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 Ana&Fidelia ▬ just a shadow.

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MessageSujet: Ana&Fidelia ▬ just a shadow.   Sam 19 Mar - 9:26


Just a Shadow
Anadelia



Des œufs brouillés, un morceau de pain grillés et quelques patates cuites à l’huile, voilà ce qu’est mon repas aujourd’hui. Et je le déguste, comme si c’était le dernier. Je profite de cette vie comme si demain, ma liberté me sera volée. Pourtant, j’ai faim, et si ça ne tenait qu’à moi, j’avalerais ce plat sans rien mâcher, tout rond. Mais j’apprécie ce met avec finesse. Pourtant, c’est un plat quelconque, et pour les pauvres dira-t-on mais je n’ai pas à me plaindre, je mange et c’est déjà ça. Beaucoup de choses me manquent. Ce luxe que je connaissais, ce manoir sombre mais luxueux. Cette famille étrange, cette atmosphère pesante. Cette excitation de dominer le monde. Oh bien sûr, je n’ai pas à me plaindre actuellement, je ne vis pas dans un taudis non plus et c’est grâce à Priya. Enfin, grâce à moi aussi, car si je n’avais pas un certain talent pour les sorts impardonnables, je ne serais pas ici. Mais aujourd’hui, j’ai décidé de ne pas abuser de sa fausse gentillesse. Fausse parce qu’elle m’aide inconsciemment, car si elle était consciente, je suppose qu’il y a bien longtemps que je ne serais plus ici. Aujourd’hui je me contente d’un bar miteux. J’aurai pu me contenter de mieux effectivement vu que la richesse, ce n’est pas ce qui manque, mais disons que je vais dans des endroits dans le monde moldu où j’ai peut-être des chances de ne pas être vu. J’ai beau me dissimuler sous une apparence physique qui ne me ressemble pas, il y a toujours des mimiques, des signes qui pourraient me trahir.

Je ne compte pas rester dans cette situation évidemment, c’est seulement le temps de mettre en place quelques plans qui pourraient me tirer d’affaires et me permettre de vivre la conscience tranquille. Je ne regrette rien, bien sûr. Je ne regretterais jamais tout le sang que j’ai versé, ces personnes que j’ai tué. Je n’ai aucun regret, jamais.  Au contraire, je suis bien fier de pouvoir dresser un tableau de chasse, de vous dire combien de victime j’ai fait, et ce sans pitié. Ca me manque déjà. Je lâche un profond soupire, assez nostalgique. Il vaut mieux attendre que les choses se tassent. J’ai déjà plusieurs personnes dans mon objectif afin d’aller à la pêche aux informations, afin que l’on m’aide à ne pas me faire attraper. Puis, si cela se trouve, je me cache pour rien. Mais mieux vaut prévenir que guérir, n’est-ce pas ?

Quelque chose me sort de mes pensées, un liquide chaud et visqueux dégouline le long de mon doigt. Je baisse le regard en sa direction, remarquant la pointe de la lame de mon couteau s’enfonçant dans mon index. Mes pensées m’ont tellement englouti que je ne l’ai pas tout de suite remarqué. Un long frisson me parcours. Le sang. C’est bien quelque chose qui fait monter mon adrénaline et qui me transforme en une tout autre personne. Et c’est quelque chose que je ne reverrais pas couler aussitôt. Je glisse mon doigt dans ma bouche afin d’essuyer toute trace de ce liquide au goût métallique et légèrement sucré. Mes papilles ne peuvent qu’être satisfaites. Ce goût si unique me rend fou. Et rien que ce contact me fait revenir quelques semaines en arrière. Je me souviens du regard de mes victimes, chacune différente mais ayant toutes la même expression. Cette peur qui les pétrifie, elles savent qu’elles vont mourir et que je ne les épargnerais pas.  Soudain, je reviens à la réalité, et cette réalité est dure. Je me lève brusquement et à l’aide de mon bras, je balaye ce qui se trouve sur la table en face de moi, entrant dans une colère noire. Je renverse la table et la chaise qui se trouve derrière moi. Ils ne nous auront pas. Le gérant moldu s’approche de moi, je sors soudainement ma baguette et colle le bout de cette dernière à son cou. Il se met à rire, et mes doigts se resserrent autour de cette dernière. «A votre place, je ne rigolerais pas. » Tous les mêmes. Ces êtres abominables. Pourquoi vivent-ils encore ? S’ils connaissaient notre existence, cela faciliterait beaucoup de choses, et nous serions craint par cette bande de bon à rien. Je tente de me calmer, de ne pas me laisser dominer par le monstre. Je déglutis difficilement et me recule ensuite, abaissant ma baguette. « Je reviendrais. » Un jour, où tout ira pour le mieux. Le jour où nous reviendrons au pouvoir, et ce jour là croyez-moi que je serais aux premières loges, et faire parti des premiers à aller sortir ces gens de leur lit, ou de les tuer dans leur sommeil. J’attrape ma veste et je l’enfile, rangeant ma baguette à  sa place avant de sortir de ce bar moisi, ne prenant même pas la peine de payer la note. Que croyait-il ? Qu’après ça, j’allais lui laisser quelque chose ? Vous m’avez pris pour Père Dumbledore ? J’ai une tête de mec sympa ? Je glisse mes mains dans mes poches, bouillonnant. Si je continue ainsi, je ne me contrôlerais pas. Je suis obsédé par l’envie de tuer, de torturer. Je suis entrain de perdre pieds. Je perds le contrôle de moi-même. Je n’y arrive plus.  Je tremble. Je suis comme un moldu sans sa cocaïne. Je déglutis difficilement. Quelqu’un m’observe, je crois-même que l’on me suit. Qui cela peut bien être ? M’a-t-on repéré dans ce bar ? J’ai sûrement du louper une occasion de me contrôler mais vous savez, ça ne va qu’un temps, on ne peut jamais vraiment tenter de se cacher derrière un personnage que nous ne sommes pas. Je m’arrête, serrant les doigts autour de ma baguette. Qui que cela pourrait être, je suis prêt. « Qu’est-ce que vous me voulez ? » Dis-je d’un ton froid et assez sec, restant dos à la personne.


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MessageSujet: Re: Ana&Fidelia ▬ just a shadow.   Sam 19 Mar - 12:37


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« Quel besoin as-tu de prendre ton déjeuner dans un bar moldu ? »
Les mots de Sally Moon, une de ses cousines par alliance, tournaient en boucle dans sa tête depuis qu'elle avait eût la malchance de la rencontrer dans les couloirs du ministère , vers onze heures et de refuser d'aller déjeuner avec elle. Fidelia Moroz n'avait jamais réussi à s'entendre avec cette femme, pas même du temps ou le contexte familial leur permettait de se rencontrer souvent. Après la mort de Bertram, les Moon et les Moroz s'étaient lentement éloignés et même si Polly restait la propre petite sœur du père de Fidelia, elle ne bénéficiait pas d'une place différente dans le cœur de la jeune auteure.  Sally Moon faisait partie intégrante de ces « éternelles garce en jupe d'écolière » et même depuis qu'elle avait décroché un poste au ministère rien n'avait foncièrement changé. Sally était un concentré de clichés sur les secrétaires à lunettes et arrogantes des hauts fonctionnaire comme si elle était née pour tenir ce rôle. Quand quelques années plus tôt, Fidelia avait renoncé à l'examen de la fonction publique et abandonné son ambition de trouver une place au ministère de la magie, elle avait été la première à enfoncé le couteau dans la plaie.

