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 Hello, it's me • Randee & Tula

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MessageSujet: Hello, it's me • Randee & Tula    Lun 22 Fév - 18:46

Randee & Petula
“I was wondering if after all this years you'd like to meet to go over everything”
L
a valise dans sa main ne pesait pas bien lourd, bien moins lourde que ne lui semblait ses bottes en ce jour, l’empêchant presque d’avancer au milieu de la ruelle étroite qu’elle ne connaissait que trop bien. Tout autour de Petula Parkinson était familier et pourtant si lointain dans ses souvenirs. Combien de fois avait-elle pensé à revenir ici, à retrouver le petit trou qui se trouvait sur la porte de sa maison, le petit bosquet épineux qui avait cette étrange couleur kaki et dont sa mère utilisait les feuilles dans diverses concoctions de son cru, combien de fois avait-elle espéré revoir le col serré de son père sous ce double menton qui lui donnait une allure un peu étrange. Et pourtant à présent la seule chose qu’elle ressentait c’était de l’appréhension, une appréhension douloureusement sombre, comme si toutes ses années d’attentes, toutes ces années à chercher une place quelque part n’avait finalement servit qu’à la faire revenir en arrière, redevenir cette enfant un peu pataude qu’on laissait de côté car trop encombrante aux yeux de sa famille.
Dans la poche de son long manteau de laine jaune sa main serrait fermement cette lettre reçut il y avait quelques jours maintenant. Les mots avaient été judicieusement choisis, une plume qu’elle aurait reconnu entre toutes, et un hibou au regard aussi sombre que le ramage qui le protégeait, on lui demandait de revenir au manoir, et vite.
Peut-être ne serait-elle pas aussi rapide qu’on aurait bien voulu, mais il lui avait fallu une journée entière pour se décider, puis encore une pour contacter le propriétaire de son petite appartement miteux, et enfin encore un jour pour signer les papiers de son départ. Elle avait demandé à quelques connaissances de garder ses affaires les plus précieuses, dont une télévision moldu et une lampe de chevet multicolore qui faisait des volutes de lave dans un tube encore une petite semaine certaine que son retour ne se ferait pas sans mal dans la grande maison des Parkinson et qu’il serait plus prudent d’amener un peu d’elle-même petit à petit sans trop se faire remarquer dans un premier temps.
Prenant une profonde respiration, sa main libre sur sa poitrine, Tula observa un dernier instant le petit chemin caillouteux qu’elle avait parcourus, ne sachant si c’était son envie de retourner en arrière ou bien la nostalgie qui l’a poussait à retarder l’échéance de son retour. Nul doute que sa mère avait senti son arrivé de loin, elle qui observait avec un œil de lynx tous ce qui pouvait se passer autour de la maison, mais la cracmole le savait, elle ne l’accueillerait pas en ouvrant la porte chaleureusement si elle ne frappait pas le gond la première. C’était ainsi lorsque vous ne faisiez pas parti des enfants prodiges.
Randee Parkinson n’était pas une mauvaise mère au fond, Petula le savait, du moins c’était ce qu’elle pensait de sa génitrice, mais elle n’était pas vraiment une mère non plus pour la jeune femme, une fois la date fatidique de ses dix ans venu, une fois que l’espoir de voir jamais son troisième enfant devenir sorcier disparut, la mère prit ses distances, cela n’a pas toujours été facile pour la petite fille, mais au fond elle l’a comprenait… Petula était une erreur de la nature aux yeux de la communauté des sang-purs, elle ne faisait plus partie de leur monde depuis longtemps.
Tant pis, tant mieux … elle avait découvert tellement de choses formidables dans le monde moldu, des choses dont ses parents ne pourraient jamais avoir conscience et bien que la vie d’un sans pouvoirs soit bien moins simple que celle des sorciers dans la vie pratique, cette éloignement avait permis à la demoiselle de découvrir son propre courage, un courage dont elle avait ignoré jusqu’ici l’existence dans son être et dont elle commençait petit à petit à être fière. Bien sûr on l’avait aidé, les mains sourdes et les quelques cracmoles qu’elle avait croisé avaient été d’un soutiens prodigieux mais elle avait avancé seule, pendant toutes ces années, elle c’était formé, avait aimé, et surtout découvert les muffins aux myrtilles moldus, bien plus remplis de sucre que de cannelle, et donc bien meilleure que ceux des sorciers.
Cette fois elle y était, sa main frappait contre le bois lourd de la demeure. Elle ne pouvait ouvrir la porte seule, un sortilège l’a protégeant, une précaution bien connu des autres sorciers, un Parkinson n’ouvrait jamais sa porte à n’importe qui, il fallait que les habitants le veuillent, et laisser entrer quelqu’un dans une maison de Parkinson était presque un honneur, après tout on n’échappait pas à sa réputation et cette famille n’avait pas la meilleure réputation c’était certain.
Dans quelques secondes, Tula se retrouverait là où sa vie avait commencé, là où la douleur mais aussi parfois de petits bonheurs avaient forgé son être et fait d’elle ce qu’elle était. Dans quelques secondes elle serait de retour chez elle.  
© Starseed

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You're gonna be alright now
downtown ⊹ Don't hang around and let your problems surround you There are movie shows downtown Maybe you know some little places to go to Where they never close downtown (by anaëlle)

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MessageSujet: Re: Hello, it's me • Randee & Tula    Mer 2 Mar - 0:02

