Je n'avais hélas pas de meilleure idée derrière la tête. L'éloge que me mettais Lazare sur la tête m'avait fait doucement étirer les lèvres dans un rictus. J'étais réputé pour beaucoup de chose, mais pas mal de gens s'arrêtait sur ma mauvaise réputation. Et encore pire, celle que j'avais pas choisie. La mémoire était très souvent sélectives. Cela me donnait une idée pour notre patient.

- Peut être que l'on pourrait aider son cerveau à ne pas s'éparpiller en le focalisant sur ses souvenirs. En rajoutant des plumes de jobarbilles à ton traitement ça devrait le faire.

acidbrain


Dernière édition par Delwin Travers le Dim 14 Fév - 17:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You can't, I can't, nobody can't ( Lazarou ♥)   Dim 14 Fév - 17:45

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Pourtant, ils étaient deux êtres assez différents. De par leur façon de penser, de classifier les autres, d'y mettre une certaine étiquette. Parce que nous avions beau nier, nous le faisions tous, sans exception, avec tout ceux qui nous entouraient. Nous avions beau penser que nous ne définissions personne sans avoir appris à connaître, il y a toujours des gestes, des expressions, qui mènent à ranger les gens dans des boîtes, inconsciemment. Delwin avait été enrôlé dans une manière de réfléchir prédéfinie, inculquée dès l'enfance par un aïeul dérangé qui mangeait des pissenlits par la racine grâce à la combinaison de ses talents et du courage de son ami. Mais malgré les litanies racistes qu'il avait entendu dès qu'il avait été en âge de comprendre, Lazare n'était jamais resté au pied du mur, cantonné à des idées que l'on avait distribué pour lui. Une certaine ouverture d'esprit qui avait fait grimacer les visages des membres de sa famille, une ouverture aux êtres qui lui avaient été signifiés comme faibles, dégoûtants, non dignes de sa seule présence. Il n'acceptait pas réellement les nés-moldus pour autant, les traditions étant tout de même profondément ancrées dans son esprit, mais néanmoins, ils ne le rebutaient pas. Il les savaient doués d'une certaine intelligence, d'une manière de penser différente, due à leur environnement qui n'avait pas été le même que le sien. Ils apportaient une autre dimension à sa réflexion et c'est que le bouclé appréciait, en soi. D'autres hypothèses, d'autres suggestions, d'autres idées, certaines qui apparaissaient de nulle part rien qu'aux infinies possibilités dont il était question. Le nez froncé et la bouche distordue de son interlocuteur fit revenir Lazare sur Terre, laissant ses introspections là où elles étaient nées. Sa réponse froide aurait pu faire naître un gloussement dans la gorge du désempoisonneur s'il était de ces personnes qui avaient le rire facile. Ce qui n'était pas le cas. « Ne t'étonnes donc pas de ne pas connaître certains mélanges chimiques nouvellement étudiés, Delwin. »

« Je crains surtout les effets non voulus... Un excès sur son cerveau pourrait l'endommager encore plus et une fois guéri, il ne retrouverait plus totalement sa motricité. » Les sous-entendus qu'il décrivait dans cette réplique firent monter un grondement dans la gorge de la silhouette toute de noir vêtue. Dardant son regard de glasz, rapidement devenu plus que glacial, il stoppa son tapotement sur la table. La moutarde commençait doucement à monter, s'il continuait sur cette voie. Tapant du plat de ses deux mains sur le bureau, le visage légèrement contracté. « Travers, ai-je l'air d'un incapable ? Dois-je te rappeler qui est passé spécialiste ès poisons dans cet hôpital ou est-ce que la chose atrophiée qui te sers de cervelle a-t-elle déjà oublié ? » Aucune ondulation dans les graves, aucune modification de cette voix coléreuse mais restant tranchante, égale, venimeuse. Lazare était d'autant plus dangereux quand il résistait à se mettre en rogne. Ces accents froids et coupés ne présageaient rien de bon. « Dois-je te rappeler que les dosages sont infiniment plus importants que dans aucun autre type de potions ? Alors ne viens pas me parler d'excès, je sais exactement quelle quantité de chaque ingrédients j'ai jeté dans ce foutu chaudron. » Inspirant un bon coup, il pince l'arête de son nez, étirant ses longues jambes avant de se lever. Faisant quelques pas, toujours derrière le bureau. « Je ne tiens pas à endommager le patient, comme tu oses l'exprimer, je veux simplement qu'il passe d'un état larvaire à celui d'un homme pouvant s'exprimer et peut-être nous aider à comprendre ce qu'il se passe. » Croisant les bras sur sa chemise noire, il se laisse s'égarer quelques secondes, essayant d'imaginer la réaction de la potion si l'on ajoutait l'ingrédient dont son collègue venait d'exprimer l'idée. « Des plumes de jobarbilles...Mmh. ll faut que je regarde si cela n'entraîne aucun rejet de la part des autres ingrédients. Si l'on y ajoute également quelques pétales de myosotis sylvestre, cela devrait fonctionner. »
 
