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 Accident du travail ∞ Delwin

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MessageSujet: Accident du travail ∞ Delwin   Jeu 28 Avr - 17:24

Accident du travail
ou avoir un métier à chi**
pv  Delwin

- C’est parce que je suis roux c’est ça ?
- T’as tout compris poil de carotte. Tes parents sont des carottes, tes frères et sœurs sont des carottes et toi tu es une put*** de citrouille malade !
- Ouais ben nous au moins on est des légumes. Et tu sais à quoi ça sert des légumes ?! A faire maigrir tes grosses fesses de pouffiasse !

Je rigolais, jusqu’à ce que la claque ne parte d’elle-même.

Assis sur un fauteuil inconfortable depuis une demi-heure, j’attendais qu’un médicomage daigne venir mettre fin à mon calvaire.  Je n’entends pas par là venir soigner ma main légèrement désartibulée à certains endroits. Non,  il s’agissait davantage de faire taire ce jeune couple insupportable qui ne cessait de se disputer sur les sièges à coté de moi. Le nombre de grossièreté qu’ils s’envoyaient à la minute avait surpassé mon cota audible, et faites confiance à tonton Alex, c’est un exploit de réussir à dépasser cette limite.

Mais puisque personne ne semblait venir, je me décidais à achever cette torture par mes propres moyens. « Restez ici, le médicomage va arriver d’un moment à l’autre... » n’avait cessé de me répéter une femme que j’avais prise pour une infirmière. Dire était une chose, mais agir restait encore à faire. De toute évidence, le service au sein de cet hôpital était aussi paresseux que ne l’était le ministère lorsqu’il s’agissait d’administration.
Quittant le siège sur lequel je logeais depuis bien trop longtemps, je m’extirpais de la salle en quête de nourriture, et abandonnais au passage les deux mandragores.

Non pas que j’avais faim, cela n’avait rien à voir. Mais j’avais une folle envie de manger. Mes papilles gustatives suppliaient mon cerveau de leur offrir goût plus favorable et festif que celui de ma salive. N’importe quoi aurait fait l’affaire, même du jus de citrouille. Mais à l’inverse des hôpitaux moldus, il n’y avait ici ni distributeur de friandises, ni petite cafet’ aux muffins obèses à l'entrée. Et pourtant j'étais persuadé d'avoir lu qu'il y avait un salon de thé quelque part....
Déambulant dans les couloir, main droite plaquée contre mon torse, je m’avançais l’esprit attentif à toute odeur de bouffe, quelle qu’elle soit. A chaque pas, la peau abîmée et encore sanguinolente de ma main me lançait d’une douleur vive et criarde, et mes doigts probablement cassés me faisaient leurs au-revoir. J’outrepassais cette douleur si familière en contractant ma mâchoire, et continuais ma route.

- Excusez-moi, dis-je à une infirmière sur mon chemin. Y aurait-il quelque chose à manger par hasard ?

Elle me dévisagea, observa ma main enroulée dans un bandage de misère, et plissa ses yeux de rats, comme intriguée sur ma situation actuelle.

- Et vous êtes ?
- Je suis un patient de...
- Vous n’avez rien à faire là. Retournez d’où vous venez.
- Mais je cherche juste à manger.
- Vous mangerez quand vous sortirez d’ici. En attendant, retournez vous asseoir sur votre couchette.

Une couchette ? J'avais mal à la main. M'allonger n'aiderait en rien mon problème.

- Mais j’ai faim !
- Je m’en contre-fiche. Si vous êtes amené à rester ici, un repas vous sera livré...
- Mais...
- Il n’y a pas de mais.
- Ecoutez, je ne suis pas venu exprès du ministère, à me prendre la tête devant une vitrine et à causer avec un mannequin pour que vous me laissiez mourir de faim !
- Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ?! Vous n’aviez qu’à transplaner au lieu de passer par l'entrée moldu.
- J’aurais bien aimé mais je ne pouvais pas.
- Ah parce que vous n’avez pas obtenu votre permis de transplanage ? se moqua la vieille en face de moi.
- Non, parce que c’est justement en transplanant que je me suis fait ça, hurlais-je en désignant ma main enveloppée.

Elle regarda un papier posé sur une table à sa droite, et souris en dévoilant ses dents de requin.

- Ah. Vous êtes monsieur Knight. Accident du travail hein ?  Vous devez avoir un métier bien pourri.
- J’vous l’fais pas dire...
- C’est ce que je disais, ignora-t-elle. Vous n’avez rien à faire ici. Le médicomage qui doit vous sculpter doit est sûrement déjà en train de vous attendre.
- Mais j’ai la dalle.
- Vous avez trois an et demi ou quoi ? On dirait un bébé qui ne sait pas se contrôler. Votre casse croute devra attendre.