C'était donc sans regret particulier que la jeune femme avait quitté le ministère pour s'enfoncer dans les rues du Londres moldu, vêtue comme l'une d'entre eux. Elle était douée pour se fondre dans la masse, elle l'avait toujours été en vérité mais avec la guerre et le temps qu'elle y avait vécu sous protection judiciaire : Fidelia avait appris à évoluer dans ce monde à part.  Quand elle avait poussé la porte du pub , elle avait parfaitement sus ce qu'elle venait y trouver : les meilleurs œuf pochés de tout Londres. si. Elle l'affirmait, elle avait déjà eût l'occasion de tester plusieurs endroits et aucun ne lui correspondait autant. Elle était venue souvent, dans le passé et depuis la fin des hostilités , elle revenait à ses habitudes.  Barney, le gérant  l'avait accueillie avec cette naïveté toute moldue qui touchait un peu la sorcière et elle s'était installée à un table un peu excentrée en attendant que son repas lui soit servit.  Passer du temps dans un monde ou elle était une anonyme était reposant.  Ce Londres là était celui de la liberté, un endroit ou elle n'avait pas d'impératifs. Ces derniers temps sa carrière avait subit une envolée médiatique à laquelle elle ne s'était pas attendue , ne s'était pas préparée et quelque part  ça l'étouffai. Fidelia avait toujours aimé sa tranquillité et elle aurait aimé que la quiétude dans laquelle elle avait grandit ne cesse jamais.

Barney avait apporté son repas et au lieu de le manger immédiatement elle avait passé un bon moment à regarder les autres clients.  Les téléphones portables, ces choses avec des antennes , ces montres qui ne faisaient qu'indiquer l'heure, les voitures ...toutes ces choses quelle n'avait pas l'habitude de voir, ces centaines d'accessoires qu'ils étaient obligés de promener avec eux alors que la condition des sorcier leur permettait de ne s'encombrer de rien sinon d'une baguette. Fascinée et perplexe à la fois, la jeune femme trouvait un drôle de charme dans ce monde parallèle et bien qu'elle n'aurait quitté le sien pour rien au monde, de temps en temps il était bon de s'octroyer une pause de ce genre là.

Le repas aurait pu s'arrêter là. Il aurait du en fait. Mais son regard avait été captivé par le grand fracas qu'un autre client venait de causer. La violence de ses actes, le bruit causé et encore sans doutes le bâton de bois avec lequel il avait menacé Barney. Le regard vert de gris de la jeune femme s'était alors échiné à enregistrer le moindre des traits de ce visage. Elle n'avait pas bougé, saisit par le doute et l'appréhension. De la ou elle se trouvait , elle ne pouvait pas entendre ce qu'il disait mais elle pouvait malgré tout distinguer des traits étrangement familier de cet homme. Une posture naturellement autoritaire , un visage aux lignes nobles par hérédité et un regard bleu roi qui étendaient leur suprématie sur les lieux sur les autres. Elle avait seulement reposé sa fourchette, troublée et incertaine alors que son regard ne quittait pas le dos du fauteur de trouble qui partait déjà sans demander son reste.

En avoir le cœur net.
Elle ne savait même pas ce que cela lui apporterai : sans doutes rien de bon, cependant elle s'était levée quand même abandonnant l'argent sur sa table et son assiette à peine entamée enfilé sa veste et emboîté le pas à l'autre sorcier. Elle n'avait pas cherché à être discrète mais quelque part elle n'avait pas encore pris la décision de s'adresser à lui ( pour dire quoi d'ailleurs ? Pour faire quoi?) et si elle faisait erreur sur la personne ?  Mais dans sa précipitation, elle n'était pas passée inaperçue. Il s'était arrêté brusquement, la forçant à freiner également et manquant de lui faire perdre l'équilibre.

« – Nott? »

Elle avait demandé, doucement, parce qu'elle n'était tout à fait certaine de ce qu'elle était en train de faire. Par Merlin, elle devait être complètement folle. Elle pouvait voir son corps tendu, crispé. Mais dans cette rue pleine de moldus elle était en sécurité non ? Elle ne chercha pas à atteindre la baguette qu'elle gardait dans son sac à main ; trop choquée par cette rencontre.

Il s'était adressé à elle d'un ton sec, dur impérieux en fait. Si impersonnel. Un ton qu'elle lui connaissait bien, le seul qu'elle l'avait jamais entendu employer face à elle en tout cas.  Mais elle ne s'était pas offusquée. À quoi bon. Il avait des raison de la trouver agaçante alors qu'elle le traquait sans vergogne depuis quelques minutes déjà.

« – Je ne te veux rien de particulier, c'est juste ...enfin, je pensais que tu étais mort, mais apparemment : Tu t'en es remis. »

Elle avait déclaré avec une pointe d'humour mal placé. Mais elle était tendue, nerveuse elle aussi.  Anarchy Nott – si c'était bien lui – ne jouissait pas vraiment d'une bonne réputation par chez elle. La rumeur le disait Mangemort et par Morgane , elle voulait bien le croire, mais elle avait la fâcheuse tendance de ne juger que de ce qu'elle pouvait voir. Après tout la rumeur avait aussi dit qu'il était mort près de Loutry Sainte-Chaspoule, un peu avant la fin de la guerre et qu'il avait été enterré dans une fosse commune. Sauf que visiblement : ce n'était pas le cas. Il était sans doutes le mort le plus palpable qu'il lui avait jamais été donné de voir.  Fidelia avait fait quelques pas dans sa direction pour se rapprocher de lui et pouvoir l'analyser plus correctement s'il acceptait de se retourner.

« – Tu es à la fois tellement étranger à toi même et pourtant si conforme au souvenir que j'ai ...c'est troublant.  »

Elle avait constaté avec une sincérité enfantine qui ne l'avait jamais quittée. Le souvenir qu'elle avait. Cette formule lui arracha un sourire un peu tordu, pas vraiment nostalgique, mais presque. Dire qu'Anachy Nott n'avait pas marqué son enfance aurait été un mensonge, dire qu'il l'avait fait était peut-être encore trop faible pour dire la marque indélébile qu'il avait laissé dans sa mémoire. Ce n'étaient pas de bon souvenirs, mais il n'étaient pas mauvais. Peut-être que son échelle à ce sujet avait évoluer, elle ne savait pas, mais au final : ils étaient des gosses. Elle surtout.

Il avait vieillit. Sans doutes que les années et la guerre ne l'avaient pas épargné, le soucis non plus. Grand, mais moins athlétique que le joueur de Quidditch qu'elle avait connu, il était presque échevelé, moins soigné sur lui qu'elle l'avait pensé, et pourtant c'était lui. Il avait ce regard insondable a la fois si profond et si incisif, tellement dur et pourtant allumé d'une flemme féroce. Comme s'il se tenait entre deux mondes.

« – Est-ce que tu vas bien, Nott ? Tu as l'air ...malade. »

Elle avait demandé, étrangement soucieuse. Mais c'était le cas. Peut-être parce qu'il était maintenant si loin de cette image de Prince de Sang-Pur qu'elle avait gardé, ou peut-être que c'était ses yeux, cette tension. Elle ne savait pas dire, mais il y avait quelque chose.

