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 everybody's got something to hide • Arthus&Matheusz

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MessageSujet: everybody's got something to hide • Arthus&Matheusz   Dim 10 Jan - 11:49

everybody's got something to hide
Arthus & Mateusz
La petite balle en caoutchouc retomba dans un bruit mat au creux du gant ensorcelé qui lui faisait gage d’adversaire. Le jeu ne relevait en rien de l’exploit sportif, son compagnon d’infortune se contentant de lui renvoyer mollement la balle et ne cherchant en aucun cas à le surprendre, le geste était devenu mécanique et un brin ennuyeux, néanmoins l’exercice occupait Mateusz. L’insomnie s’était à nouveau présentée à sa porte et l’ancien Gryffondor, comme bien trop souvent, s’était avoué vaincu. Il avait alors préféré descendre au rez de chaussé à la recherche d’un passe-temps pour l’occuper jusqu’à ce que Morphée prenne pitié de lui. C’est en arrivant aux pieds des escaliers que sa canne avait heurté cette petite balle qui avait roulé un instant avant de se coincer sous un meuble, Baltus ou Pheobus avait dû la laisser trainer là et cela aurait sûrement mis leur mère en colère si ce fut elle qui l’avait trouvé. Camilla les avait bien informé que le temps du séjour de leur oncle dans leur maison, ils devaient faire bien attention à ne rien laisser trainer qui puisse gêner Mateusz, tout juste familier de son nouvel appuie en bois. Après s’être penché avec quelque difficulté, il avait attrapé l’objet, sauvant ses petits neveux d’une réprimande angoissé et, alors qu’il le faisait rebondir dans sa main, jugea qu’il serait plus intéressant d’avoir un adversaire. Son choix c’était alors porté sur le vieux gant de cuisine fleuris de sa grande sœur et cela faisait maintenant une bonne heure et demi sans doute qu’il s’adonnait à ce loisir un brin répétitif.

Le bruit des aiguilles de l’horloge de la petite cuisine paraissaient assourdissant et chaque seconde semblait prendre une éternité à s’écouler. Entre deux échanges barbants, Mateusz s’étira en grimaçant, reposant son dos contre l’arrière du dossier il soupira bruyamment et imposa finalement d’un geste de baguette au vieux gant rapiécé de faire une pause dans le jeu. L’objet retomba dans un bruit de chiffon sur la table. Le garçon tourna la tête vers les ustensiles de cuisine prêts de lui, sélectionna du regard ce dont il aurait besoin et laissa la magie opérer. Devant ses yeux, bouilloire et tasse s’activèrent et vint quelques instants plus tard se présenter à lui un thé chaud qui ne lui faisait au fond que moyennement envie.

Cela faisait bientôt un mois qu’il résidait à Tinworth et de toutes évidences il y avait pris ses aises. Sa grande sœur s’occupait plus que correctement de lui et n’était pas décidé à le lâcher dans la nature tant qu’il ne serait pas prêt. Alors Mateusz avait décidé que prêt, il ne l’était pas, et ne le serait sûrement pas de sitôt. Il aimait qu’on prenne soin de lui, appréciait les allées et venus des membres de la petite famille dans cette maison, le retour à la solitude le glaçait à la seconde même ou il y songeait. Après avoir gouté à cette vie, à ce rythme, il n’était pour le temps pas question de réoccuper son petit appartement Londonien qu’il avait mis à louer le temps de son absence. Plus que tout il chérissait le fait d’être le centre d’une certaine attention et jouait un peu trop habilement avec la sensibilité de tous. Sans tout à fait expliquer pourquoi, il désirait qu’on le plaigne autant qu’on l’admire et souvent quand chacun s’y attendait le moins il faisait un geste ou avait une parole sage qui enchantait son entourage et on louait alors son courage et sa détermination. Manipulateur il l’avait toujours un peu été mais depuis qu’il était handicapé il n’avait plus beaucoup de limites…

L’un d’entre eux semblait pourtant moins sensible à son état. Arthus Stanhope se pliait certes en quatre pour l’aider mais Mateusz sentait qu’il espérait autre chose de lui, à savoir qu’il reprenne sa vie en main, retrouve un travail et peut être même rentre chez lui. Il avait souvent évité grâce à Camilla ces conversations désagréables ou sans vouloir l’offenser pour autant, l’auror l’avait gentiment invité à réfléchir sur le futur. Mateusz dans ces moments-là se sentait comme un adolescent pris au piège, sa gorge se serrait et il était plus facile de prendre la chose comme une attaque que de participer à la conversation et envisagé la suite des choses comme il l’aurait dû. Après avoir bu une gorgé de thé qui manqua de lui bruler la langue, il attrapa sa baguette et invita le vieux gant à reprendre leur passionnante partie. C’est alors que la porte d’entrée s’ouvrit.

À point nommé, pensa l’ancien Gryffondor en découvrant la silhouette d’Arthus passé le cadrant de la porte. Il était toujours frappé par le charisme de cet homme qui semblait toujours plus grand que ce qu’il n’était vraiment, Mateusz était toujours plus à l'aise quand il se tenait debout face à lui, il le surplombait de quelques centimètres et avait alors un semblant d'ascendant. Si ce n’était pas le cas, Arthus le dévorait inconsciemment tant cet homme là imposait le respect.

- C’est à cette heure-là qu’on rentre ?

Ironisa-t-il avant de tourner la tête vers l’auror.

- Dure journée ?

Mais Mateusz n’était pas rassuré. Si Arthus répondait vaguement et montait se coucher, il était sauvé, mais si ce dernier se décidait à poursuivre la conversation, Camilla ne serait pas là pour le tirer d’affaire si ce dernier se décidait à lui parler sérieusement. Cet instant d’inattention lui valut presque de se prendre la balle en caoutchouc droit dans le crane, mais un bon réflexe la rattrapa au vol au dernier moment. Comme quoi il était toujours plus vif que ce qu’il ne voulait montrer aux autres.
 