Le ton était monté, si bien que chaque personne présente dans ce maudit couloir nous observait du coin de l’œil, dans un silence religieux. Sans pour autant se perturber, la vieille se retourna vers sa collègue.

- GISELE ! Cria-t-elle en détruisant mes tympans. Occupe-toi du monsieur mal rasé ! Ramène-le en salle d'attente.

Bon là d’accord, je n’avais pas eu le temps de me raser ce matin, si bien qu’on m’avait fait l’aimable remarque de : « Mais, tu te fais pousser la barbe ? ». Non, je me suis juste levé trop tard, et JE N’AVAIS EU LE TEMPS DE PETIT DEJEUNER !

La fameuse Gisèle quelque peu déconcertée s’approcha peu sûre d’elle, dans l’espoir de me ramener à mon point de départ

En soit le problème était le même ; j’avais faim.
(c) AMIANTE

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MessageSujet: Re: Accident du travail ∞ Delwin   Ven 29 Avr - 20:25

Accident du travail

Ce que je préférais c'était travailler dans le calme. Une seule seconde de déconcentration et je pouvais ruiner une vie. Bon j'exagérai sans doute un peu, je n'étais pas non plus chirurgien. Mais le silence c'était primordiale pour bosser correctement. Alors bien sur souvent il y avait des patients impatients qui gueulaient dans les couloirs parce qu'ils en avaient marre d'attendre. Chacun son tour merde. Certaines visites prenaient plus de temps que prévues. Il suffisait d'avoir trouver quelque chose pour lancer un nouvel examen. Et c'était parti pour une durée d'attente encore plus longue.
Donc j'étais avec une patiente qui avait eu l'absurde idée de vouloir caresser un Scroutt à Pétard. Créature magique qui n'était des plus sociales alors forcément la pauvre idiote en avait subit des conséquences. Heureusement pour elle j'avais réussi à sauver sa main même si elle ne serait plus jamais vraiment très blanche. La noirceur était resté. Ca faisait un style. Des voix dans le couloir avait cependant écourté la consultation. Je soupirai avant de me lever et de sortir de mon bureau.

Gisèle était en train de se disputer avec un gars. De ce que je saisissais ce dernier réclamait à manger. Il s'était cru dans un restaurant ? Je m'approchais discrètement avant de les interrompre.

- Je peux savoir ce qui se passe ?

L'infirmière me regarda avec un sourire désolé avant de pointer l'homme d'un doigt accusateur.

- Cet homme ne voulait pas retourner dans la salle d'attente, et agit comme un enfant en réclamant à manger

Mon regard se posa sur la main bandée de façon très sommaire de celui qui semait le bazar dans le couloir.

- Occupez vous de Mme Thayne, ça ne devrait pas être difficile pour vos compétences

Ordonnais je à l'infirmière avant de faire signe à l'homme de me suivre dans une chambre vide. Je lui disais de s'asseoir et la porte s'ouvrit sur une autre infirmière qui m'apporta la feuille de mon nouveau patient. Alexander Knight. Un envoyé du ministère pour accident du travail. Je lisais le métier en question avant de poser à nouveau mes yeux sur sa main. Je laissai le papier sur une table avant de m'avancer vers le blessé.

- Heureusement que ne vous ai pas eu quand j'ai passé le test, si vous n'êtes même pas capable de réussir à transplaner correctement vous même.Je n'ose même pas imaginer l'état de ceux qui ont réussi sous votre inspection.  

Sans douceur j'attrapai sa main pour défaire le bandage. C'était bien moche.

- Je serai presque tenté de vous laisser comme ça pour vous apprendre les bonnes manières

Il m'arrivait de me conduire comme un connard avec des patients, mais seulement quand ces derniers troublaient mes consultations. Et Mr Knight correspondait parfaitement à ce profil.

acidbrain

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MessageSujet: Re: Accident du travail ∞ Delwin   Ven 6 Mai - 1:08

Accident du travail
ou avoir un métier à chi**
pv  Delwin

Gisèle, bien que plus jeune que son aigrie collègue, n’en étais pas plus conciliante. Et pourtant, je m’étais résigné à ne plus parler de nourriture à qui que ce soit avant d’être sortit de cet hôpital de pitiponk.