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MessageSujet: Re: You can't, I can't, nobody can't ( Lazarou ♥)   Dim 14 Fév - 21:28

You can't, I can't, nobody can't

Quand on voyait le grand Greengrass et son armure de glace on s'attendait à un homme imperturbable. La plupart du temps, il l'était. Lazare lançait ses piques comme on pouvait lancer des couteaux. Au fil du temps, ce genre de chose était passé au dessus de ma tête. Mon vieil ami n'était pas méchant, il pouvait l'être mais pas avec moi. Je savais lire entre les lignes. Si il m'accusait d'être idiot, ce n'était pas pour dire que j'étais stupide mais que j'avais manqué quelque chose. Un code que peu de personnes arrivaient à déchiffrer, il fallait remercier les nombreuses années passé à ses côtés à Poudlard et une fois les études terminées. Je me demandai si on serait resté en contact si j'avais suivi ma route jusqu'au ministère plutôt que de finir à St Mangouste. Une réponse que je n'aurai sans doute jamais.

En tout les cas, remettre en cause le traitement de Lazare l'avait agacé. Son calme olympien s'était fissuré ainsi que son sourire narquois. Ces insultes me faisaient sourire. Vraiment, il était trop susceptibles quand il s'agissait de critiquer son travail. Si le ton de sa voix était resté neutre, son visage avait changé. C'est ce qui me permettait de comprendre que je l'avais énervé. Une croix rouge en plus à mettre sur mon calendrier. Oh j'étais loin d'être désolé d'avoir touché son égo.

- Redescend j'ai jamais dit que tu étais un incapable

Qui serais assez fou pour dire ce genre de chose ? A moins de ne pas savoir qui était le grand et l'unique Lazare Greengrass.

- Je ne t'accuse pas d'avoir mal dosé, arrête de déformer mes propos c'est agaçant

Répliquais je d'un ton sec. J'énonçais juste les risques qu'ils pouvaient y avoir, comme sur n'importe quelle notice de médicament. Je ne remettais pas en cause son travail, loin de là. Lazare était doué, bien plus que moi. Parfois, il fallait trouver le bon moment pour lancer des fleurs, même si ce n'était pas notre style. Je n'avais pas envie que mon ami me fasse la gueule parce que j'avais heurté sa corde sensible.

- J'ai confiance en toi, je sais très bien que tu es capable de le faire revenir parmi nous pour qu'on ait des informations

Je me levais à mon tour pour me planter devant lui. Il était un petit peu plus grand que moi, mais c'était loin d'être quelque chose qui m'impressionnait.

- De mémoire, ces plumes se mélangent très bien avec ces ingrédients. Je n'ai pas proposé ça sans réfléchir mais si tu pense qu'il faut rajouter tes pétales, très bien.

Des bruits de pas de course se firent entendre dans le couloir avant qu'on vienne toquer à la porte. Cette dernière s'ouvrit sans autorisation sur l'infirmière de tout à l'heure qui semblait paniqué.

- Excusez moi de vous dérangez, mais le patient...il a fait une rechute nous n'arrivons pas à le calmer !

Je jetais un oeil à Lazare avant de m'emparer de l'ampoule que j'avais posé sur son bureau. Cette histoire commençait sérieusement à me fatiguer, enfin surtout ce virus, et j'avais aucune envie que ce gamin nous claque entre les doigts. En plus après il faudrait faire des recherches pour rendre le corps à sa famille, et j'avais déjà eu ma dose de ce côté là.