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MessageSujet: Re: everybody's got something to hide • Arthus&Matheusz   Lun 11 Jan - 22:59

everybody's got something to hide  ✩
MATEUSZ & ARTHUS
Le Ministère ne dormait jamais, à toutes heures de la journée ou de la nuit on pouvait trouver quelques bureaux encore ouvert, des hommes et des femmes somnolant, de gros dossiers dans les bras, baillant ou piaillant. Même aux heures les plus tardives, vous trouverez au moins une secrétaire un peu bavarde prête à vous tenir la jambe sans se rendre compte que si vous étiez là devant elle, c’était simplement pour transmettre un dossier et rien de plus. C’était ainsi que Arthus Stanhope terminait sa soirée, devant Lilian Grant, une jeune femme certes sympathique, mais bavarde et ce soir particulièrement en rogne contre son supérieur. Le supérieur de Lilian étant lui-même le second du supérieur d’Arthus, ne pouvait que acquiescer et soupirer, continuant de tendre son dossier en ponctuant par des « Lilian si tu … » « Lilian je … » « est-ce que tu … » « Lilian oui oui mais … », enfin rien qui ne puisse interrompre le flot continu de paroles de la jolie blonde.
Cela n’avait pas été une journée facile pour l’Auror, tout d’abord, il  était arrivé à son bureau de bonheur, avait eu tout un tas de dossiers à remplir, puis un hibou de première importance état arrivé, on avait convoqué toutes les personnes disponibles, et il c’était retrouvé au milieu de Piccadilly quelques minutes plus tard, une place bondée de Moldu ou se baladait selon certaines informations collectée par une dénommée Bett Hux, une cracmol d’un certain âge maintenant, un détraquer.
Qu’est-ce qu’un détraqueur ferait au milieu de Piccadilly ? N’avait-elle pas plutôt vu un de ces étranges gamin habillé comme ils le sont tous avec leurs guitares sur le dos ?
Quoi qu’il en fut, vraie détraquer ou fausse alerte, l’équipe d’Arthus y avait passé la journée, et rien en vue, tout Londres (ou presque) y était passé. Quartiers par quartiers, et rien. Un grand rien. Ensuite il avait fallu aller jusqu’à Azkaban, et cela va sans dire, cet endroit vous fatigue, vous épuise même. Malgré son patronus qui tournait autour de lui à l’agais, le Stanhope sentait ses forces disparaitre et les idées les plus sombres de son âme remonter à la surface, comme une mer sombre un soir de pleine lune.

- LILIAN PAR MERLIN !

Le ton élevé et le poing de l’Auror abattu sur la table coupa net la logorrhée de la jeune femme qui l’observa choquée, ses yeux écarquillées comme si elle était persuadé qu’il allait l’agresser.
Passant une main sur sa nuque tout en soupirant, relâchant les épaules et aplatissant le dossier devant la secrétaire, Arthus tenta d’esquisser un sourire rassurant, mais un simple rictus fatigué réussit à s’afficher sur son visage aux traits creusés.

- Signe moi ça s’il te plait, que je puisse rentrer chez moi … j’ai eu une dure journée.

La jeune femme marmonnât quelques mots sans plus regarder le brun, et elle signa d’une main rageuse la feuille avant de la plier et de l’ensorceler pour l’envoyer dans le bureau d’un de ses supérieurs. Arthus la remercia, elle lui adressa une moue pincée suivit d’un petit « hum » dédaigneux.
Se fichant éperdument de ce que pensait la demoiselle, et de ce qu’elle pourrait dire derrière son dos dans le jours à venir, sans aucun doute il deviendrait quelqu’un de violent et de colérique dans la bouche de Lilian, mais tout cela passait bien au-dessus de la tête du Stanhope qui ne souhaitait que rejoindre la douce chaleur de son foyer et le lit douillet que Camilla parfumait toute les semaines.
Sortant du Ministère par une porte donnant sur l’arrière-cour d’un petit patio anglais, Arthus s’ébouriffa les cheveux, pinça l’arête de son nez et réprimant une profonde envie de crier. Sa fatigue et l’impasse dans laquelle se trouvait sa mission ces derniers jours lui donnait la migraine. Mais il ne pouvait rentrer dans cet état, Camilla et les enfants n’y étaient pour rien, il ne voulait pas les perturber. Soufflant un dernier coup, le père Stanhope remonta se concentra quelques secondes puis transplanat.
Un crac sonore, une sensation qu’on le tirait par le crane, un démembrement et puis le calme serein d’une ruelle, sa ruelle. Il l’a connaissait par cœur, enfant il avait couru prêt de ces petits jardins où des prunes dirigeables poussaient tous les printemps. Aujourd’hui c’était ici qu’il élevait ses fils. Tinworth. Pour trouver la maison des Stanhope il suffisait de travers un champ, on pouvait alors voir une bâtisse anglaise en pierre grise et aux volets et portes peint en rouge. C’était chez lui.
La maison était plongée dans l’obscurité, Arthus passa la porte, l’ouvrant doucement pour ne pas réveiller la maisonnée, se croyait le plus tardif. Mais il avait tort.

- C’est à cette heure-là qu’on rentre ?

Mateusz. Arthus tourna son visage qu’à moitié surpris vers son beau-frère qui jouait semble-t-il avait l’une des balles qu’utilisait Baltus pour son jeu de Quidditch miniature. Camilla n’aimait pas trop lorsqu’il montait sur un balai avec son père, alors elle lui avait acheté un jeu ensorcelé où il pouvait organiser ses propres matchs une fois les balles ensorcelées par un adulte. C’est qu’on en faisait maintenant des jouets modernes pour les gosses.

- Dure journée ?


Un rictus pointa sur les lèvres du sorcier, qui se dirigea d’un pas lent vers l’endroit où c’était affalé Mateusz, depuis la fin de la guerre, il semblait que le jeune Bishop n’avait presque pas décoller de cet endroit. Arthus ne pensait pas simplement à son établissement dans la maison Stanhope, non il pensait précisément à la place sur laquelle se tenait Mateusz, il tapota l’épaule du garçon et vint s’asseoir face à lui, un regard éreinter et inquiet dans ses prunelles noires.

- Oui … on peut dire ça. Encore une insomnie p’tit ?