« Ecoutez, vous ne devriez pas nous embêter de la sorte ! ».  « Mais qu’est-ce qui vous prend ?! » « On a pas que ça à faire nous ! »

- Ah parce que moi je n’ai que ça à faire peut-être ? A attendre cinq milles ans un tout petit mignon et délicat médicomage ? A l’heure qu’il est je devrais déjà être retourné au travail. J’ai une pension à payer, un père à faire vivre et un loyer à régler ! Vous savez quoi ? Allez vous faire v...

J’étais d’ailleurs sur le point de partir, main non soignée et esprit énervé, quand quelqu’un se pointa enfin.

Bon, je vous l’accorde, il n’était pas « tout petit mignon et délicat ». Il n’était d’ailleurs pas délicat du tout, me rappelant à quel point j’avais eu tort de prononcer ces quelques mots. Et pour cause, une fois main découverte, j’avais la mâchoire si crispée que mes dents s’en seraient brisées.
Ce n’était pas beau. C’était même pire que ce que je m’étais imaginé. Certains doigts avaient gonflés, des morceaux de peau m’avaient posés un lapin et j’en détournais finalement mon regard. J’avais pourtant connu pire, de nombreuses fois au travail comme dans mon enfance. Mais il fallait que je me concentre sur autre chose en attendant qu’il ne parle, auquel cas il y aurait une petite probabilité pour que le peu de chose dans mon estomac ne se fasse la malle. Se concentrer sur quelque chose comme... comme le restaurant indien qui me faisait de l’œil dans la rue d’en face.

- Heureusement que ne vous ai pas eu quand j'ai passé le test, si vous n'êtes même pas capable de réussir à transplaner correctement vous même. Je n'ose même pas imaginer l'état de ceux qui ont réussi sous votre inspection.

Merci.

- Je serai presque tenté de vous laisser comme ça pour vous apprendre les bonnes manières.
- Je crains que ce n’soit voué à l’échec, rigolais-je de plein cœur à ce que j'avais pris pour de l'humour pince sans rire.

D’autres avant lui avaient bien tenté de faire naître chez moi une once de respect pour les conventions publiques, comme cette vénérable McGonagal ou ce bon vieux clopinard de Stanislas Henley, et s’étaient heurtés à un mur d’indifférence. Bien qu’aujourd’hui je n’aurais pas qualifié l’indifférence comme première de mes qualités, je craignais toujours que mon cas soit irrattrapable en ce sens. Et après tout, quel crime y avait-il à avoir envie d’un casse croute ?

- Par contre, mettons-nous d’accord, embrayais-je en me penchant légèrement vers le médicomage. Vous êtes bien au courant que faire une telle chose, signifierait défier le ministère lui-même, hein ?

Reculant, j’évitais tout de même ma blessure du regard, de sorte à ne pas tenter le diable quand à la blancheur de mon teint.

- Mais bon après si vos raisons sont valables, c’est un moyen. Mais je préfèrerais ne pas faire office de médiateur à une quelconque vengeance de votre part.

Alors oui, me laisser avec une main dans cet état ne m’aurait pas appris les bonnes manières. Mais quitte à choisir, je préférais pouvoir un jour tenir la main de ma fille.
En toute honnêteté, je n’avais jamais rencontré de médicomages. Car pour cause, je ne m’étais désartibulé que trois fois dans ma maudite vie. La première avait été si violente qu’elle m’avait arraché un morceau d’épaule et qu’inconscient, je n’avais pus rencontrer mon sauveur magique. La deuxième en revanche s’était avérée si bénigne que je m’en étais chargé de manière autodidacte, et celle-ci n’était que le malheureux résultat d’une expérience ratée.
Mon seul contact avec un soigneur magique avait été à l'infirmerie de Poudlard. Peu glorieux comme vision des soins magiques...

- Ah, et je ne fais presque pas passer de permis, ajoutais-je tout de même vexé que l’on puisse me prendre pour un si mauvais transplaneur.

Je n’avais pas eu ce poste pour rien après tout...
(c) AMIANTE

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MessageSujet: Re: Accident du travail ∞ Delwin   Sam 7 Mai - 21:38

Accident du travail

Je n'avais pas dit ça pour le faire rire. Visiblement, lui, trouvait ça drôle. Ce patient avait au moins le mérite de reconnaitre ses défauts et qu'il n'était pas prêt à apprendre quoique se soit sur certaines choses. Je m'en fichais, tant qu'il cessait juste de mettre le bordel dans le couloir.