- Voyons voir si votre traitement fonctionne Docteur

Je quittais la pièce en direction de la chambre du patient. Ce dernier qui était complètement calme tout à l'heure quand j'étais passé était complètement agité dans son lit et balançait des mots qui n'avaient aucun lien entre eux. Je faisais signe aux infirmières présentes de sortir, ne laissant uniquement que moi, Lazare et notre cobaye. J'attrapais une seringue et y joignait le traitement. Ca allait être le grand moment de vérité.


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MessageSujet: Re: You can't, I can't, nobody can't ( Lazarou ♥)   Mar 16 Fév - 20:52

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« Redescends, j'ai jamais dit que tu étais un incapable. » Il s'était fait prendre à son propre jeu. À chercher à déstabiliser son ami et collègue, il se retrouvait à être celui qui perdait de sa superbe, de son sang-froid légendaire. Il abhorrait que l'on se permette d'émettre la moindre critique à propos de son travail. Travail qui constituait la majorité de son temps, qu'il prenait au sérieux et où il ne laissait jamais rien au savoir. Il suffisait d'un mauvais dosage pour qu'un breuvage magique perde tous ces effets curatifs et devienne mauvais pour le patient auquel on l'administrait. Rares n'avaient pas été les expérimentations qu'il avait opéré sur lui-même pour vérifier que tout se passait comme il l'avait prévu, quitte à en subir les conséquences. Il exerçait une telle minutie sur ses projets et travaux qu'apparaissaient parfois des tremblements importuns, certains soirs. Des mains prisent d'une légère vibration, ce qu'il constatait avec un mélange de surprise et d'appréhension. Le commentaire de son condisciple avait fait monter la colère sur le visage de Lazare, ce qui était un fait rare, étant donné que son impassibilité était une maître qualité chez la longiligne silhouette de noir vêtue. « Ne t'avises plus de sous-entendre de telles choses, dans ce cas. » Ses narines frémissaient encore de son assaut et il prit le temps d'inspirer quelques secondes, pour remettre ses idées et ses états d'âme en place. Un Greengrass se devait de faire bonne figure dans toutes les situations et ne jamais montrer ses sentiments. Il n'avait jamais réellement suivi les préceptes de sa famille, par pure marginalité mais il respectait celle-ci parce que de son point de vue, elle était véridique. Donner aux autres un aperçu de ce qui pouvait se tramer dans nos esprits leur donnait un avantage sur nous. Un avantage qui pouvait être considéré comme une faiblesse. Et Lazare n'avait aucune faiblesse. En apparences. Il n'était question que de ça, d'apparences. « Choisis de meilleures formulations à tes propos et tout sera réglé. » Une mauvaise foi qu'il ne s'avouait pas. Le seul but était d'avoir le dernier mot, d'une manière ou d'une autre, par pure fierté.

« De mémoire, ces plumes se mélangent très bien avec ces ingrédients. Je n'ai pas proposé ça sans réfléchir mais si tu pense qu'il faut rajouter tes pétales, très bien. » Il savait très bien les réflexions que le plus jeune des deux hommes s'était posées. Ils avaient été complices et partenaires dans les essais de potions qu'ils avaient tenté tout au long de leur scolarité ; s'étaient tout deux passionnés pour cette matière et toutes les possibilités qu'elle offrait. « C'est un meilleur liant si on ajoute des plumes de jobarbilles, tout simplement. » Il ne souhaitait pas s'exprimer plus, il décrivait simplement une affirmation. Mais leur débat ne put s'éternise sur la durée qu'une infirmière fit une irruption brutale dans la pièce. Une rechute ? Il était vraiment temps d'administrer cette potion au malheureux, sinon ils ne savaient vraiment pas de quoi il retournait. Un patient mort n'est pas des plus efficaces, en général. Delwin attrapa l'ampoule qu'il avait posé sur le bureau en entrant, suivant la demoiselle affolée en lançant une dernière bravade à l'encontre de Lazare. Celui ci prit le temps d'apporter les ingrédients supplémentaires à lui, sortant à leur suite avec son chaudron flottant. Ils se retrouvèrent seuls dans la pièce avec le patient uniquement et le bourdonnement des bulles dans le grand récipient en cuivre. « As-tu la patience nécessare d'attendre quelques minutes que je finalise notre idée ? » Le bouclé avait retrouvé tout son calme légendaire et les intonations de sa voix s'étaient muées en une ondulation plus claire, moins moqueuse, tout simplement plus professionnelle. « Ou est-ce que l'on administre la première ampoule en attendant ? Il ne court aucun risque, dans ce cas-là, à moins que son corps ne réagisse pas. » Veillant à la coloration de la seconde potion, il lança les plumes dans le mélange, regardant la surface se teinter d'un léger jaune-vert, les bulles rétrécissant à vue d'oeil. « Je suis le potionniste mais tu es le médecin, Travers. C'est ton patient, techniquement. »
 