Arthus frotta ses mains rugueuses l’une contre l’autre, ne lâchant pas son interlocuteur des yeux. C’était rare les moments où ils se retrouvaient seuls tous les deux, et l’employé du ministère n’avait aucune idée de l’heure qu’il était, mais ce qui était certain c’est que dans cette maison tout le monde dormait à part eux et après cette journée étrange et stressante, et malgré sa migraine, et malgré son envie de dormir, Arthus avait depuis longtemps envie d’avoir une conversation avec le jeune homme qu’il considérait comme son propre petit frère depuis son mariage avec Camilla. Un garçon qu’il appréciait profondément, mais qui avait un caractère parfois difficile à gérer.

- Tu as fait quoi de beau aujourd’hui ? Tu as fait un tour ? Le magicomage a dit qu’il fallait que tu fasses un peu de rééducation, quinze minutes de marche par jours, tu t’y tiens ?

Depuis plusieurs semaines maintenant Arthus Stanhope était inquiet, inquiet pour l’avenir de Mateusz, inquiet pour le chemin qu’il était en train d’emprunter, et il ne savait pas comment l’aider.

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MessageSujet: Re: everybody's got something to hide • Arthus&Matheusz   Jeu 21 Jan - 10:40

everybody's got something to hide
Arthus & Mateusz
Mateusz le regarda à peine. Il était bien plus facile d’éviter le regard d’Arthus, d’éviter de se confronter à cet homme pour ne pas se rendre compte que le combat était perdu d’avance quand on engageait quoi que ce soit contre lui. Alors le garçon se contenta de relever brièvement les sourcils en approuvant vaguement de la tête, comme tu vois, oui effectivement, impossible de fermer l’œil. Du coin de ce dernier Mateusz observa l’auror prendre place en face de lui tandis que machinalement, il jouait avec la petite balle qu’il tenait en main. Droite, gauche, droite, gauche, en rythme avec les secondes d’une horloge manifestement déréglé ce soir. Pourquoi le temps était si long ? C’est qu’il savait pertinemment qu’Arthus n’allait pas en rester là et qu’il ouvrirait la porte, avec ou sans habilité, de la discussion qui fâche.

Le plus jeune attablé détestait sentir qu’on avait l’ascendant sur lui, pire, il ne supportait pas admirer quelqu’un au point de donner raison à cette ascendance. Arthus avait toujours fait partie de leur vie, comme ami de son grand frère d’abord, puis comme fiancé de sa sœur, et toujours Mateusz l’avait observé avec une forme de vénération qu’il n’assumait pas. Il la dissimulait habillement derrière des remarques cinglantes qui ne plaisait pas à Camilla mais qui semblait toujours laisser indifférent le principal concerné, comme si ce dernier savait qu’après tout il ne le pensait pas vraiment. Et le fait qu’Arthus puisse potentiellement savoir le véritable fond de sa pensée l’agaçait péniblement, il aurait préféré que ce dernier n’apprenne jamais de quoi il en retournait réellement et prenne au sérieux ses piques déplaisantes. Mateusz ne voulait pas qu’on le sache impressionné, affaiblis, alors il lui tenait tête comme il pouvait tout en ruminant le fait qu’il n’arriverait jamais à avoir la stature ni la dignité de cet homme-là.

Maintenant qu’Arthus se trouvait face à lui, Mateusz se félicitait d’avoir misé sur la sécurité en optant pour un ennuyeux thé. L’envie d’aller piocher dans la réserve d’alcool d’Arthus l’avait titillé mais il s’était retenu visiblement à temps, à croire qu’il fallait travailler sur ce pouvoir de prémonition. Ce n’était pas un terrain sur lequel il avait envie de progresser maintenant, il n’espérait pas que sa sœur le croit désespérer au point d’aller vider bouteilles durant ses soirées d'insomnie pour noyer sa douleur, il aimait se mettre en scène mais ça il ne se l’autorisait pas. Pas encore du moins.

Et puis Arthus posa son inévitable question. Pas l’ombre d’un reproche dans la voix, il donnait d’ailleurs l’impression de se soucier sincèrement pour son cas et Mateusz ne s’était jamais décidé sur ce point, était-il sincère ou non ? Il lui était plus aisé de croire que non, mais il ne pouvait s’empêcher parfois d’être touché par l’attention et se laissait convaincre qu’il n’ennuyait pas tant que ça son beau-frère. Pinçant ses lèvres avant qu’elles ne se déforment en un sourire plus ou moins convainquant, toujours sans le regarder Mateusz s’amusa.

- Avec tous les allé retours que tes petits me font faire dans la maison, je les ai largement faits mes quinze minutes de marche.


Il y a une chose qu’on ne pouvait retirer à Mateusz, il était doué avec les enfants. Le cynique et dépendant Bishop tombait le masque et s’avérait être une belle personne en leur présence cependant il n’aimait pas qu’un autre adulte en soit témoin. Camilla n’était pas dupe et elle le savait, et bien qu’elle s’inquiète que ces derniers ne l’épuisent, elle laissait de plus en plus ses deux petits garçons entre les mains de leur oncle quand elle devait faire une course ou se rendre chez une amie. Cette confiance le rendait quelque peu orgueilleux et savoir que dans ce domaine il pouvait exceller lui faisait du bien.

- On a dû courir après Baltus, on jouait aux échecs sorciers mais comme il ne voulait pas qu’on ait son cavalier il a pris le pion avec lui et s’est décidé à nous faire visiter toutes les pièces de la maison.


Et il sut alors comment retourner la situation à son avantage. Se calant contre le dossier de sa chaise, Mateusz releva légèrement le menton osant enfin regarder son beau-frère.

- Tu sais, je ne suis pas le seul pour qui on s’inquiète ici. Camilla et les petits se font du souci pour toi, je les rassure comme je peux quand t’es pas là, après tout c’est ton boulot tu peux pas y échapper mais bon, tu leur manques. Tu devrais peut-être, je sais pas, essayé de déléguer un peu plus à tes collègues, je veux dire t’en fais beaucoup, même peut être plus que les autres j’ai l’impression.

Voilà. Il allait dévier la conversation, il allait faire en sorte qu’on parle d’Arthus, de ses problèmes, de ceux qu’il créait en étant absent, mais pas de lui. Et puis ce qu’il avançait n’était pas totalement faux, dans la mesure où il voyait bien que Camilla, quoi que rassurée depuis la prétendue fin de guerre, se faisait toujours un sang d’encre quand elle ne le voyait pas rentrer et qu’elle était sans nouvelles, lui en tant que frère se sentait concerné et devait aborder le sujet. Mateusz regagnait un peu de confiance, tout n’était pas perdu, il pouvait encore mener.
 