- Dans ce cas je tâcherai de demander à ce qu'on nous fournisse en beignet afin de faire taire les beuglements des personnes trop bruyantes

Je parlais bien entendu de mon interlocuteur. Je n'étais même pas certains qu'il comprenne qu'il en était le sujet. Faire tout un scandale pour de la bouffe semblait naturel pour lui. En d'autres termes, ce mec là était à mon avis, le genre de type épuisant qu'on avait hâte de faire partir au plus vite. Ce que j'aurai pu faire, le soigner rapidement et basta sauf...sauf que Knight venait de me menacer. Je fronçais les sourcils. Quoi, il croyait que j'avais peur d'un ministère qui n'avait même pas été foutue d'arrêter un sorcier ?

Il devait ignorer qui j'étais sinon il se serait pas risquer à tenter le diable. Ou peut être était il tout simplement inconscient. Mais je pouvais me moquer de lui en voyant son teint pâle. Dans cinq secondes il allait rendre son dernier repas si sa main blessée continuait d'être aussi moche à sa vue. Et je n'avais pas du tout envie de sentir une odeur nauséabonde.

- Vous êtes insolent, arrogant, mal élevé, bruyant et je pourrai continuer encore...des raisons suffisantes pour ma part mais mon contrat ne me permet pas de vous laisser partir sans soin

Cela dit, ce n'était pas pour autant que je serai tendre avec lui. Il ne pouvait s'en prendre qu'à lui même d'être ici. Même si il venait de m'assurer qu'il était un dur examinateur.

- Je crains que vous n'ayez pas que perdu votre main mais aussi votre cerveau

Répliquais je avant de disparaître deux secondes pour aller chercher le nécessaire. Il allait pas aimer du tout. Mais en y pensant ça me faisait sourire. Je revenais auprès de knight avec une fiole dans la main. Le remède des grands brûlés. Du sang de lézard, un ingrédient essentiel pour faire repousser la peau. Un miracle assez brûlant mais ça en valait la peine. Bon d'abord je devais remettre les os de ses doigts en place.
Je poussai la table roulante jusqu'à mon patient , où il y avait un support adapté pour les problèmes en hauteur. Et aussi parce que c'était plus pratique. Je lui demandais de poser sa main dessus avant de sortir ma baguette.

- Ca risque de piquer un peu...Bracium Emendo

Lançais je en pointant sa main. J'attendis quelques secondes avant de prendre ses doigts doucement dans ma main pour vérifier. Ils allaient pas se dégonfler dans la minute mais au moins les os étaient tous neufs.

- De la glace devrait suffire pour les faire revenir à une taille normal

Déclarais je avant de remettre la main. Je m'emparais ensuite des gants pour les enfiler.

- Je vous conseille de ne pas regarder ce qui va suivre

Je pris la fiole que j'avais ramené avant de l'ouvrir. Une odeur de cadavre remplissant peu à peu l'espace. J'avais horreur de ce produit.

- Ah, et serrez les dents

Rajoutais je avant de vider allégrement le tout sur sa main. Sa peau était partie à plusieurs endroits alors autant tout remettre au propre. Tel l'acide, le liquide rongeait laissant une petite mousse à la surface. Je cherchais ensuite les bandages afin de protéger sa main et l'empêcher aussi de la gratter ou de la mettre sous l'eau. Contrairement à la dureté de tout à l'heure, j'enroulais délicatement la bande en faisant attention de ne pas trop appuyer.

- Comment vous vous sentez ?

acidbrain

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MessageSujet: Re: Accident du travail ∞ Delwin   Dim 8 Mai - 17:05

Accident du travail
ou avoir un métier à chi**
pv  Delwin

Avril 1967

Le chaudron baveur était plein à craquer, mais même au milieu de ce remue ménage de sorcier enivré par l’alcool qu’ils versaient dans leur gosier, j’aperçu mon père au premier coup d’œil. Près du bar, il rigolait comme une baleine, ce qui de toute évidence n’amusait pas le moins du monde ses voisins.
Je m’approchais, dans l’espoir de me faire discret, mais c’était sans compter sur le tact légendaire du pitoyable Robert Knight. Il me saisit par l’épaule, encore assis sur son tabouret, et cria haut et fort :

- Hey les gars ! Regardez c’est mon fils !

J’aurais voulu m’enterrer bien profond mais il ne m’en laissa pas l’occasion.

- Vous savez pourquoi il a ce bandage à la tête ?! C’est parce qu’il s’est battu avec un flic, explosa-t-il de rire.
- Ouais papa, arrête tes co**eries on rentre.

Puis nous quittâmes le bar tandis que des soupirs de soulagement nous poussaient vers la sortie.