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MessageSujet: Re: Ana&Fidelia ▬ just a shadow.   Sam 19 Mar - 13:54


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Anadelia



Le Anarchy que j’étais n’est plus. Enfin, plus j’avance et plus je me dis que je ne suis plus celui que j’étais il y a des années, il y a quelques semaines, ou même hier. Je me sens perdu, comme déboussolé. J’ai un but oui mais actuellement, je ne saurais l’atteindre, et seul serait du suicide. Je dois me reconstruire, me trouver un autre logement, retrouver ma famille, savoir si je suis coupable ou non, si je suis recherché, s’ils m’ont reconnu. Avoir des nouvelles de mon père. J’attends tellement de choses que pour le moment toutes les questions que je me pose n’ont que de réponses très vague, ou remplies de suppositions. Des réponses dont je ne suis même pas sûr, c’est pourquoi je m’efforce de trouver des réponses assez rapidement tout en manipulant avec soin, ces personnes qui me doivent des services, ou pas. J’ai compris que je ne pouvais plus faire comme avant, me contenter seulement de me lier avec les membres de l’ombre, je dois maintenant tenter de me faufiler entre les griffes du Ministère, me lier d’amitié avec ce que l’on appelle les gentils. Qui l’eut cru ? Qu’un jour je devais en arriver là ? Je suis tombé bien bas, mais au final … mieux vaut connaître son ennemi autant que ses amis, s’en rapprocher pour mieux régner, non ? Jusqu’au jour où je les laisserais tomber lorsque je n’aurai plus besoin d’eux. De la fausse gentillesse, alors qu’en réalité ils me dégoûtent tous.

Je ne me sens pas moi-même, et me cacher derrière une personnalité que j’ai construis depuis que le Seigneur est tombé, ça devient déjà très dur et insupportable. Je sais que je ne tiendrais pas très longtemps, mais il le faut. Et je pars déjà dans tous les sens. Côtoyer la mort de près vous fait sentir vivant. Je me sens tellement bien, différent lorsqu’elle se trouve à nos côtés. Voir tout ce sang couler, cette peur qu’on lit dans les yeux de nos victimes ou rien que la gestuelle de leur corps. Voir les corps tomber, ce dernier regard qu’ils vous jettent avant de nous quitter. Ces ténèbres dans lesquels j’ai baigné depuis longtemps me manquent éperdument. J’ai envie qu’elles m’enveloppent et m’embrassent. J’ai envie qu’elles reprennent possession de moi, de ce monde. Je les libérerais, nous les libérerons à nouveau. Soyons seulement patients.

Se sentir suivit en ces temps n’est jamais rien de bon, surtout quand l’on porte la marque. Soit on vous cherche et on vous traque, soit c’est seulement des personnes curieuses, ou alors on vous surveille pour être sûr que vous ne faites rien de mal. Nous sommes fous, mais pas au point de mettre notre liberté en jeu, dans ces cas là. Ce timbre de voix, je le reconnaitrais entre milles. Je serre les dents, ne sachant que trop faire. Que pourrait-elle tenter contre moi ? Ne faire confiance en personne, même si ces personnes là, nous les connaissons très bien. On ne peut se fier qu’à soi même de toute évidence.

Fidelia. Cette fille que j’ai tant malmenée à sa première année et qui m’a rendu la pareille. Je suis très rancunier, mais pourtant en ces jours, je ne pourrais tenter quoique ce soit et surtout pas en plein milieu de cette rue bondée de moldus. C’était l’époque où tout allait pour le mieux, pour tout le monde d’ailleurs. Cette époque que je regrette. Je lâche un rictus assez mauvais, un rire jaune. Mort ? On me croit mort ? Dans ce cas, je peux toujours me cacher mais avoir un peu plus l’esprit tranquille. Je finis par me tourner en sa direction, enlevant mes doigts de sur ma baguette, restant sur la défensive cependant, prêt à réagir s’il le faut. « Mort ? Tout le monde pense que je suis mort ? » Ou alors, n’est-ce qu’une blague de mauvais goût venant d’elle. Une légère vengeance du passé ? Jamais je n’aurai pensé la revoir un jour, depuis ce temps j’admets que je n’ai pas repensé à elle, sauf quand je racontais les pires choses que j’ai pu faire à des élèves à Poudlard. « Malheureusement pour vous, je suis encore vivant. » Et croyez moi, que vous n’avez pas fini d’entendre parler de moi. Lorsqu’elle fait un pas vers moi, j’eu un mouvement de recul. Disons que je n’apprécie guère que l’on s’approche trop de moi, j’ai une certaine limite qu’il ne faut pas dépasser à défaut d’en subir les conséquences. Je n’aime pas la proximité, seulement quand c’est moi qui le désire, et pas autrement. « Tu es sentimentale, Moroz ? Je ne te savais pas ainsi. Ca me donne envie de vomir. J’ai seulement grandi, et toi aussi. Vraiment, tu croyais que j’allais rester un adolescent ? » Et dieu merci que non, je suis un homme aujourd’hui, et elle une femme. Charmante il faut l’avouer, très charmante. Elle a beaucoup de charisme, beaucoup de charme. Très jolie. Tout de même, avouons tout bas ce que je ne dirais jamais tout haut. Déjà à l’époque, à son âge elle était une jolie petite fille. Et j’aimais beaucoup embêter les jolies petites filles, surtout lorsqu’elles ont du caractère. C’est comme aujourd’hui, j’apprécie les femmes qui ont du caractère plutôt que celles qui se laissent marcher dessus…mais il est vrai qu’au bout d’un moment, je n’apprécie guère que l’on me tienne tête trop longtemps, il faut savoir se soumettre.

Je vois a première vue, une femme plutôt fragile, assez innocente et sûrement remplie de sentiments, un peu comme le commun des mortels. Elle me parait à première vue, bien différente de la fille que j’ai connu à l’époque. Est-ce peut-être le cas ? Elle a pris de la maturité, sûrement plus douce. Mais je suis persuadé que sous ses airs enfantins et de sainte, si on l’énerve un peu trop, la jeune demoiselle que j’ai connue à l’époque refera surface. Sa réponse me sort de mes pensées et fait monter doucement cette sainte colère de Merlin en moi. « Qu’est-ce que ça peut te faire, comment je vais ? Si je suis malade ou fatigué ? » Je serre les dents ainsi que les poings, passant mes doigts dans mes cheveux que j’ai pris soin de teindre par un sortilège. Je finis par m’emporter, chasser le naturel, il revient au galop. QU’EST-CE QUE CA PEUT TE FAIRE ! » Je finis par souffler. Il faut que je me calme. Si je m’emporte je sais que ça va mal finir, et que je vais finir par me faire repérer. Je bouge nerveusement avant de prendre une inspiration, tentant de me calmer. C’est assez difficile, quand vous êtes quelqu’un de totalement incontrôlable, que seul la mort puisse être maître de vous. « C’est difficile Moroz, et pour tout le monde. La guerre a fait des dégâts, aussi bien de votre côté que du notre. Je n’ai pas besoin de ta pitié, ou de ta compassion. Fiche-moi simplement la paix. Et si tes petits copains se pointent, sache que je te retrouverais… » Je m’approche dangereusement d’elle avant de finir à sa hauteur et de me baisser près de son oreille, assez proche pour qu’elle entende mon murmure. « …et je te tuerais. » Dis-je d’un ton sérieux, et étrangement calme. Je me redresse ensuite, m’éloignant de deux pas, affichant un petit sourire en coin. Un sourire malsain et amusé. Un sourire mauvais. « Mais en ce qui te concerne, tu as l’air d’être en pleine forme. On dirait que la guerre t’as épargné… c’est dommage, je suis sûr que tu te serais bien amusée au pire avec mes amis, au mieux avec moi. »