Randee & Petula
“I was wondering if after all this years you'd like to meet to go over everything”
L
es coups portés à plusieurs reprises à la lourde porte de bois sortirent Randee de sa douce quiétude. Assise dans son fauteuil crapaud noir, un livre sur les genoux, une tasse de café noir corsé qu’elle avait l’habitude de boire brûlant patientant sur une table de bois laquée, elle réfléchissait. Il fallait préparer la relève, la former, il fallait se relever, lutter contre ces sales petits sang-de-bourbe qui se permettaient de mettre en enfer la plupart de ses amis, de traquer, chasser ses partenaires de combat, de ses alliés. Ceux avec qui elle avait versé tant de sang, généré et empli ses oreilles des centaines de cris de souffrance. Ceux qui s’étaient battus en première ligne pour le seigneur des ténèbres. Pour un monde pur, pour l’avènement d’un nouveau règne plus juste, plus élitiste. Un monde de magique plus pur.

Mais comment ? Et qui ?

La maison était calme en journée, le silence régnait sur la demeure familiale et était propice à de nombreuses réflexions. Le soir pourtant, elle s’animait. Des hommes et des femmes, tous de la même famille, emplissaient le salon, s’installaient dans la cuisine, vidaient le réfrigérateur, et montaient se coucher dans les nombreuses chambres de la demeure. Si d’apparence tout cela ressemblait aux tableaux joyeux et chauds de Rockwell, la réalité était toute autre. Tous dépendaient d’elle, cette femme aux long cheveux blancs qui se levait lentement de son trône de cuir et se dirigeait en traînant doucement des pieds vers la porte d’entrée, soulevant un peu de poussière endormie dans le soleil à chacun de ses pas. Elle était la mère, l’épouse, la coupe qui régissait sa maisonnée et sa famille qu’elle aimait profondément, contrairement à ses principes. Ses enfants étaient tout pour elle, et depuis la chute du seigneur des ténèbres et la traque sans relâche des aurors pour condamner et envoyer les mangemorts en fuite à Azkaban, une existence pire que la mort, elle avait tout mis en oeuvre pour les protéger, dussé t’elle mettre en place ce plan des plus idiots selon elle. Faire croire qu’elle et ses progénitures avaient choisi une existence plus pacifique, du coté du bien, rangés, calmes, tranquilles.

Un plan tellement simple, tellement stupide, qu’il fonctionnait. Qui fonctionnerait parfaitement quand toute la famille serait réunie au grand complet. Et elle allait bientôt l’être, quand la personne qui se trouvait en face de Randee aurait passé la porte. D’un mouvement bien précis du poignet, sans même jeter un œil à travers le judas, elle avait ouvert avec une facilité déconcertante la porte d’entrée, pourtant immobile à toute personne étrangère de la maison, protégée par un sortilège des plus astucieux qu’elle et son mari avaient mis des semaines à mettre en place.

Une femme aux formes rondes, au visage doux et aux traits quasi identiques à ceux de la vieille dame qui se tenait sur le perron se tenait devant elle, légèrement en contrebas. Une valise se trouvait à ses pieds. On pouvait sentir un mélange de fierté, d’émotions et un profond sentiment de malaise émaner de cette femme à la coupe au carré qui n’osait presque pas regarder Randee dans les yeux.

Sa fille n’avait pas changée, malgré les années passées loin de sa famille. Petula se tenait devant sa mère, gauche, comme si elle s’excusait en permanence d’avoir été mise au monde par sa mère, et de ne pas avoir reçu le gène si précieux qui aurait pu faire d’elle une sorcière accomplie. Une Parkinson redoutable et redoutée. Un membre de cette famille.
Randee croisa les bras maigres sur la poitrine. Habillée d’un pantalon de smocking noir et d’une simple chemise blanche à manches longues, ses cheveux lui mangeant le visage, elle toisait sa fille. Elle n’avait jamais été à l’aise dans quelque démonstration d’affection que ce soit. Jetant un coup d’œil au dehors et au jardin qui bruissait doucement dans le vent britannique, elle s’assura d’un regard presque imperceptible que personne n’avait suivi Petula, ce qui aurait été fort possible, vu l’incapacité de sa deuxième fille à remarquer un troupeau d’hypogriffes dans un champ de pommes de terre.

Tu as grossi, Petula. La nourriture de ces…gens ne te réussit pas.

Dit-elle, après dix secondes interminables d’un silence pesant comme le plomb. Elle avait usé de beaucoup de diplomatie pour qualifier les insectes, les erreurs de la nature qui avaient pris soin de sa fille d’êtres humains. Sa manière à elle de lui souhaiter la bienvenue. Les bras toujours croisés, elle pointa très discrètement sa baguette sur le bagage de Petula, et remuant infimement les lèvres, fit discrètement s’élever la valise de quelques centimètres, rendant le tour de magie invisible pour le passant égaré qui pourrait s’aventurer dans l’impasse fleurie. Tournant les talons, la valise lui emboitant le pas et sans jeter un regard à sa fille, elle entra dans la maison en lui signalant de sa voix rauque :

Ta chambre est propre. Essuie tes pieds avant d’entrer. On commencera le régime demain, pour le moment j’ai fait du café et une tarte à la citrouille.

Sa manière à elle de lui dire que Petula Parkinson était rentrée chez elle.  
© Starseed

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