- Aller fils, c’est bon.
- Arrête tes bêtises. Tu ne tiens même pas debout.
- Mais Bien sûr que si.

Je le lâchais et bien entendu il s’écroula au sol.
C’était à peine s’il roulait par terre quand il laissa échapper de sa bouche à l’odeur d’alcool :

- Hey Alex ! Faut jamais montrer que t'as mal ?! Surtout si c'est un serpentard... Jamais.

Et il répéta le mot jamais une bonne dizaine de fois avant de se calmer, pour que nous puissions rentrer chez nous.

XXX

Il était vrai que je ne faisais presque jamais passer de permis. C’était même rare que l’on me confie une telle tâche, aussi simplette soit-elle. La majorité de mon emploi du temps était en réalité consacré à des test farfelus dont je faisais les frais, et qui se terminaient souvent par un échec et même parfois, bien que rarement, par un désartibulement.

- Vous êtes insolent, arrogant, mal élevé, bruyant et je pourrai continuer encore... des raisons suffisantes pour ma part mais mon contrat ne me permet pas de vous laisser partir sans soin.
- Trop aimable, dis-je calmement en levant un de mes sourcils, regard porté sur le guérisseur antipathique.
- Je crains que vous n'ayez pas que perdu votre main mais aussi votre cerveau.

Qu’il aille se faire voir ce ****** de médicomage de *****. Il était à la fois bien énervant et quand même un peu amusant. J’aurais même qualifié de marrant, sa capacité à répondre sérieusement à tout ce qui pouvait être dit. Je devais vraiment le faire chi**... Tant mieux en fait.

Lorsqu’il revint, il tenait en main une petite fiole qui n’augurait rien de bon quand à la suite des évènements. Le coui coui de la table roulante qu’il amena jusqu’à moi ne me rassura pas d’avantage. Sans parler des « Ca risque de piquer un peu... » « Je vous conseille de ne pas regarder ce qui va suivre » « Ah, et serrez les dents » qui accentuèrent mon mal aise. Etrangement, ses gestes redevinrent délicats.
Puis, je vis le liquide à l’odeur de mort se déverser sur ma main.

Une atroce douleur me tirailla la main. J’avais plus que tout envie de la retirer de l’emprise de ce type, et de lui en coller une avec, mais je savais pourtant qu’il s’agissait de la seule manière de régler le problème.
Mes dents étaient en effet serrées, aussi contractées que ne l’étaient mes doigts autour de mon genou. Je supposait que les bouts de ces derniers avaient blanchit, mais mon regard tourné vers le plafond immaculé ne me permettait pas de confirmer cette affirmation. Je crains quelques instant que ma vision ne se soit troublée de douleur, puis tout redevint normal.
Dans ma tête déferla un flux sans interruption d’insultes plus grossières les une que les autres, aussi bien envers le médicomage, envers la douleur ou qu’envers le ministère pour tous les trucs qu’il me faisait subir. Ces grossièretés me venaient à l’esprit de manière aussi naturelles que je n’aurais crié « AAAAAAAAAAAARRRRGGGGGHHHHH ! », si nous n’avions pas été dans un hôpital bondé de monde. Mais je réprimais cette envie de crier.
Je savais que ce qu’avait dit mon père alors que je n’avais que quatorze ans n’était que paroles d’un homme bourré, mais je m’étais toujours attelé à respecter ces quelques mots. Car quitte à frapper les autres tel que je le faisais, il ne fallait pas que leurs coups à eux aient de l’influence sur moi. Aujourd’hui plus qu’un autre jour, je réalisais qu’il s’agissait d’un principe complètement ridicule, mais je ne criais pas pour autant, laissant juste échapper un petit « Oh putain » pour moi-même.

Le médicomage banda ma main de manière délicate, mais la douleur me lançait toujours aussi violemment, me donnant envie de cogner la table roulante.

-Comment vous vous sentez ?

Je portais de nouveau mon regard sur lui, l’esprit dans le vague.

- Honnêtement ? Ou vous voulez vous moquer de moi ? Non mais parce que là vous n’avez pas idée de ce que j’ai envie de vous répondre, tentais-je de rigoler bien que je n’étais pas sûr que mon expression soit convaincante en ce sens. Laissez tomber. Ca va, merci. Je vous insulterais une autre fois quand le sort d'un de mes membres ne dépendra pas de vous.


J'avais esquissé un sourire, qui je l'espérais n'était pas imperceptible. De toute manière je commençais à me dire qu'il fallait que j'évite l'humour avec ce fichu médicomage...
Passant une main dans mes cheveux, je regardais ma main bandée. Ce bandage était bien plus beau que celui fait par mes collègues dans l’espoir de stopper ma mini-hémorragie. Il y avait là un savoir faire que je ne pourrais jamais développer... Ou en tous cas qu’il me faudrait développer si jamais ma fille se faisait mal.