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MessageSujet: Re: everybody's got something to hide • Arthus&Matheusz   Sam 23 Jan - 17:59

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MATEUSZ & ARTHUS
L’Auror ne lâchait pas le jeune homme du regard, Mateusz avait tellement changé depuis qu’il le connaissait, il n’avait plus rien de ce petit garçon arborant les mêmes couleurs que lui dans Poudlard, gardant toujours un regard plein d’appréhension et d’amour sur sa grande sœur. Tous ce petit monde assemblé dans la salle commune des Gryffondor … cela lui semblait si loin à présent, et alors qu’il observait son beau-frère, Arthus fut pris d’une forte vague de nostalgie. Il se revoyait, évitant de répondre aux avances implicites de Camilla, observant ses amis jouer aux échecs version sorcier, et Mateuzs et son regard un peu sauvage dans un coin, alors que le soir déclinait et que la chaleur du foyer de la cheminé de leur maison leur apportait du réconfort. Aujourd’hui le Stanhope avait créé son propre foyer, mais comme le lui avait dit son père un jour, on oublie jamais ses années à Poudlard, visiblement Gilbert n’avait pas eu tort pour une fois.
Prenant ses mains l’une dans l’autre tout en posant un coude sur son genoux, Arthus vouta légèrement le dos, sentant ses muscles fatigués ce détendre quelque peu. Parfois le soir, il lui semblait qu’il avait au moins vingt années de plus au compteur, comme si la nuit le vieillissait d’un coup, lui rappelant qu’il n’était plus le jeune homme vif qu’il avait été, et lui faisant croire qu’il n’était plus non plus cet Auror vigoureux qu’on voyait en lui. Mais malgré les cheveux poivre qui commençaient à apparaitre et ces rides creusée sur ses tempes, Arthus restait de stature assez imposante et musclés, des muscles qui finissaient pas le faire souffrir tant il était tendu par les évènements qui avaient succédés à la guerre.
Mateuzs évitait de croiser son regard, Arthus pouvait le sentir, quelque chose dérangeait le jeune homme, il fixait un objet insignifiant et venait de s’assombrir à l’évocation de sa rééducation, habituellement il l’aurait déjà certainement envoyé paitre et Arthus aurait très bien compris qu’il ne voulait simplement pas en parler, après tout ce n’était pas la première fois que le patriarche ramenait le sujet sur le tapis, mais là le Bishop n’esquivait pas, non, il pinçait les lèvres tentant un sourire. Arthus fronça légèrement les sourcils.
Visiblement Baltus et Phoebus étaient bien vifs ces derniers jours, Camilla le lui en avait parlé, et il regrettait de ne pas être plus là pour voir ces deux garçons devenir de véritables petits hommes. Malgré tout, sa formidable femme lui faisait un rapport complet, notamment sur le développement des pouvoirs de Baltus qui apprenait vite, parfois bien trop vite, à s’en servir, et des débuts prometteurs de Phoebus malgré sa plus grande discrétion.
Mateuzs ne s’arrêta pas à la petite anecdote du jeu d’échec, bientôt Arthus pu déceler dans sa voix ce petit ton grinçant qu’il lui adressait d’ordinaire, feignant un intérêt teinté de reproche. L’Auror se redressa, sentant sa nuque le tirailler. Sans le vouloir sa bouche c’était crispée, son visage transformé en un masque dur, taillée à la serpe, ses prunelles devenant plus noir qu’à l’ordinaire, ce regard d’Auror farouche et déterminé, la carapace si bien travaillée du tendre et dévouée Arthus face à l’adversité.

« Je comprends. »

Arthus mesurait chacun de ses mots, ils en avaient beaucoup parlé Camilla et lui, il faisait ce qu’il avait à faire, ce n’était pas une vengeance personnel qui l’animait, du moins tentait-il de se persuadé, non, c’était son travail et il était bon dans ce domaine, il avait toujours été bon dans l’action dans les actes précis et il aimait son travail au fond, bien qu’il sache pertinemment la pression que cela pouvait faire subir à ses proches.
Mais jamais on n’avait tenté au sein de son foyer de remettre en cause son implication, et ces trop longues journées, or Mateuzs insinuait qu’il en avait parlé avec sa sœur et que cette dernière ainsi que lui-même s’inquiétait. Arthus n’avait jamais voulu devenir une source d’angoisse surtout pas pour les personnes qu’il aimait.

« Vous n’avez pas de quoi vous en faire. C’est un peu difficile au Ministère ces derniers temps. Mais Bagnold est très compétente, d’ici quelques semaines encore tout redeviendra bien plus calme. J’en ai déjà parlé à Camilla, je ne me doutais pourtant pas qu’elle s’inquiétait. Mais enfin … c’est bien si tu as fait des activités aujourd’hui en tout cas. »

Beaucoup de choses se bousculaient dans l’esprit de l’Auror qui maintenant désirait principalement avoir une discussion avec sa femme. Frottant ses paumes l’une contre l’autre, il regarda un instant vers les marches qui menaient au second étage. A cette heure elle dormait profondément, il essayerait de rester un peu pour le petit déjeuner le lendemain, histoire de tâter le terrain de son côté et essayer de comprendre ce qui semblait la tracasser au point qu’elle ait une discussion de ce genre avec Mateuzs.

« Et toi, tu as eu des nouvelles de certains de tes proches ? Tu sais je croise pas mal de tes anciens collègues au ministère, ils me demandent des nouvelles, tu devrais essayer de les voir. »

Le ton doux d’Arthus trahissait une pointe de questionnement et d’indignation. Il en comprenait pas pourquoi Mat’ jouait à ce point le mort, restant enfermé quasiment en permanence dans la maison, attendant les soins de Camilla et se laissant quelque peu porté par l’atmosphère confortable de l’endroit. Non pas que le Stanhope n’appréciait pas de l’avoir à la maison, il avait toujours aimé ce petit, mais néanmoins les réactions de ce dernier le dépassait et il ne savait plus quoi faire pour lui … alors lui rappeler son ancienne vie au ministère aiderait peut-être.