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MessageSujet: Re: Ana&Fidelia ▬ just a shadow.   Sam 19 Mar - 16:51


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Rancunière, elle ne l'avait jamais été. Fidelia n'avait jamais pensé que de vielles histoires devaient rester dans les mémoires et gâcher ces dernières. Elle n'avait jamais pensé que seule la vengeance pouvait apporter la paix, bien au contraire et présentement , elle ne se voyait pas reprocher plus de dix ans après les faits , son comportement à quelqu'un. Elle ne se voyait pas retomber dans une spirale infernale avec Anarchy . Parce qu'elle n'était plus une enfant, parce c'était il y avait tellement d'année qu'elle se sentait comme si toutes ces choses avaient eût lieu dans une autre vie. Dans une autre vie. Peut-être aussi parce qu'elle avait la naïveté de penser qu'il était un enfant, un adolescent qui avait vécu sous l'autorité de ses parents, un enfant roi qui avait grandit avec un certain nombre de privilèges que sa naissance lui avaient accordés.  Rien ne permettait d'affirmer que toutes ses choses n'avaient pas changées.  Il était un adulte après tout et les années avaient passé pour lui aussi apportant une nouvelle maturité. Elle voulait le croire.

Elle avait entendu dire qu'il était mort. Comme beaucoup d'autres. Ce n'était pas improbable après tout, la guerre avait fait des ravages et tous les morts n'avaient pas encore été retrouvés, recensé, beaucoup de familles étaient encore en attente de corps, en attente d'ils ne savaient pas quoi. Mais ils attendaient, certains portés disparus réapparaissaient peu à peu. Anarchy aurait parfaitement pu être un de ceux-là, un de ces disparus dont on ne savait pas s'ils étaient morts ou vivants et dont les familles , les proches attendaient désespérément des nouvelles. Elle avait connu cela elle aussi. Elle avait du attendre la fin de la guerre pour pouvoir récupérer le corps de Mordred, du charnier ou on l'avait abandonné pour lui offrir un enterrement digne de ce nom. Oh oui, elle connaissait la souffrance de ces familles.  Peut-être que ça avait joué un rôle dans sa nouvelle douceur.

« – Tout le monde ne le pense pas, mais je l'ai entendu dire quelque fois. Que tu aurais sois disant périt sur le Front de Loutry St-Chaspoule. Il y à cette fille, Miranda - tu t'en souviens ? - qui a dit qu'elle irait urinerà l'endroit de ta supposée tombe.  J'ai pensé que tu aurais trouvé cela très spirituel. »

Ce n'était pas de la provocation, juste un constat honnête et clair de ce qu'elle savait à son sujet. La vérité sans emballage. Miranda avait été une des cibles d'Anarchy pendant sa scolarité, elle était en seconde année quand Fidelia avait rejoint les rangs de Serpentard mais à l'inverse de la petite blonde, Miranda n'avait jamais osé tenir tête. Elle avait terminé sa scolarité dans une ambiance horrible « Randy la chialeuse » comme on l'appelait. La grosse Randy qui était rapidement devenue le souffre douleur de toute la maison et d'une bonne partie de l'école.  Anarchy avait été le point de départ de tout cela, elle avait interrompu sa scolarité après ses BUSEs et pendant des années personne n'avait plus entendu parlé d'elle.  Fidelia se demandait si l'homme qui lui faisait face pouvait se souvenir.  Il semblait se rappeler d'elle après tout, pourquoi pas de Miranda.

D'une certaine façon, elle se sentait remuée à cette idée. Finalement, elle avait été quelqu'un. Dans sa vie, elle avait été quelqu'un. Plus d'une décennie s'était écoulée sans qu'il n'oublie son nom et maintenant qu'il la regardait, ses yeux dans les siens avec cette agressivité latente qu'elle lui avait toujours connu. Peut-être que d'une certaine façon cela lui avait manqué. Qu'il le veuille ou non il avait forgé la femme forte qu'elle était devenue.  Il avait fabriquée Fidelia Moroz avec ses propres mains.  Il avait toujours eût des traits d'une symétrie troublante, un espèce de beauté sauvage et brute  et des yeux qui transperçaient tous sur leur passage et maintenant , treize longues années plus tard il se trouvait là , face à elle comme si seulement quelques jours s'étaient écoulés. Comme si ils n'avaient pas été séparés. Elle n'avait jamais pensé à lui, pourtant maintenant qu'il était là en face d'elle, elle avait l'impression que c'était l'endroit ou il avait toujours été. Même ainsi, fatiguée, amaigri par la fuite en avant qu'il tentait d'accomplir, il gardait cette part de beauté si noble, si juste, presque touchante en fait. Totalement bouleversante.  Quand elle était enfant, elle s'était longtemps interdit d'y penser, interdit de penser à lui avec des mots qui décrivaient cette suprématie héréditaire que son visage lui avait donné, cette ascendant sur les autres.

comme d'autres par la tendresse,
sur ta vie sur ta jeunesse,
moi, je veux régner par l'effroi.



ça avait arraché un sourire un peu tordu a la jeune femme. Oh ça oui, il avait régné sur elle. Elle avait mené sa guerre contre lui à l'époque mais il avait régné sur son territoire avec autant de force et de violence qu'une armée de cent-mille homme. Avec un seul de ses rictus, un seul de ses mots. Il avait été comme cela.  Et même dans ce visage métamorphosé par les années, elle pouvait retrouver cette indolence magnifique qui avait gouverné sa première année.

Il avait argué encore, au sujet de son sentimentalisme répugnant, sur le fait qu'il n'allait pas rester un enfant toute sa vie l'avait-elle espéré ? Et elle eût la certitude qu'en réalité, même dans cette autre vie, ils ne s'étaient pas connu. Pas réellement. Pas correctement.

« – Peut-être. D'une certaine façon tu étais un repère. tu sais ? Quelque chose qui ne devrai jamais changer. »

C'était sans doutes la définition la plus juste qu'elle avait à lui donner, sans doutes parce qu'elle n'aurait jamais le cran de lui dire combien son acharnement avait été bénéfique pour elle par la suite, combien il avait eût un rôle important dans son existence à elle.  Elle qui pouvait être fière de lui avoir rendu coup par coup la moindre des choses qu'il lui avait infligé.

Et il s'était mit à hurler. Comme un possédé, comme si cette tension, cette colère qu'elle avait pu percevoir de dos cherchait enfin à se libérer. Qu'avait-il vécu toutes ses années ? Pourquoi se souciait-elle seulement de le savoir ? Il était un homme recherché par les Aurors, un homme qui avait sans doutes joué un rôle chez les mangemorts.

« – Je ne sais pas. Mais le fait est que ça me préoccupe. »

Elle avait répondu avec une franchise incisive qui n'avait plus rien de doux ou de tendre. Elle l'avait seulement écouté serrant les dents et rejetant négligemment ses cheveux blonds dans son dos. Vraiment, pour la première fois depuis longtemps , elle eût la sensation de redevenir la gamine pernicieuse et agressive qu'il avait réveillé chez elle à l'époque. Cette petite Serpentard discrète mais trop informée sur les autres pour ne pas être une menace, cette fillette qui avait sus s'imposer par la force au sein d'un groupe homogène et porté sur l'ultra violence. Elle était toutes ses choses, une nuance de tout cela.  Elle se demanda comment ce type pouvait encore avoir ce genre d'influence néfaste sur sa personne. Est-ce que c'était ses yeux ? Son odeur un peu musquée ou encore ce charisme presque animal qui suintait par tous les pores de sa peau ? Elle ne savait pas. Elle ne savait plus. Avait-elle jamais sus ?  Mais quand elle était face à Anarchy Nott, Fidelia Moroz était une serpentarde en puissance.