- Dites euh.... je ne sais pas comment vous appelez. (Ben oui après tout, est-ce qu’on appelle un médicomage « docteur » ? Et enfin ce compte, on s’en fichait un peu de son nom non ?) Bref. Est-ce que vous pensez que d’ici à une semaine j’aurais retrouvé l’usage normal de ma main ?

Après tout, la magie faisait des miracles en terme de guérisons, et mon épaule me le rappelait tous les jours. Alors qui sait...
Cette question pouvait paraître un peu étrange sortie de son contexte, mais je n’avais vraiment pas envie de mentir à ma fille en lui faisant croire que j’étais tombé dans l’escalier, puisqu’elle ignorait toujours l’aspect magique de la vie. Car les vacances approchaient à grand pas et j’allais enfin la revoir, après deux mois d’appels téléphonique toujours entrecoupés par Karen.

(c) AMIANTE

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MessageSujet: Re: Accident du travail ∞ Delwin   Lun 9 Mai - 18:22

Accident du travail

J'aurai pu le prévenir à l'avance que ça allait être douloureux, mais il aurait quand même eu mal. Et puis à vrai je pensais que l'on souffrait plus avec l’appréhension que par surprise. Je lui avais juste sommé de serrer les dents afin qu'on ne pense pas que j'étais en train d'égorger l'un de mes patients. Chose qui n'était jamais arrivé...pour l'instant. Des envies de meurtre j'en avais eu des centaines mais malheureusement je n'étais jamais passé à l'acte. On pouvait remercier ma grande patience - ou mon patron.
Après ça, je ne risquais plus de revoir la tête de Knight dans le coin et c'était tant mieux. A moins qu'il trouve encore un moyen de se faire mal avec son boulot. Il pouvait toujours demander à l'accueil n'importe quel médicomage sauf le méchant brun.

Il n'avait pas crié, simplement juré. Derrière ces airs de plaisantin c'était un gros dur. Simple formalité je lui demandais comment il allait. Histoire de voir si il y avait des effets secondaires ou si il se sentait trop mal pour finir la consultation.

- Sans moi, votre main serait encore en charpie - et peut être même pire

Je ne disais pas que mes collègues étaient nuls. Bon peut être un peu. Mais aucun - à part Lazare - n'aurai eu l'idée d'aller chercher la potion "lézard". Je devais aussi sans doute arrêter de prendre tout ce que me disait ce patient au premier degré. Je fouillai dans la poche de ma tenue de médicomage avant d'en sortir une chocogrenouille et de la tendre au blessé. Normalement c'était réservé pour les enfants mais à mes yeux, ce type en était un. Et puis ça aiderait aussi à rendre de la couleur à son visage blanc comme un linge.
Il désirait savoir mon nom, il valait mieux pour m'éviter la prochaine fois. Je me débarrassai de mes gants, les jetant dans une poubelle avant de me tourner à nouveau vers Knight.

- Delwin Travers

Allez savoir si il connaissait ce nom, si il allait faire le rapprochement avec le reste de ma famille qui n'était pas des plus sympathiques. Je ne l'étais pas non plus mais au moins, j'étais pas partie lécher les pieds de Voldemort. Cependant c'était déjà arrivé que des patients, surtout des anciennes victimes se mettent à hurler en entendant mon nom. J'étais là pour sauver des vies pas pour en éliminer. Mais manifestement c'était compliqué pour les gens de comprendre que tous les Travers n'étaient pas des mangemorts.

- Pour ce qui est de votre main, je vais devoir vous faire un arrêt de travail pour que vous laissiez votre corps récupérer


Je lui aurais même carrément conseiller de démissionner vu comment il était pas très doué mais ce n'était pas ma faute si le ministère engageait des navets. Même pas de quoi rehausser le niveau. Remarque, ses membres auraient trop peur de passer pour des crétins aux yeux de salariés intelligents.