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MessageSujet: Re: everybody's got something to hide • Arthus&Matheusz   Lun 25 Jan - 11:59

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Arthus & Mateusz
L’ombre qui passa un court instant dans le regard de l’auror n’échappa aucunement à Mateusz qui, malgré l’éclairage vacillant, aurait juré voir le visage de l’homme qui lui faisait face se transformer. Le garçon se raidit, resserrant un peu la mâchoire, perdant un peu constance. En réalité il n’avait jamais désiré qu’Arthus hausse le ton en sa présence, mettre cet homme là en colère c’était courir bien des risques il s’en doutait. Jusqu’alors il s’était contenté d’admirer le détachement avec lequel ce dernier gérait la situation en se demandant avec une curiosité mal placée ce que ce serait s’il arrivait un jour à le faire sortir de ses gonds, mais sans jamais pour autant le souhaiter. Et pendant quelques secondes il avait cru que ce jour allait arriver sans crier gare, la fameuse goutte d’eau insignifiante qui aurait fait déborder le vase peut être, et alors qu’il continuait de soutenir son regard sans d’excuser, attendant la sentence, prêt à se défendre contre la réplique, il comprit rapidement qu’il s’agissait d’une fausse alerte.

Avec le calme et le charisme qu’il lui connaissait, Arthus poursuivit l’échange sans le quitter des yeux, mais ce qui suivit ne plus pas à Mateusz. Son discours bien appris sur le ministère et l’importance de faire confiance à l’organisme qu’il lui adressa lui laissa un goût amer en bouche, il ne pipa pourtant mot dans un premier temps, laissant la parole à son beau-frère qui avait de toute évidence repris l’entièreté du contrôle sur lui-même. Il ne s’en voulut même pas quand il le vit observer l’escalier menant à l’étage, devinant sans peine qu’il pensait à Camilla et son inquiétude. Mateusz était même satisfait si cette discussion débouchait sur un échange entre le couple sur le sujet, sa sœur n’était pas très bavarde sur la question et de son avis elle taisait bien trop de choses. Bien sûr en épousant un auror elle s’était aussi mariée à la crainte de ne jamais le voir rentrer à la maison, cependant il ne pouvait s’empêcher de se faire du souci pour elle et la voir gérer bien des complexes situations de la vie quotidienne seule commençait à l’irriter profondément.

Mateusz observa alors la tasse de thé qu’il avait à peine touché, se demanda à nouveau pourquoi il se l’était préparé et soupira en passant une main derrière sa nuque. Prétexter sentir le sommeil l’engourdir et remonter à l’étage lui paraissait être le plus judicieux des choix, ils avaient pu échanger assez pour ne pas paraitre trop mal poli si il quittait la table et il savait qu'à vrai dire Arthus ne lui en voudrait pas, il l’encouragerait d’ailleurs sans doute à aller se reposer. Peut-être même serait il lui aussi soulagé, au vu de la mine qu’il abordait il avait tout autant besoin que lui de rejoindre au plus vite les bras de Morphée. Pourtant son beau-frère ne semblait pas en avoir terminé et repris la parole.

- Ah oui... Très sympa de leur part, dis leur que tout va bien. Puisque tout va bien n'est-ce pas ?

Le ton était grinçant, cynique. En évoquant son ancien lieu de travail, ses anciens collègues qu’il n’avait pas cherchés à rassuré dernièrement, Arthus réanimait la pointe de colère qui avait suivi son discours précédent. Et comme il était plus simple d'attaquer plutôt que de se remettre en question, Mateusz s'en alla sur le terrain qu'il n'avait pas voulu fouler plus tôt.

- Tout va bien, le ministère a toute la situation bien en main, rien à craindre. C’est ce que tu as envie de me faire croire Arthus ? Il faudra m’expliquer alors pourquoi il y a plus de mangemorts dans les rues que derrière les barreaux, que des types comme Fergus Yaxley aient pu reprendre le court de leur petite vie minable sans que personne ne trouve rien à y redire. Et tu oses me dire que Bagnold et sa clique sont compétents ?

Un rictus déforma sa bouche alors qu’il secouait la tête, posant ses coudes sur la table alors qu’il joignait ses mains ensemble et posait son front contre ses pouces. Respirer convenablement devenait une entreprise douloureuse et bien qu’il tachait plus ou moins vainement de retrouver le calme, l’injustice qu’il avait ressentie à l’annonce du verdict le saisit à nouveau avec violence. Il n’avait pas pu témoigner le jour où on avait mis la main sur le responsable indirect de l’état dans lequel il se trouvait aujourd’hui, aliter à St Mangoust lors du procès, c’est à son beau-frère qu’on avait décerné la tâche délicate de lui annoncer que Fergus avait été acquitté. Ensemble, ils ne l’avaient plus évoqué depuis. Cela faisait quelques mois maintenant Mateusz nourrissait une rancœur sans nom contre le mangenmagot, contre ceux en qui il fallait sois disant faire confiance mais qui commettait à son goût bien trop de fautes impardonnables. La situation était complexe et fragile, cela n’excusait pourtant en rien leur verdict calamiteux. A force d’enchainé les procès il était persuadé que certain cas étaient traité avec trop d’indulgences, on voulait boucler si vite cette page de l’histoire que dans la précipitation certains dossiers étaient de toute évidence mal étudié, trop vite classé. Mateusz frotta ses mains contre ses yeux fatigués avant de redresser la tête.

- Et vous en êtes ou avec Pier Parkinson dis moi ? Toujours introuvable ? Mais c’est peut être une question de quelques semaines avant qu'on ne mette la main sur lui ?

Malgré le ton qu’il avait voulu adopter, nul besoin d’être très attentif pour entendre combien ces mots-là étaient compliqué pour lui. En prononçant ce nom il voulait peut être faire du mal à Arthus en lui prouvant que son sois disant système intouchable n'était pas aussi compétant qu'il le promettait, mais il s'infligeait lui même une punition. Oui ils n'étaient que des hommes face à d'autres hommes, on attendait sûrement beaucoup trop d'eux et il était idiot de leur reprocher de ne pas aller assez vite dans leurs recherches. Mateusz en avait bien conscience mais il voulait prouver ce soir que rien n'était encore acquis et que le sois disant calme qui devait revenir bientôt, il n'y croyait pas encore. En attendant il toisait l'auror, attendant des nouvelles du coupable, s'attendant évidemment à entendre qu'il était toujours en cavale et qu'ils n'avaient aucunes pistes. 
 