« – Je ne suis plus une petite fille que tu peux impressionner en criant Nott et je ne suis plus non plus quelqu'un qui va répondre à tes menaces ? Tu me retrouvera ? a la bonne heure. Tu me tueras ? Essaie seulement pour voir. »

Est-ce qu'elle avait peur ? Sans doutes. Mais elle n'avait jamais été impressionnable et sans doutes que les années l'avaient endurcies aussi. Elle pensait chacun des mots qu'elle lui avait dit. Qu'il essaie seulement de lever une nouvelle fois la main sur elle et il comprendrait avec violence la différence qui existait entre une enfant de onze ans et une femme de vingt-quatre qui avait été élevée dans la guerre. Il comprendrait à quel point le peu de scrupules qu'elle avait pu avoir à l'époque avaient fini par s'effacer au profit d'une rage de vivre presque monstrueuse.  Elle plantait résolument son regard dans le sien avec toute la détermination et la rage qu'elle pouvait avoir a son encontre. Sans parler de leurs différents du passé, seulement des choses qu'il éveillait en elle.

Il était néfaste.

« – Ne t'inquiète pas. Tes amis m'ont laissé des cadeaux que je ne saurait oublier. Des cadeaux qui surpassent tous ceux que tu auraient pu me faire. Non vraiment, je suis assez satisfaite à ce niveau là, mais rassure toi : tu gardera toujours une place privilégiée dans mon cœur. »

Elle avait ajouté avec un sourire cynique et l'air le plus profondément méprisant qu'elle avait en réserve. Un air qu'elle avait appris de lui d'ailleurs. Elle plissa le nez avec un air de profond dégoût sans pour autant le lâcher des yeux.

« – Comment tu fais maintenant pour t'arranger avec ta conscience ? Pas assez brave pour être reconnu comme un priorité au Ministère. Pas assez influent pour que tes amis cherchent à te trouver ...et il semblerai que tu te soit trouvé un petit nid douillet au milieu des sans pouvoirs . .. »  elle désignât la rue d'un mouvement de tête un peu vague « Pendant ce temps là, les chasseurs de prime saccagent  la propriété de tes ancêtres à la recherche d'indices ou de richesses à revendre. Est-ce que ce n'est pas hilarant ?  »

Pour autant elle ne se sentait pas vraiment a l'aise avec cette façon de faire. Elle était persuadée que chez les partisans de « celui-dont-on-ne-prononce-pas -le-nom », il y avait des mère qui pleuraient leurs enfants, des orphelins à la pelle et tant de vie brisées. Ils étaient des adultes tous les deux étaient-ils obligés de se comporter de la sorte ? Ils avaient leurs propres plaies. Ne pouvaient-ils pas laisser cela derrière eux pour quelques instants ?

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MessageSujet: Re: Ana&Fidelia ▬ just a shadow.   Sam 19 Mar - 18:17


Just a Shadow
Anadelia



Les années ont passé et pourtant j’ai l’impression que c’était hier. Où est passée cette petite fille et ce garçon, que nous étions ? Où est passée notre insouciance ? Cette époque où l’on ne se souciait guère de ce que l’on allait devenir en ces temps de guerre ? On a disparu, on s’est éteint ou alors profondément endormi au fond de nous même. J’étais presque mort à cette époque, je me sentais mourir, je savais que j’allais partir. Je sentais toute humanité ce dissiper, toute cette compassion, cette joie de vivre. J’ai eu une période dans ma vie où je ne voulais pas devenir ainsi, où je devais me retirer pour réfléchir. Mais je suis revenu, et je savais que ma place était au côté du Seigneur des Ténèbres. Aujourd’hui encore je le sais, et je n’en douterais pas une seule seconde. Je vouerais corps et âme au Seigneur des Ténèbres jusqu’à mon dernier souffle. Je ne vis que pour la magie noire, je ne vis que pour le mal. Le mal, c’est le bien. Je ne comprends absolument pas les gens qui n’ont pas rejoint nos rangs, ils choisissent la facilité. Je pense que de toute évidence, on ne se comprendra jamais. Rien que ce que dégage Fidelia, je sais pertinemment qu’elle n’est pas du même côté que moi, bien que dès sa première année, je pouvais voir en elle une gentille petite peste qui aurait pu faire de belles prouesses dans nos rangs, et pourtant elle a choisi le mauvais côté. Ca ne peut que la rendre un peu plus intéressante malgré tout. Pourquoi une aussi jolie jeune fille, en plus d’être douée, a fini par rejoindre ce côté inintéressant ? Ou alors, elle-même ne sait pas réellement. Honnêtement, je n’ai pas envie de savoir, peut-être qu’elle chuterait de son piédestal. Qu’elle y reste alors, c’est tout ce que je lui souhaite. Si elle tombe, c’est fichu pour elle. Si elle tombe, elle sera au même niveau que les autres.

Ma mort m’étonne, je n’avais même pas penser à cette option, mais si tout le monde me pense mort au final ce n’est pas plus mal, et je pourrais certainement mieux m’en sortir dans cette galère. Mais il est vrai que je ne reviendrais pas au manoir Nott, de toute évidence je pense qu’il est désert, abandonné depuis ce jour où nous sommes tombés avec Lui. Elle m’explique la situation, peut-être est-ce vrai, ou peut-être est-ce faux. Encore une information que je dois vérifier, un lieu où je devrais me rendre … ou peut-être pas. Est-ce un piège ? En fait, je ne sais rien du tout. Mais mieux vaut se méfier, comme je l’ai toujours fait ,et ce de tout le monde. Lorsqu’elle me parle de Miranda, je mets tout de suite un visage sur ce nom et un rire franchit le seuil de mes lèvres. Mon dieu, cette fille. Au moins une qui faisait parti des soumises. Ca devenait ennuyant à la longue, mais quand j’ai su que j’ai été la cause de certains de ses échecs, croyez-moi que mon égo n’a pu qu’être flatté. « Encore faut-il qu’elle sache lire. » La gentillesse ne fait aucunement parti de mon vocabulaire, ni de ce que j’ai habitude de faire.

Tant de souvenirs sont ressassés, est-elle nostalgique ? La guerre l’a-t-elle anéantie elle aussi ? La guerre a anéanti tout le monde, que ce soit par la mort des personnes aimés, la destruction de biens, ou la chute d’un être que l’on idolâtrait. Mais à vrai dire, cela m’importe peu. Contrairement à elle, je n’ai aucune compassion et je m’en fiche totalement qu’elle aille bien ou mal, qu’elle soit dévastée ou non. Ici, c’est chacun pour sa pomme, et certaines personnes ne l’ont pas encore compris. Mais contrairement à certains que j’ai pu croiser, ou même à moi, elle n’a pas l’air d’avoir subit autant de dégât, du moins physiquement. Elle n’a pas l’air aussi fatiguée, aussi détruite et perdue. Alors, lorsque l’on me demande si j’ai l’air malade, forcément je réagis de manière agressive. Qu’est-ce que ça peut lui faire ? Elle qui n’en a que faire de ce que je peux ressentir, penser ou avoir. Et puis, ce n’est pas ses affaires, nous n’avons pas élevé les Trolls ensemble. Mais c’est bien une fille qui m’a tenu tête et qui s’est toujours débattu, et c’est bien la seule chose que j’admire chez elle. Mais je suis persuadé que malgré ça, la peur la ronge, la méfiance s’empare d’elle chaque fois que je me trouve face à sa jolie petite frimousse. Son instinct de survie qui lui permet de se sauver de ma cruauté. Ou alors sa part d’ombre décide chaque fois que son regard croise le mien, que son aura se mélange au mien, de sortir de son sommeil profond. « Insinuerais-tu que tu tenais à moi ? Je trouverais ça … mignon, si j’étais comme vous. » Dis-je en insistant sur le vous. Je ne suis pas un être comme les autres, je suis à part, totalement différent. Et c’est sûrement ma faculté de ne rien ressentir de positif si ce n’est que du plaisir. Je suis un monstre, une bête. Je suis inhumain. Je suis mort, surtout. « Tout le monde change, Moroz. Nous avons changé, j’ai changé. Et je me suis trouvé. » Et je suis fier de ce que je suis devenu, fier de ce que j’ai accompli jusqu’à aujourd’hui.