- Gardez ce bandage pendant au moins trois jours sans le mouiller et revenez me voir  

J'étais certains qu'il allait être aussi ravie que moi de savoir que je notais un rendez vous avec sa personne.

acidbrain

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MessageSujet: Re: Accident du travail ∞ Delwin   Mer 18 Mai - 20:43

Accident du travail
ou avoir un métier à chi**
pv  Delwin

« Delwin Travers ». Il me fallait à tout prix enregistrer le nom de ce médicomage qui ne manquait jamais de me rappeler que son arrogance surdimensionée surpassait ma bêtise, car en cas de nouvel accident du à ma profession, il me faudrait m’en souvenir. Pour tout dire, j’hésitais encore entre savoir s’il fallait que je l’évite ou qu’au contraire, je m’assure que ce soit lui qui me soigne. Après tout, même si sa tête me donnait des petites envies de meurtres et de fous rires, il fallait bien avouer qu’il me faisait quand même arrêter pour si peu, et que je trouvais cela bien agréable.

J’allais avoir du temps pour.... faire des choses qui jusqu’alors ne m’étaient pas venues à l’idée. De toute manière, j’allais probablement passer ma vie à dormir et manger, ce qui en soit ne changerait pas vraiment mon quotidien. La seule chose qui éventuellement viendrait marquer un changement dans mes emplois du temps monotones, aurait été l’arrivée d’Emily, qui ne nécessiterait pas grande préparation.

De plus, c’est un son bien connu de mes papilles gustatives, parvint à raviver les gargouillis incessants de mon estomac. Il s’agissait d’un bruit presque inaudible ; celui d’une petite grenouille d’un marron voluptueux, enfermé dans une boîte pentagonale bleue et jaune. Celle qui avait bercé mes longs trajets jusqu’à poudlard. Une Chocogrenouille.

Je regardais le médicomage suspicieusement suspicieux.

- Ok, on peut s’entendre
, rigolais-je.

Je saisissais la boîte et la mettait dans la poche de mon sweat.
Inutile de préciser que même si l’on est un expert (tel que moi) dans la chasse à la grenouille, le moment était plutôt mal choisis pour se faire. Et puis avec une seule main valide, je ne garantissais pas qu’elle ne finisse pas par terre, sur ce sol sale et médical.

- Gardez ce bandage pendant au moins trois jours sans le mouiller et revenez me voir

- Très bien, répondis-je désormais calme.

Il m’avait distrait avec cette chocogrenouille, faisant tourner mon esprit en bourrique sur la potentielle carte que je trouverais au fond de la boîte. Il fallait bien avouer que je les avais presque toutes eues, bien que Dumbledore manque encore à ma collection. Pas de chance, il me manquait celle que tout le monde avait possédé trente fois dans sa vie tellement elle était commune. Mais peu importe le temps je finirais par l’avoir.

Puis une idée me vint. En voilà un cadeau bien sympathique à offrir à ma fille un de ces quatre. Une simple grenouille en chocolat avec une carte de sorcier célèbre. Comme quoi ce Travers pouvait aussi être source de bonnes idées...

Mais peu importe, avec toute cette histoire, j’allais galérer à prendre une douche.

- Mais dites, vous avez pas vraiment répondu à ma question. Ma main sera nickel dans une semaine ou elle ressemblera toujours à une compote de pouding ?


(c) AMIANTE

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MessageSujet: Re: Accident du travail ∞ Delwin   Sam 21 Mai - 16:37

Accident du travail

Manifestement ce mec était manipulable avec de la nourriture. Un peu de chocogrenouille et j'étais maintenant son pote. Sauf que c'était loin d'être réciproque, désolé pour lui. Je ne faisais pas ce métier pour me faire des relations. Mais soit, si je paressai plus sympa aux yeux de Knight c'était tant mieux pour lui. Il risquerait simplement d'être déçu en s’apercevant que j'étais loin d'être le médicomage le plus sympathique de St Mangouste.

- A vrai dire, cela serait contre productif que vous perdiez connaissance alors mangez cela tout de suite

Déclarais je en le voyant mettre la chocogrenouille dans sa poche. Je ne lui avais pas donné pour plus tard ou le revendre. Je savais que pas de sorciers, surtout les jeunes, collectionnaient les cartes. Un hobbie qui me dépassait. Je ne voyais pas ce qu'il y avait de si génial. D'autant plus que la probabilité d'avoir une carte déjà acquise était élevé au bout d'un moment.
Je soupirai avant de l'informer de ce qui allait se passer pour lui, pour nous deux. Si il suivait bien mes recommandations il n'y aurait aucun problème et sa main serait comme neuve. Dans le cas contraire, elle serait moche. Visiblement, mon patient était inquiet sur ce point, et sur le temps que cela mettrait à guérir. C'était le seul coupable dans l'histoire, il n'avait qu'à pas transplaner.