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MessageSujet: Re: You can't, I can't, nobody can't ( Lazarou ♥)   Jeu 18 Fév - 21:25

You can't, I can't, nobody can't

Voir Lazare en colère, c'était rare et je regrettais de ne pas avoir une caméra sur moi pour le filmer. Montrer au monde des sorciers que l'imperturbable Greengrass ne l'était pas tant que cela. Se mettre dans un état pareil juste parce que j'avais osé, oui c'était le mot, remettre en cause son idée de traitement, cela montrait vraiment à quel point Lazare était trop égocentrique. Monsieur faisait toujours mieux que tout le monde, personne n'en discutait. Sauf moi. Parce que je connaissais ce type depuis longtemps et qu'il ne me faisait pas peur.

- Tu as entendu ce que tu as choisi d'entendre, alors baisse d'un ton

J'avais supporté pendant assez longtemps les cris de mon grand-père, je n'avais pas besoin de subir encore cela à l'heure actuelle. Fini le temps où je n'étais qu'un enfant soumis, place à la révolution. Je disais ce que je pensais, même si cela ne plaisait pas. Je n'étais pas venue ici pour me faire des amis. Je risquais plutôt de faire fuir le peu que j'avais comme amis à vrai dire, mais cela signifierait que nous n'avions pas une si réelle amitié si ils étaient pas capable de voir que je disais tout cela pas méchamment. C'était simplement ma façon de faire. Je pouvais pas être gentil avec tout le monde, je l'étais déjà trop envers mes patients.

Une bataille du dernier mot, la fierté des sang pur. On était différents mais en même temps très semblables. Mieux parler pour que Lazare puisse comprendre mes phrases. Je haussai un sourcil. Mieux valait entendre cela que d'être sourd.

- Tu rêves

Répliquais je avec un sourire en coin. Je n'étais pas venu là pour me disputer et discuter sur nos moment d'incompréhension. J'étais présent pour trouver une solution afin de guérir enfin ce gamin. A nous deux on pouvait bien trouver quelque chose. Je faisais donc part d'une idée à ajouter à celle de Lazare. Notre début était cependant stoppé par une infirmière paniqué. Notre patient favori n'était plus stable. Je détestais laisser tomber quelque chose en cours mais c'était une urgence.

Lazare m'avait suivit avec son chaudron et ses ingrédients. Le gamin s'agitait dans tout les sens, les infirmière avaient dû lui mettre les sangles pour ne pas qu'il se blesse. Il hurlait parfois comme un possédé. Si j'avais pas été médicomage, j'aurai mis un terme depuis longtemps à ses souffrances. Mais cela ferait assez tâche sur mon CV actuellement si je faisais cela. Bien évidemment l'erreur professionnelle existait, personne n'était parfait.

- Moi oui mais lui non

Répondais je à sa question. J'avais tout le temps du monde mais pas le malade. On ne savait pas ce qu'il avait. Qui sait si ce virus n'allait pas le tuer d'un seul coup dans la seconde. J'étais pour lui donner la première ampoule et aviser ensuite. Comme le soulignait si gentiment Lazare, c'était moi le médecin ici.

- C'est vraiment trop aimable de te décharger sur moi

Lançais je avant de m'avancer vers le patient. Derrière ces yeux fous, je voyais bien qu'il avait conscience de mon existence. Il essaya de me mordre alors que j'approchais la seringue de son bras.

- Je crois que c'est de pire en pire

Je finissais par planter l'aiguille, lui injectant le traitement test numéro jenesavaispluscombien. Lentement, le patient avait fini par se calmer. Les yeux fermés, on pouvait croire qu'il dormait mais sa respiration était trop forte pour un endormie. Je le détachais avant de l'interroger.

- Hey petit est ce que tu m'entend ? Si tu m'entend lève la main

Il se passa quelques secondes avant qu'une main un peu tremblante se lève.