Je perds patience, mon côté impulsif et sombre reprend bien trop vite le dessus. Je tremble. Je n’en peux plus. Une souffrance psychologique, je suis perdu psychologiquement. Perdu dans ce que je suis censé être, perdu dans ce que je dois être. Je reprends toujours le dessus sur la personne que je dois être actuellement, pour qui je me fais passer. Très vite je la menace, très vite les bonnes habitudes reviennent. Très vite son attitude envers moi change. Oh ? Finalement, cette petite fille n’est pas aussi loin que je le pensais ? Faire ressortir le négatif des autres, ça me botte plus qu’autre chose, c’est ce que je sais certainement faire de mieux. Je la trouve mignonne en essayant de se défendre face à quelqu’un comme moi, face à quelqu’un qui a plus d’une victime à son tableau de chasse. Face à quelqu’un qui connait les côtés les plus sombres de la magie. Face à quelqu’un qui s’est battu pour le plus grand sorcier de tout les temps, celui qui s’est battu jusqu’à l’épuisement. « Pourtant, actuellement, tu me fais penser à cette petite fille de première année qui tentait de se battre tant bien que mal contre un septième année. Tu n’as pas tellement changé finalement … celle que tu étais n’est jamais bien loin. Et tu sais que, si j’ai envie de te tuer … je peux le faire. Sais-tu seulement combien de personnes ai-je tué ? » Je glisse une main dans l’une des poches de ma veste, inclinant légèrement ma tête sur le côté, gardant ce sourire cynique et arrogant collé à mon visage. « Combien de personnes ai-je torturé ? Ou encore traqué ? Sans me vanter chérie, je faisais parti des meilleurs. » Je me mords légèrement la lèvre avant de glisser ma deuxième main dans l’autre poche de ma veste. J’ai toujours donné le meilleur de moi-même en ce qui concernait ce travail que l’on m’avait donné. Je me mets à lui tourner autour, comme un vautour autour de sa proie attendant le moment propice pour se jeter dessus afin de la tuer, et de la dévorer. « Combien de personnes ai-je trahi, ou même vendu ? Combien de personne ai-je tué mentalement ? Non, tu ne sais pas. Et crois-moi, je pense que tu ne veux pas savoir. » Je m’arrête ensuite derrière elle, mon souffle chaud s’écrasant contre ses cheveux qui émanent une douce odeur. Je glisse quelques mèches de ses cheveux du même côté, dégageant son cou dévoilant une peau laiteuse et douce. Une vraie femme, comment résister à ses charmes ? Je reste un homme malgré tout. « Personne ne peut t’offrir des cadeaux qui surpassent les miens. Les miens t’empoisonnent la vie. » Dis-je dans un murmure, attrapant ses cheveux entre mes doigts, les resserrant lentement, gardant une main sur ma baguette, prêt à agir. Mes cadeaux empoisonnent la vie des gens, comme la morsure d’une vipère libérant son venin. Vous sentez qu’il s’écoule dans vos veines, qu’il s’empare de vous. Vous souffrez jusqu’à ce que la mort vous emporte. Ici, c’est la même chose. « J’espère garder une place importante dans ton cœur, ça me chagrinerait de ne plus être ton préféré … » Dis-je au creux de son oreille, mon souffle chaud s’écrasant contre cette dernière cette fois-ci. Je sors ma baguette, appuyant celle-ci contre son dos, gardant ses cheveux entre mes doigts de mon autre main. « Je ne suis peut-être pas en bonne position pour faire quoique ce soit, te tuer ou te torturer, mais sache que ça ne me fait pas peur, et je le ferais quand même si ça me chante. Ce n’est pas ça qui va m’arrêter. Et si j’apprends qu’ils savent que je suis encore vivant et qu’ils me retrouvent, je saurais qui m’a balancé, et tu sais ce que je fais, aux balances … ? Non … ? Tu as envie de savoir ? » Je finis par la repousser vivement, mêlant mes pieds aux siens pour être sûr qu’elle se retrouve sur le sol, gardant ma baguette en main. Quand on connait Fidelia, sachez qu’il ne faut jamais détourner son attention ou baisser la garde quand vous la menacez ainsi. Jamais.


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MessageSujet: Re: Ana&Fidelia ▬ just a shadow.   Dim 20 Mar - 21:57


Just a shadow




Est-ce qu'il ne pouvait pas juste, lui foutre la paix ? Cette pauvre fille avait tellement souffert à cause de lui. Pas que. Fidelia voulait bien reconnaître qu'elle avait sa part de tors dans cette histoire parce qu'elle n'avait jamais essayé de tendre la main à cette Miranda. De manière générale, elle avait eût tendance à penser que ce n'était pas son problème, que ce n'était pas si grave mais elle devait avouer maintenant que tout le monde n'était pas comme elle : capable d'encaisser n'importe quoi. Même le pire. Surtout le pire. Peut-être grâce à lui. Ou peut-être que c'était dans sa nature, son propre père et son frère n'étaient pas de grands sentimentaux non plus, par nature plutôt égoïste ils avaient tendance à fuir les problèmes des autres et à dire que le chagrin ne les ébranlaient jamais. C'était en grande partie vrai. Fidelia n'était pas bien différente, elle avait une capacité à encaisser les chocs et à les transformer en énergie positive qui était presque inhumaine.

Peut-être qu'il y avait bien quelque chose qui n'allait pas chez elle. Peut-être qu'elle était aussi dérangée que sa cousine Sally le prétendait, peut-être bien. Sans doutes. Quelque part , c'était profond, ça n'avait pas de nom, mais il y avait quelque chose. Pour qu'elle autre raison est-ce qu'elle aurait senti le besoin de se soucier de lui ? Le pire homme de sa vie. La personne que tout le monde , de l'autre côté de Londres priait pour ne pas croiser ? Comment expliquer sinon qu'elle ressente une réelle inquiétude à son sujet ? Parce que c'était le cas . Et elle regretta presque instantanément de l'avoir manifesté de façon orale. De l'avoir dit face à lui et de devoir affronter son regard , ses mimiques. Elle carra la mâchoire par automatisme mais ne chercha pas de point de fuite. C'était stupide. Elle aurait du partir sitôt qu'elle l'avait reconnu, elle aurait du couper court à cette rencontre, l'avorter même , parce qu'il ne ressortait jamais rien de bon de leurs affrontements. Jamais. Pas même une seule fois.