- Cela dépend de vous. Si vous restez tranquille et faite ce que je vous dis c'est possible que dans une semaine votre main soit guéri


J'avais l'impression de parler à un gosse. En même temps il en était pas loin vu qu'il avait fait un cirque pas possible dans le couloir simplement parce qu'il avait faim. Pas tellement que cela au bout du compte, vu qu'il avait même pas mangé mon offrande.

- Au pire vous aurez toujours l'autre

Rajoutais je avec un sourire en coin. C'était plus fort que moi, j'étais obligé de le taquiner. Des deux, c'était sans doute moi le plus gamin en ce moment même. Knight s'était tenue tranquille pendant toute l'opération, ce qui n'était pas le cas de tous les patients. Il n'avait pas non plus hurler comme un cochon qu'on égorge et je le remerciai pour cela. Mais je ne pouvais pas oublier qu'il m'avait dérangé pendant une consultation. Et en ce souvenir c'était impossible pour moi de rester dans le cercle du médicomage finalement "sympa".
Et puis dans mon métier il fallait s'attendre au pire, et avertir les patients des chances d'échecs faisait partie de mon job.

acidbrain

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MessageSujet: Re: Accident du travail ∞ Delwin   Ven 15 Juil - 16:31

Accident du travail
ou avoir un métier à chi**
pv  Delwin

- Allô ?
«  Alex c’est toi ? »
- Ouep.

J’étais en train de me démener pour fermer la porte de la cabine téléphonique, mais de toute évidence celle-ci ne semblait pas vouloir se plier à mes exigences. Comme prévu, Karen devait m’appeler ce samedi, afin que je puisse parler avec Emily qui ne tarderait pas à venir me voir pour les vacances. Mais cette fois-ci, sa voix d’ordinaire si posée semblait légèrement troublée par un événement dont je n’avais pas eu connaissance.

- Tout va bien Karen ? demandais-je sans attendre qu’elle n’embraye sur le sujet qui nous reliait.
« Comment tu... je ... bon », dit-elle légèrement confuse. « C’est Emily. Je ne sais pas ce qui se passe mais... il lui arrive des trucs. »

Mon cœur s’emballa quelque peu, de peur qu’il ne s’agisse d’un sujet magique légèrement ignoré de cette dernière.

- Des trucs ? Qu’entends-tu par là ?
« Et bien... Avec ses camarades de classe ou dans la rue. Ce sont simplement des évènements inexpliquable... Je ne saurais pas l’expliquer mais elle voit des trucs, elle... fait bouger des objets involontairement et... »
- Merde, m’exclamais-je pour moi même.
« Quoi ? »
- Non rien, continue.

J’avais prévu tout ça. Enfin, anticipé. Même si actuellement je ne savais pas quoi faire. A partir de maintenant tout allait se compliquer... il fallait que je commence à prévoir le fait qu’un jour, Emily irait à Poudlard, et ça, ça n’allait pas être de la tarte.

XXX

Ce Delwin Travers, dont le nom me semblait de plus en plus familier, me semblait être comme la porte de la cabine. A mon humble avis, il n’était pas de ce genre d’hommes qui aiment qu’on outrepasse leur volonté. Mais au fond, qu’est-ce que j’en avais à faire de savoir une telle chose ? Il était médicomage, pas moi, je n’avais aucune raison de faire le contraire de ce qu’il souhaitait. En soit peu importe, du moment que ma main redevenait utilisable dans une semaine. J’allais suivre ses directives, ne pas poser de question et tout se passerait bien.

Ainsi, quand Emily viendrait tout se passerait comme si de rien était...

 - Au pire vous aurez toujours l'autre.
 - Ouais, souriais-je. Enfin, ce n’est pas pratique pour s’occuper d’un enfant.

Regardant ma montre, je réalisais que l’heure tournait trop vite. Il me fallait repasser au ministère, récupérer les quelques affaires que j’y avais laissé et tenter de justifier le comment du pourquoi de ma future absence. Voilà qui allait encore prendre un certain temps, sans compter sur ma collègue qui me casserait les oreilles avec sa voix trop aigue. Je l’entendais d’ici jaqueter des « alors, on s’est encore désartibulé ? » « Fais gaffe où un jour ta fille ne te reconnaîtra plus. » « Dis tu as entendu la dernière ? La ministre a blablabla au blablabla ». Quelle  emmerd**se celle là !

- Bon je dois y aller, dis-je en prenant ma veste, prêt à partir. Je vous aurais bien serré la main mais vous comprendrez, rigolais-je. Ah, il faut que je paye ou signe quelque part ? Demandais-je en tant que non initié aux coutumes de ce genre de centre d’endroits.

(c) AMIANTE

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