- Très bien...Tu es à St Mangouste, tu es en sécurité. Comment tu t'appelles ?  

Ses lèvres bougèrent mais j'étais trop loin pour entendre. Je me penchais vers lui pour écouter, certains que je ne risquait rien. Mais je devrais sans doute revoir mes certitudes. Malgré sa fatigue, le patient avait eu la force de me saisir par la gorge. Et quand on avait qu'un bras entier et une conscience professionnelle c'était assez compliqué de se défendre. Je voyais ses lèvres bouger, toujours dans le même sens comme si il répétait quelque chose. Mais pour l'instant j'essayais surtout de respirer.

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MessageSujet: Re: You can't, I can't, nobody can't ( Lazarou ♥)   Mer 30 Mar - 11:33

you can't
i can't
nobody can't
delwin & lazare
« Tu as entendu ce que tu as choisi d'entendre, alors baisse d'un ton. » Il avait toujours détesté la critique. Le travail de Lazare étant porté sur la minutie, la précision, le frôlement de la perfection, il ne s'imaginait pas que l'on puisse avoir à dire quelque chose dessus. Et c'est sur ce fait qu'il se faisait piquer, venant déranger sa conception de son monde. Mais l'injonction de son ami n'étant pas anodine, il choisit de se taire quelques minutes, à la plus grande surprise de tous. Il ne s'excuserait pas, mais il comprenait. Loin de l'indifférence et des reproches glacés, entonnés bassement et venant glacer ses os d'enfant de l'époque, Travers avait vécu les cris, la violence. Tant physique que morale. Et s'était-il certainement assez échauffé pour lui rappeler ces moments. Mais son grand-père broutait des pissenlits par la racine. Ils s'en étaient assurés, Rohese, Delwin et lui. Pinçant le nez, il avait simplement demandé à ce que son collègue s'exprime mieux, ce qui éviterait les mésententes dans ce genre. Il n'aurait jamais assez d'humilité pour avouer sa faute. Le plus important étant qu'ils avaient à trouver une solution afin de faire parler le garçon qui gisait dans une chambre d'hôpital, sans toucher à ses fonctions vitales. Ce qui n'était pas une mince affaire, en soi.

Ledit patient ne semblait pas en forme olympienne, en toute logique. Mais les cris obscènes qu'il poussait parfois n'étaient pas des plus agréables. Lazare essayait de les occulter, mais ce n'était pas chose aisée et il finit par insonoriser celui-ci, ne laissant que les deux médecins dans la pièce. Lui lançant une sorte d'ultimatum involontaire, l'ancienne ampoule, ou attendre quelques précieuses minutes pour l'amélioration. « C'est vraiment trop aimable de te décharger sur moi. » Levant les yeux vers le plafond d'une blancheur immaculée, il se pinça à nouveau l'arête du nez avant d'avancer vers son collègue, les sourcils froncés. « Je te rappelle que cette ampoule lui était destinée avant que monsieur, Médecin sauveur des âmes égarées ne vienne m'enguirlander à son propos. Tu m'as refusé mon initiative pour ce patient alors tu te débrouilles. Je te fais des potions, c'est tout. » Puis il retourna près du chaudron, surveiller l'avancée des bulles qui claquaient à la surface miroitante. Le breuvage avait pris un bel aspect orangé, presque égal à celui du soleil couchant. Il entendait à peine les remarques de son ami, concentré qu'il était dans sa préparation. « Hey petit est-ce que tu m'entends ? Si tu m'entends, lève la main. » Levant les yeux du chaudron de cuivre, il plisse les yeux, observant le patient lever une main faiblarde, tremblante. D'autres questions rapides et Lazare vit son comparse s'avancer pour parlementer avec le jeune homme. Et ce ne fut que trop tard qu'il aperçut la lueur briller dans ses yeux. Quelques secondes plus tard, il enserrait la gorge de Delwin, le regard fou. Et celui-ci ne ferait jamais rien qui puisse blesser un patient, contrairement à lui. Il murmurait des choses, une litanie. D'un coup de baguette, il mit la potion en stase et s'approcha rapidement. « Le feu, le feu, le feu, la douleur, le feu, la douleur. » Fronçant les sourcils, il se rappela bien vite que son collègue suffoquait et lança un sort de stupéfixion au patient. Puis murmura quelques paroles à l'oreille de celui-ci encore, faisant se relâcher ses muscles et lui permettant de desserrer ses doigts de la gorge de Travers. Soutenant le plus jeune d'un bras sous l'aisselle, il le fit asseoir sur la chaise la plus proche. « Il a peut-être été victime d'un sort de magie noire. J'ai entendu parler de patients qui avaient été touchés par des sorts de Feudeymon, de Crucio. Ils parlaient de la même chose. Un verre d'eau peut-être ? » proposa-t-il, sournois. Il n'arriverait jamais à éprouver une quelconque compassion, même vis à vis de ses proches. Il passait par les moqueries, incessamment. Faisant demi-tour, il harnacha de nouveau le patient, vérifiant qu'il ne puisse prodiguer d'autres attaques avant de revenir à son collègue. « C'est un sort mineur, il va se réveiller d'ici quelques minutes. Quelle est la suite des opérations ? »
 