« – Si tu trouvais quoique ce soit de "mignon" en moi, je pense que je n'aurai plus qu'à me suicider. »

Elle avait grincé avec colère, réellement outrée à l'idée que cela puisse arriver. C'était improbable, complètement impossible et ça aurait été de la folie mais quelque part , elle trouvait cela terrible. Elle eût une moue dégoûtée qu'elle ne chercha pas à lui cacher. Ils avaient changé en effet , ce n'était pas quelque chose qu'elle pouvait nier et c'était sans doutes cela qui plaçait cet instant dans un espèce d'univers parallèle dont la temporalité semblait s'égrainer à une vitesse différente. Tout était suspendu. Entre elle et lui ils étaient là face à face et en même temps ils n'y étaient pas. C'était un de ces moment ou le temps et l'espaces se chevauchaient à la perfection. En dehors de tout, peut-être même en dehors d'eux d'une certaine manière. De retour tellement d'années en arrière. Elle ne pouvait pas détacher ses yeux de son visage et elle se tendis quand il amorça le geste de se déplacer.

Il était là, il tournait autour d'elle comme un fauve, comme un rapace qui attendait de pouvoir fondre sur sa proie. Et elle , elle était là, elle aussi. Incapable de bouger. Le voulait-elle seulement ? Non. Ou peut-être que si, cela dépendait des moments. A cet instant précis pourtant elle était paralysée par la peur. Envolé son courage, envolé la femme adulte, la petite fille était de retour. Il était peut-être encore l'adolescent, quelque part. Oui : quelque part. Il n'empêche que, instinctivement, elle plongea une de ses mains dans son sac en bandoulière pour agripper sa baguette. Oh elle le connaissait. Elle savait combien il était fourbe, traître et combien il avait mérité sa place dans leur maison.

« – Ne m'appelle pas "chérie" et ne soit pas si proche, c'est dégoûtant. »

Est-ce que ça l'était ?
Oui.
Vraiment ?
Oui.
Et Grisant. Oh Merlin oui, ça l'était.

Pourtant, ça ne l'empêcha pas.
Sa main sur ses cheveux, son souffle contre sa peau. Si proche. trop proche. un frisson d'horreur la traversa , de part en part sans qu'elle n'essaie de le dissimuler. À quoi bon ? Elle était certaine qu'il sentait ces choses là, a la manière d'un animal.

« – Je me moque complètement du nombre de personne que tu as tué. Quand tu as tué une personne , c'est déjà trop tard. on ne peux être condamné à mort qu'une seule fois. Que tu aies tué une ou cent personne n’allégera ni n’alourdira ta peine.  »

C'était l'actuelle conception de la justice magique parce qu'ils n'avaient qu'une âme. Une seule et une seule vie à offrir en échange de ce qu'ils avaient fait. Leur seule vie, leur seule âme pourtant ne suffirait jamais à expier leurs faute ou à soulager la conscience des familles qui avaient été déchirées par leur faute et ce la ne ramènerai pas non plus celles qui avaient été décimées.

Ils avaient parlé de la guerre, de la façon dont elle semblait aller bien et de l'impact que les Mangemorts auraient pu avoir sur elle. Certains avaient laissé des traces quelle pouvait voir tous les jours et elle se souvenait même du visage, de l'odeur ou du son de la voix de celui qui l'avait blessée mortellement. Comment aurait-elle pu oublier cela ? Mais elle n'était pas certaine de trouver satisfaction dans la mort de ce dernier. Il avait déjà laissé sa marque. Il avait gravé son nom dans sa peau à elle et jusqu'à la fin des temps.

« – Ne t'en fait pas, Nott. Personne ne peux te déloger. Tu es comme une moisissure qui rampe autour de mon âme malgré le désherbant. Mais je trouve ça presque touchant que tu te souvienne encore de moi. »

Elle ne savait même pas ou elle trouvait la force de manier l'ironie. Elle était tellement terrifiée par la situation que son estomac manquait à chaque instant de se vider entièrement. Elle se sentait sale en fait. Comme s'il laissait son emprunte répugnante sur sa peau.

« – Je n'ai pas peur de mourir. Je ne veux pas mourir, mais ça ne me fait pas peur. C'est un de tes amis qui me l'a dit un jour, qu'il fallait avoir pitié des vivants et que les morts, ces veinards : ne souffrent plus. Je le crois. Oui, je le crois sincèrement. »

Mais je ne suis pas celle contre qui tu dois te battre.
Elle ne l'avait pas dit, c'était pourtant vrai. S'en prendre à elle ne serai en rien bénéfique ni pour lui, ni pour personne. De sa main libre elle attrapa fermement la mange de sa veste. Se tenir à lui comme il se tenait à elle. Fidelia n'aurait sus l'expliquer mais elle sentait que c'était dans son intérêt.

« – Le Ministère le découvrira sans mon concours pourtant que tu es vivant. Ils sont déjà en train de faire des recensements dans les charniers et les fosses communes.  »

Elle avait ajouté avec un rire nerveux.

Puis le sol s'était dérobé sous ses pieds par réflexe elle avait raffermit sa prise sur son vêtement cependant que son autre main tirait sur sa baguette pour la sortir de son sac. Le contenu de ce dernier se rependit sur le sol en même temps qu'elle -même alors qu'elle s'échina à l'emmener dans sa chute enfonçant sa baguette à elle dans ses côtes. Elle n'arriva pas à retenir un gémissement de douleurs lorsque son crane rencontra le sol sans délicatesse.

« – Essaie seulement Nott , tu verra que j'ai aussi appris des trucs en grandissant et que aujourd'hui plus que jamais je suis prête à rendre au centuple ce qu'on me fait. Si c'est pour ma vie j'aurais pas plus de scrupules que toi. »

Elle l'avait menacé avec une haine et une colère débordante. Une colère si grande qu'elle en arrivait presque à museler la terreur qui enflammait ses entrailles et lui donnait la nausée. Il était si proche qu'elle pouvait sentir son haleine.

« – Et si si je dois crever et bien je crèverai mais sache que tu partira avec moi. Ça je te le promet, Chéri. »

Elle avait craché alors que ses pupilles se rétractés sous l'angoisse.
Une part d'elle pria pour qu'il ait une once de bon sens et qu'il mette fin à cette entrevue sans plus de dégâts. Elle était une sorcière brillante certes, mais il la surpassait en duel. Sans doutes parce qu'il connaissait des sorts dont la seule mention lui ferai rendre le déjeuné qu'elle n'avait pas eut l'occasion d'avaler. Sans ruser : elle ne pouvait pas rivaliser avec lui et Fidelia n'était pas naïve au point d'ignorer ce fait.

acidbrain

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MessageSujet: Re: Ana&Fidelia ▬ just a shadow.   Ven 25 Mar - 9:26


Just a Shadow
Anadelia



Traquer, manipuler, torturer, tuer. C’est bien ce que je sais faire par excellence. Je ne fous la paix à personne. Je vous épuise psychologiquement jusqu’à la démence, jusqu’à votre limite. J’aime tester les êtres magiques, ou non. Chacun à des limites bien différentes, beaucoup sont très limités et ne tiennent pas. Tester jusqu’à briser, c’est quelque chose à laquelle je m’adonne facilement. Je briserais chaque existence, chaque vie de ceux qui oseraient se mettre en travers mon chemin, ou encore me tenir tête, ou tenter de me faire échouer, des êtres qui causeraient ma perte. Je le ferais, et de sang-froid. Je ne veux pas que l’on s’intéresse à moi et évidemment j’agis de manière totalement agressive, une façon bien à moi. Je trouve même ça absurde, que l’on tente de savoir comment je vais. Et puis, on s’en fiche pas mal, et je ne révèlerais de toute manière rien du tout. Moins on en sait sur moi, mieux c’est. Les gens utilisent en général vos faiblesses contre vous, qu’ils soient amis avec toi ou non. C’est comme ça, autant les moldus que les sorciers. Ils sont tous pareils, et on ne peut faire confiance en personne que soit. C’est déjà pas mal pour quelqu’un comme moi qui n’aime personne.