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MessageSujet: Re: everybody's got something to hide • Arthus&Matheusz   Ven 29 Jan - 11:17

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MATEUSZ & ARTHUS
Quiconque connaissait un tant soit peu Arthus savait pertinemment qu’il y avait une peur plus forte que toutes les autres qui lui tiraillait les entrailles, une peur qui pouvait le réveiller au beau milieu de la nuit et l’angoisser durant tout le jour. L’homme si posé et calme possédait comme tout à chacun une terreur profonde et enfoui. Le concernant c’était la perte, la perte de l’être le plus chère, hors perdre Camilla pouvait passer par tant d’étapes, sa mort bien sûr mais aussi l’éloignement, le conflit, une nouvelle guerre, les enfants, la famille de la jeune femme ou bien la sienne. De toutes ces raisons aucune n’avait jamais cherché ou réussit à ébranler le couple et pourtant Arthus le savait pertinemment il n’était rien sans l’énergique jeune femme à ses côtés. Ils c’étaient construits ensemble. Arthus était devenu un membre à part entière de la famille Bishop, tout comme celle-ci était devenu aussi choyée que possible par sa propre mère, aussi étrange soit-elle. Ainsi Mateusz était comme un frère pour l’auror, il le voyait ainsi depuis longtemps, mais il était inutile de le dire, car quand on apprécie vraiment quelqu’un il ne sert à rien de le démontrer, simplement de le comprendre.
Le regard inquiet et interrogateur ne lâchait pas le visage d’Arthus tandis qu’il voyait son beau-frère se raidir et sa parole devenir plus abrupte. Un sentiment de culpabilité l’envahit soudain. Il n’aurait certainement pas du évoquer les anciens collègues de travail de Mateusz, cela devait le faire souffrir de lui rappeler sa vie d’antan, et pourtant quelque chose intimait à l’ancien Gryffondor que le jeune homme avait besoin de ce type de stimulation, afin de l’amener à s’interroger sur lui-même, sur sa vie, à chercher un moyen de trouver une nouvelle voix, un nouveau chemin pouvant l’amener à ne plus broyer du noir et à chercher un nouvel horizon que celui que lui offrait le petit couloir entre la chambre de Tinworth et la cuisine familiale.
Sans crier gare, Mateusz réveilla le souvenir de Fergus Yaxley et Arthus se redressa soudainement, serrant les poings, sentant ses phalanges se crisper et son regard devenir bien plus sombre sans lâcher d’un battement de cils le sorcier qui se trouvait face à lui. Il était de notoriété public que le Bichop aimait taper là où ça faisait mal, peut importait la situation, mais parler ainsi de la raison de son handicap, un ton provocateur et quelque peu accusateur dans sa voix Arthus ne pouvait le supporter.

« Le magenmagot a rendu un verdict … » répondit-il le ton bas et monocorde, comme un texte appris par cœur mais dont on n’est pas certain du vocabulaire employé.

Le Stanhope se souvenait comme si c’était hier du jugement, il se souvenait de Fergus, de ses intonations, de son regard posé sur Winona Crane … Winnie … Arthus avait de la peine pour elle, mais il n’arrivait pas à le lui exprimer, gardant encore une rancune sombre envers Fergus et le résultat du jugement, lui qui avait considéré l’ancien Poufsouffle comme un ami, un rival de Quidditch, aujourd’hui il aurait voulu surtout lui foutre son poing dans la figure. Mateusz le savait très bien alors pourquoi remuer ainsi la baguette dans la plaie… la réponse était évidente, mais Arthus ne voulait pas s’y confronter.

«  Et vous en êtes ou avec Pier Parkinson dis-moi ? Toujours introuvable ? […] »

Arthus ferma un instant les yeux, poussant un profond soupire tout en sentant ses forces l’abandonner. Bien sûr elle était là la souffrance du Bishop, son bourreau courait toujours les rues, et personne n’avait de nouvelles du Parkinson, la famille avait été mise sous haute surveillance, mais la plus part de ces membres avaient réussi à prouver leur innocence et aucun ne semblait savoir où se trouvait le plus jeune de la fratrie, à croire qu’il avait disparu dans la nature, qu’il c’était volatilisé.
Ne supportant plus le discours de son interlocuteur, Arthus tapa du plat de la main sur l’épaisse table de bois de la cuisine tout en se relevant, et se penchât vers Mateusz, plongeant son regard sévère sur lui comme un oiseau le ferait sur sa proie.

« Mais qu’est-ce que tu crois à la fin ? Qu’il n’y a que toi à venger ? Que tu as été le seul touché par la guerre, et que nous devrions penser qu’à trouver Pier Parkinson simplement parce que tu es le beau-frère d’un auror. Mais réveil toi Mat’ ! Lily et James Potter sont morts, les frères de Molly Weasley, Astor Crane, Alice et Frank mes amis et collègues rendu fous par cette tarée de Bellatrix Lestrange … Qu’est-ce que tu crois que je fais de mes journées ? Que je me tourne les pouces en attendant qu’on nous donne de petits formulaires à remplir ? »

Faisant quelques pas dans la cuisine, Arthus passa une main nerveuse et fatiguée sur sa nuque en posant l’autre sur sa hanche, cherchant à dégourdir ses muscles tendus.