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MessageSujet: Re: You can't, I can't, nobody can't ( Lazarou ♥)   Sam 2 Avr - 19:53

You can't, I can't, nobody can't

Je pouvais toujours compter sur Lazare pour me rappeler les responsabilités que j'avais. Comme si je n'avais pas assez de soucis dans ma vie personnelle, voilà qu'un gamin venait m'emmerder dans mon travail. Parfois j'avais juste envie de les égorger pour m'épargner toute cette peine de vouloir les guérir. Une action simple mais qui avait le mérite d'être rapide.
C'était bien moi qui était allez voir Lazare concernant un nouveau sérum qu'il avait mit au point sans m'en informer. Quelque part, je n'aimais pas que l'on me double, surtout quand il s'agissait de mes patients. Ce n'était pas pour la gloire ou pour les félicitations mais malgré les années passés je gardais toujours un esprit compétiteur. Etre le meilleur dans mon travail, même si en réalité, mon ami était beaucoup plus informé que moi en ce qui concernait les potions.

- Qu'est ce que je peux te détester parfois

Soufflais je en secouant la tête avant de me débrouiller avec mon patient. Je ne savais pas comment je faisais pour le supporter lui et son sale caractère. Mais si il n'était pas ainsi sans doute n'arriverait il pas à me pifer. Je laissais donc Monsieur Potion à son chaudron. J'étais loin de penser que le gamin serait dangereux pour moi. Il était uniquement attaché pour l'empêcher de se blesser mais il était bien en train d'essayer de m'étrangler. Heureusement Lazare était intervenue et figea le possédé avant de lui faire desserrer sa prise sur mon cou. Je pouvais à nouveau respirer. Je massai là où il avait appuyé, me laissant tomber sur la chaise où mon collègue m'avait amené.

- De la magie noire...

Songeais je à voix haute. Si ce que Lazare venait de dire était vrai, nous avions tout faux depuis le début, normal donc que les nombreux essais n'aient pas réussis. Cela être encore plus compliqué. Il n'y avait pas de sort pour guérir une attaque faite avec de la magie noire. Et une potion, c'était faisable mais compliqué. Je passai une main sur mon visage, fatigué de tout cela. Depuis que Crane m'avait prise en flagrant délit avec mon fournisseur, ce dernier n'était plus contactable et je n'avais pas les ingrédients assez puissants dans ma réserve pour aider le gamin.
La proposition pour le verre d'eau avait complètement été écarté. Je regardais le lit et ce corps figé. Lazare était allé le rattacher avant de revenir pour me demander quelle était la suite.

- Il nous faut du sang de dragon

Déclarais je avant de me lever. Je tournais en rond, réfléchissant où je pourrais en trouver. Si cet ingrédient ne pouvait pas venir à nous, c'était à nous d'aller vers lui. Cela ne me plaisait pas d'aller là bas, j'évitais de me retrouver dans des endroits pas très fréquentables et peu surs. Je finissais par arrêter de marcher pour me tourner vers Lazare.

- Salem ou Dumstrang ?

Demandais je, lui indiquant par la même occasion qu'il venait avec moi. L'école de magie en Europe du Nord avait mauvaise réputation en ce qui concernant l'enseignement de la Magie Noire. Quant à Salem...dont le monde savait ce que les Moldus avaient fait aux sorciers.


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