J’ai le don de réveiller quelque chose en chaque personne, aussi une chose aussi mauvaise soit-elle. J’ai le don de réveiller ce monstre qui sommeil en eux. Au fond, nous sommes tous pareils, c’est juste que la plupart laissent un côté dominer plus que l’autre, ils ont fait un choix eux aussi en se battant contre leur démon ou en se battant contre la lumière. Chacun de nous a choisit la façon dont il allait être, cruel ou non. Au fond, on a tous le choix même si comme certains choix paraissent impossible. J’aurai pu me rebeller contre mon père, ma famille même si ça paraissait impossible, j’aurai pu oui mais honnêtement je n’en ai pas eu envie et ça me convient très bien de faire parti des vilains. Du moins, pour le commun des mortels, car ce que nous faisons, c’est pour une cause juste, c’est pour sauver notre monde, le conserver. Je ne souhaite qu’un jour, nous disparaissons.

Je lâche un énième ricanement, décidément cette fille est plutôt drôlement pathétique, bien sûr que je me moque. Généralement, lorsque j’ai un tant soit peu d’humour, ce n’est pas parce que je ris de bon cœur, c’est plutôt parce que je ris du malheur des autres, c’est beaucoup plus drôle et amusant. « Je n’ai qu’à t’aider, ce serait peut-être moins douloureux. Fais-le d’ores et déjà, parce que chez toi tout est mignon à gerber. » Un sourire diabolique se dessine sur mes lèvres. Enerve-toi jolie brebis, laisse la haine, la colère et la peur t’envahir. Montre-moi ce que tu vaux aujourd’hui. Finalement, elle n’est pas si différente que ça, seulement qu’elle est devenue une jolie jeune femme et qu’elle a totalement changé. Je lui tourne autour, comme un rapace prêt à sauter sur sa pauvre victime, prêt à bondir aux premiers signes de faiblesse. Je finis par m’arrêter derrière aller, agripper ses cheveux, en sentir l’odeur qui s’y dégage, son odeur à elle jusqu’à caresser la peau de son cou de mon souffle. Je suis une menace, et ça elle doit le comprendre au lieu de s’amuser à tenter de se débattre chaque fois que je la bouscule avec violence. Un jour ou l’autre, la proie cessera de se débattre, elle n’aura plus aucune force pour cela aussi bien physique que mentale. « As-tu seulement oublié que je fais ce que je veux, quand je veux, et où je veux ? » Dis-je d’une voix amusée, mais menaçante. Personne ne m’empêche de faire quoique ce soit, personne. Je peux être le maître des autres si je le souhaite, rien qu’une seule formule et qu’un seul coup de baguette. Et rien que de sentir ce dégoût, cette adrénaline, ce qu’elle dégage … mon dieu que c’est plaisant, je pourrais faire ça toute la journée, toute une nuit. Avoir le sentiment que le piège se referme autour d’elle, le sentiment de dominer une personne, ce n’est que plaisant. Je prendrais presque mon pied. « Tu dis te moquer, mais je sais qu’au fond de toi tu n’as pas envie de faire parti de ces gens à qui j’ai ôter la vie, à qui j’ai pris un malin plaisir de torturer. Rien ne m’arrêtera, même pas ces condamnations qui pèsent au dessus de ma tête ou non. » Parce que, même si l’on tente de se ‘repentir’ rien n’y fera donc, dans tous les cas, je suis condamné. Mais espérons qu’elle ne dise rien, et de toute façon je ferais en sorte qu’elle ne dise rien, je veillerais sur elle, j’observerais ses moindres faits et gestes ainsi que ses moindres paroles. Elle ne sera plus aussi libre qu’elle le pense.

Je trouve ça mignon également, le fait que je suis ancrée dans son âme à tout jamais. Enfin mignon, vous savez, je ne trouve rien de mignon. C’était juste histoire de dire que c’est carrément répugnant, mais totalement flatteur. C’est que, je suis un mangemort qui marque les esprits, et c’est ça qui me plait. Je souhaite marquer les esprits, non, je veux. Je veux que l’on se souvienne de moi et que l’on tremble lorsque l’on entend mon prénom et mon nom. Je veux que l’on parle de moi, que l’on me cherche. De toute façon, je sais que je fais parti des plus dangereux. « Qu’est-ce que tu en sais ? Peut-être qu’ils souffrent, qu’ils sont près de toi sans que tu le saches, qu’ils ne puissent pas communiquer avec toi. Peut-être qu’ils te voient souffrir dans ce monde duquel ils ne font plus parti. Personne ne sait. Peut-être qu’ils ne souffrent plus, peut-être que si. » D’un coup je la pousse violemment au sol, avec force. Mais soudain je sens le sol se dérober sous mes pieds, une pression s’exerçant sur la manche de ma veste. Je me rattrape bien vite une main de part et d’autre de sa tête, l’autre se glissant de l’autre côté de celle-ci, baguette à la main. Je sens quelque chose de dur s’enfoncer dans mes côtes, un objet menaçant. Je n’ai pas peur non. Seul un sourire se dessine sur mon visage, ce même sourire qui ne me quittera jamais. Un sourire tellement malsain et qui cache beaucoup d’idées malsaines. « Tu auras beau avoir appris une multitude de choses Moroz, n’oublie juste pas à qui tu as affaire. » Je me penche vers elle, lui dérobant un baiser tout aussi malsain que mes actes. « Et crois-moi, ce n’est pas toi qui réussira à me tuer. Tes amis n’ont pas réussi, pourquoi toi, une petite fille sans défense et sans grand talent magique réussirait hm ? » La provoque, je sais qu’il n’y a que ça qui marche. Je sais qu’elle est douée tout de même, et jamais je n’ai pensé qu’elle n’ait aucun talent. Mais, jouer avec le feu c’est d’autant plus excitant. Je l’attrape ensuite par le cou, me redressant légèrement, prenant appuie sur mes jambes tout en glissant le bout de ma baguette à sa tempe, plantant mon regard océan dans son regard dans lequel, on aimerait parfois s’y noyer. « Moi aussi j’ai appris des choses, aussi maléfiques soient-elles. Mais tu n’es qu’une écrivaine qui n’utilise que magie de combat quand il est nécessaire. Je pense que je m’en sortirais avec beaucoup moins de dégât que toi. » Je sens la colère monter, je sens que ça commence doucement à bouillonner. Je resserre la pression que j’exerce à son cou, glissant sa tête vers l’arrière. « Alors tu vas gentiment ranger ta baguette avant que je ne décide de te faire subir ce que les autres ne t’ont jamais fait subir. Et crois-moi, je serais réellement indélébile cette fois-ci. » Dis-je en la fixant droit dans les yeux, l’expression du visage beaucoup plus dur, les dents serrés, la mâchoire contractée. De cette fille, un jour, je n’en ferais qu’une bouchée. Je relâche son cou avant de venir y planter mes dents à la place, resserrant sa peau au maximum entre ces dernières jusqu’à sentir un cou métallique et gluant. Mes pupilles se dilatent, l’adrénaline monte. Je ne dois pas perdre le contrôle, je ne peux pas.



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