« Alors oui, tout va bien, car tu es vivant, toi, ta sœur, tes neveux, ton frère, sa femme et ses enfants. Tout va bien. »

L’ancien rouge et or savait bien que ces quelques paroles ne suffiraient certainement pas à calmer la situation ni la rancœur du jeune homme, ce n’était certainement pas ce qu’il avait envie d’entendre, mais lui après une si longue journée, après tant de mois d’inquiétudes et de combats, après tous ces procès et cet ambiance électrique au ministère, lorsqu’il rentrait chez lui il avait envie d’entendre que tout allait bien, au moins le temps de quelques heures.
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MessageSujet: Re: everybody's got something to hide • Arthus&Matheusz   Mer 3 Fév - 18:40

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Arthus & Mateusz
Enfant, Mateusz avait déjà cet inquiétant problème de vouloir être au centre de toutes les préoccupations. Se trouvant inférieur à ses ainés, à la recherche d’une place dans une famille qu’il aimait mais ne comprenait pas toujours, le petit garçon s’était alors persuadé que si il lui arrivait quelque chose, si un grand malheur s’abattait sur sa petite personne, alors le projecteur serait à nouveau braqué sur lui. Plus ou moins inconsciemment alors, l’enfant se mit à espérer le pire, il se projetait dans des scénarios plus terribles les uns que les autres qui se soldaient pourtant d’un épilogue similaire : une famille autour de lui, aimante et fière. Il n’y a pas si longtemps on lui avait rappelé une anecdote, un souvenir de son enfance qu’il se remémorait bien mais qu’il n’appréciait pas vraiment qu’on malmène en plaisantant quand on l’évoquait. Mateusz avait plus petit eu une fascination particulière pour les loups garou, il ne savait plus très bien qui lui en avait parlé en premier, s'il les avait découverts dans les contes que lui lisait sa mère, dans les histoires de son oncle ou les exposés de grand frère, toujours est-il qu’il croyait alors qu’il n’y avait rien de plus intéressant que de se faire mordre par l’un d’entre eux. Il les dessinait avec intérêt et lisait des ouvrages bien au-dessus de ses connaissances pour pouvoir tout comprendre d’eux, il s’était persuadé alors qu’il serait amené un jour à en devenir un. Un jour, Theobald, l’ainé des Bishop, lui avait fait croire qu’une meute se cachait non loin de la maison, pour l’heure cela suffisait à alimenter les plus grands rêves et fantasmes du petit garçon. Quelques jours plus tard, peut être semaine à vrai dire il ne se rappelait plus très bien, il s’était disputé avec l’ainé pour une raison qui la aussi lui échappait, toujours est-il que ses parents avaient fini par le punir lui et ressentant une profonde injustice, il était sorti pour se réfugier dans ce pauvre bosquet que son grand frère lui avait signalé comme appartenant à des loups-garous. Il avait espéré des heures que l’un d’entre eux viennent le mordre pour qu’il puisse rentrer chez lui et faire regretter à ses parents de l’avoir grondé, oh comme ils s’en voudraient oui, il serait choyé plus que jamais après ça. Mais aucun loup-garou ne vint, c’est Camilla qui le trouva en premier et le ramena à la maison. Mateusz rentrait bredouille, sans rien ni pour les faire culpabiliser, ni pour les rendre fières. Ils semblaient néanmoins soulagés. Le plus dur n’avait pas été cette quête pour être le centre de leur attention, mais prendre conscience tout simplement qu’il n’était pas le centre du monde.

Alors quand Arthus le lui rappela ce soir après avoir perdu un cours instant le sang-froid légendaire qu’on lui connaissait, Mateusz ressentit une profonde douleur, celle de cet enfant blessé à la recherche continuel d’attention, ne se satisfaisant jamais de celle qu’on lui donnait et qui en voulait toujours plus. Une douleur sur laquelle il n’arrivait à vrai dire à mettre de mots, sinon bien des problèmes qui le tourmentaient aujourd’hui seraient réglés. Ses poings s’étaient serrés et il continuait de trembler légèrement, son regard s’était perdu dans le vague, s’était détourné des prunelles noires braquées sur lui qui cherchait la confrontation. Encore une fois, alors que son beau-frère avait bien raison, que Mateusz ressentait une pointe de culpabilité pour être franc, il ne put s’empêcher de trouver sa réaction profondément injuste.

- Non.

Ce fut les premiers mots qui sortirent de sa bouche. Froid. Droit. Il secoua la tête, croisa les bras sur la table et fixa ses phalanges pâles.

- Ils sont morts, je sais. Et le monde des sorciers pleure des merveilleuses, merveilleuses personne qui ne méritaient pas de partir. Est-ce que ça me retire le droit d’être en colère ? De ne pas supporter l’état dans lequel je suis ? Alors oui, oui bien sûr ! Certain s’en sont sorti tellement plus mal que moi, ils sont toujours alités à St Mangoust entre la vie et la mort aujourd’hui alors on me dit que je devrais être heureux, bien content d’être saint et sauf et plus ou moins en un seul morceau. Et si je n’y arrive pas hein ? Si c'est pas grand chose pour vous mais beaucoup pour moi ? Si c’est au-delà de mes forces d’arriver à me regarder dans un foutu miroir parce que ce que je vois là-dedans me répugne qu’est-ce que je fais dis-moi ? C’est manqué sacrément de courage je te l’accorde Arthus, quel Gryffondor je fais là, par Merlin, la honte des rouges et or je te le fais pas dire. Le fait est que pour le moment je n’y arrive pas. Je n’y arrive pas.

Répéta-t-il une seconde fois comme pour lui-même, pour appuyer ces derniers mots avec force.

- Non je ne suis pas le seul, et je ne suis pas le centre du monde, crois moi j’en ai tout à fait conscience de ça. D’ailleurs je vais te dire, je ne sais même pas si ça m’aiderait à mieux dormir si Fergus, Pier et tous ces types étaient derrière des barreaux dès ce soir. Mais je crois bien que si, j’ai envie de croire que les choses vont s’arranger à partir de ce moment-là. C’est peut être naïf, sûrement, mais je m’y raccroche. J’ai l’impression que c’est trop demander que justice soit faite et ce n’est pas normal.

Mateusz passa alors ses mains dans ses cheveux bruns avant de les glisser derrière sa nuque, soufflant un long moment avant de les laisser retomber. La fatigue l’avait presque abattu d’un coup, il sentait presque les cernes brûler sous ses yeux, chacun de ses muscles l’appeler au repos, s’eut été presque agréable comme situation.

- Et Arthus… Je sais bien que tu fais du bon boulot là-bas. J’ai jamais pensé le contraire. Je dirais même heureusement qu’ils t’ont, je voudrais juste que ma sœur puisse se le dire aussi plus souvent.

Et rattrapant la petite balle toujours poser près de lui, il reprit le mouvement. Droite. Gauche. Droite. Gauche. Comme si de rien n'était, comme si rien ne s'était passé.
 
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MessageSujet: Re: everybody's got something to hide • Arthus&Matheusz   Mar 16 Fév - 0:23

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Plus rien ne pouvait aider cette conversation à se terminer de manière simple et sans brusqueries, du moins du côté d’Arthus, il n’y avait plus qu’une chose à faire, s’en aller, laisser derrière lui la morosité et la venimosité de son beau-frère et rejoindre l’odeur rassurante de son épouse dans le lit conjugal. Le Stanhope était déçu, de lui tout d’abord pour ne pas avoir su garder son calme face à au jeune sorcier qui se trouvait devant lui, mais déçu surtout de voir que les paroles qu’il avait prononcé ne semblaient en rien toucher le Bishop. Depuis la fin de la guerre il semblait à l’auror qu’il n’avait jamais vu Mateusz aussi morose, comme si elle lui avait enlevé quelque chose de bien plus précieux que la vie. Oh Arthus ne se faisait pas d’illusion, les marques sur le visage et cette jambe à jamais immobilisée étaient de biens lourds fardeaux, et dans la maison il était certainement l’un des seuls à ne pas plaindre en permanence le grand brun, mais c’était dans sa nature, le Stanhope préférait voir l’espoir en toutes choses, malgré son air bourru et son teint parfois gris, il était un grand optimiste, aujourd’hui Mateusz avait la vie devant lui, la guerre était finit, il pouvait avancer sans se retourner, ouvrir une nouvelle page de sa propre histoire, et pourtant il restait dans l’ombre de ce qu’il avait été avant son agression.

« Je vais me coucher, et tu devrais en faire de même petit. »

Dans un soupire Arthus lâchait les armes, passant sa main derrière sa nuque, l’autre dans la poche de son jean, il se sentait fatigué, désespérément fatigué, comme si une semaine entière de sommeil ne lui suffirait pas à reprendre du poil de la bête. Il pensait souvent à prendre des potions de réveil afin de mieux le tenir en forme, mais il voyait beaucoup trop de ses collègues au ministère en être devenu accro, il n’avait aucune envie de devenir comme eux, à le plus réussir à cligner de l’œil ou simplement à se reposer tranquillement dans un fauteuil le temps d’un week-end, ils étaient tous devenus hyperactif et presque borderline, non il ne pouvait pas faire ça à sa femme ni à ses enfants, et pourtant il y pensait de plus en plus souvent.
Le compliment de Mateusz avait touché Arthus, profondément, seulement ce genre de phrases n’étaient faites que pour cacher l’immense rancœur qui pouvait habité le jeune sorcier, et l’auror qui avait parfois l’impression de devoir se battre contre le monde entier, n’avait pas envie d’engager un autre combat dans sa propre maison. La maison des Stanhope, il voyait cet endroit comme le cœur de sa vie, un lieu presque sacré, un havre de paix où personne pas même les mangemorts qui avaient voulus sa peau n’avaient réussi à entrer. Ici tout le monde était en sécurité, ici tout le monde vivrait heureux, c’était ainsi qu’Arthus voulait voir cet endroit et malgré les ondes négatives que pouvait parfois envoyé Mateusz, il n’avait pas envie d’empirer les choses entre eux.
Attrapant sa veste sans plus adresser un regard au jeune homme, le sorcier la passa sur son épaule, voulant se diriger vers les quelques marches qui le séparaient du second étage, mais son avancée fut stopée par un bruit net, un choc léger, le son du bois qui tombait sur le carrelage.
Sa baguette de prunellier, celle qu’il n’avait pas quitté, celle qui avait été sa compagne aussi fidèle que possible dans la lutte, celle qui représentait son engagement … jamais elle ne lui avait échappé comme ce soir elle le faisait en tombant ainsi par terre, l’auror avait oublié sa présence, et quelque chose en lui aurait certainement aimé l’oublier à tout jamais, pourtant il y tenait comme à la prunelle de ses yeux. C’était bien connu dans la famille qu’il lui arrivait parfois de se réveiller la nuit pour inspecter les alentours de la bâtisse, comme si la peur continuait de roder autour de lui. Combien de fois avait-il fait ce rêve où il voyait le corps inanimé de Camilla tandis qu’il tenait dans ses bras un Baltus apeuré et tentait de cacher l’horreur de la vision à un Phoebus encore petit. Pourtant il n’y avait plus lieu de rien craindre, mais peut-être qu’au fond Arthus savait bien qu’il y avait toujours quelque chose à craindre.
Sans vraiment se rendre compte du temps qu’il prenait à se baisser puis à observer cette baguette qui avait été usée bien plus que de raison, il se mit à imaginer une vie dans laquelle la guerre n’avait pas existée, une vie qui n’avait pas fait de lui un bras armé, une vie où il aurait très bien pu vivre sans l’insomnie, sans la fatigue. Une vie qui ne serait alors pas la sienne, et qui dit qu’elle aurait été meilleure alors …

« Tu sais quoi Mateusz. Tu as tort, et Camilla à tort elle aussi de te protéger comme elle le fait, tu n’as le droit de demander justice, car alors une nouvelle guerre éclaterait de toute cette justice que tout le monde réclamerai. Certains pour des raisons valables et les autres car il y a toujours quelque chose à réclamer, mais en vérité, le seul moyen de se faire justice à soi-même c’est de prouver à ceux qui nous ont fait du mal que l’on peut avancer, que la souffrance qu’il ont voulu provoquer en nous ne nous consume pas, et que l’on est plus fort que la peur qu’ils aiment tant. Alors on devient vraiment un homme. »

Arthus posa sa baguette sur la table , face à Mateusz, puis il remit sa veste sur son épaule, regarda une dernière fois son beau-frère en fixant les prunelles sombres de ce dernier de ses iris d’un noir profond et il attrapât un petit jouet abandonné par terre par l’un de ses fils, le faisant tourner entre ses doigts tandis qu’il rejoignait l’escalier, laissant ses pas lourds l’emmener vers le sommeil bien mérité, laissant derrière lui le rigueur des jours à venir, car il le savait bien Mateusz lui ferait payer ces quelques paroles, mais pour l’heure, il était temps de se coucher, demain serait un autre jour.
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