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 « when fate decided to get involved » arthus

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MessageSujet: « when fate decided to get involved » arthus    Dim 17 Jan - 15:17

when fate decided to get involved ♥
arthus & calista
« Rosie, ma chère, tu allais au marché ? » Il y avait dans la voix de Merry, une variante nettement plus angélique et suppliante qu'à son habitude, ce qui fit naître un sourire sur les lèvres de la blonde. Le sixième jour de la semaine, la serveuse disparaissait du monde magique, pendant de longues heures, au profit de l'univers moldu. Où personne n'avait connaissance de son nom, de son visage, de son passé. Où elle n'était rien de plus qu'une jeune femme en balade, qui errait ici et là dans les échoppes. C'est à Londres qu'elle pouvait tomber le masque, laisser aller sa crinière à sa couleur naturelle, ce noir charbon aux reflets presque bleu nuit selon l'éclairage. Qu'elle ôtait ce poids immense sur ses épaules, ce noeud constant dans ses entrailles. Qu'elle retrouvait un semblant de liberté, pour une courte durée. « Oui, comme d'habitude. Vous voulez quelque chose ? » Elle avait senti la demande dans les mots formulés par la vieille dame. Et elle s'acquitterait d'une course avec le plus grand des plaisirs, elle faisait tant pour elle, pour la mettre le plus à l'aise possible. Les étoiles pétillants dans les yeux verts répondent bien vite à sa question. « Je sais que les moldus ont des légumes assez fascinants, différents de chez nous. Tu pourrais m'en rapporter quelques uns ? Que j'essaie de nouvelles recettes. Tu serais bien gentille, Rosie. » Acquiesçant, elle remonte la lanière de cuir usé par le temps de sa sacoche avant de partir pour la ville moldue. Ses gallions avaient été échangés avec des livres sterling, la monnaie de l'autre monde, quelques heures auparavant. Son coeur battait follement dans sa poitrine à l'idée de pouvoir toucher la liberté du bout des doigts, le temps de quelques heures. Rosie Jones allait redevenir Calista.

L'atmosphère humide et couverte de la ville moldue, comme à son habitude. La sorcière avait entendu dire qu'il était possible de retrouver les quatre saisons en une seule et même journée. Le temps anglais était imprévisible, capricieux, instable. Mais il était tout juste assez agréable pour aller faire quelques emplettes. L'hirondelle redécouvrait sa chevelure noire avec un plaisir immense, comme chaque semaine. Elle se retrouvait un peu, pendant ces moments là. Le marché de Camden Town était réputé en Angleterre pour la diversité de ses produits, tant au niveau des ethnies que des gammes proposées. Nourriture, vêtements, instruments de musique, divertissements, différents arts. Les yeux brillants, elle foule les pavés à la recherche de trouvailles, comme la jeune fille qu'elle aurait tant voulu être. Qu'on lui avait arraché en la forçant à fuir, à se cacher, à s'oublier pour survivre. Farfouillant les étalages qui s'amoncellent à perte de vue, elle cherche des trésors, des objets uniques, des recueils pour les soirs d'hiver qui s'annoncent rudes. Elle marchande, avec un sourire, un regard acéré, elle s'empare de ce qu'elle voit, remerciant ici et là, demandant une histoire, une anecdote. La curiosité propre aux aigles, de toujours vouloir savoir d'où vient tout ce qu'ils ont devant les yeux, qui tiennent à connaître une origine, des antécédents, un lien propre à chacun. S'arrêtant finalement devant des guitares lustrées, aux couleurs chatoyantes. Jude faisait de la guitare, avec son air revêche, la barbe négligée qui poussait sur son menton. Ce regard d'artiste, de fonceur, de garçon déterminé. Ces après-midi dans une salle poussiéreuse à l'écouter gratter les cordes. Elle caresse la surface de l'instrument avant de se détourner, la gorge serrée. Puis arrivant dans le territoire littéraire, son regard se pose sur un monticule de manuscrits vers lequel elle s'avance précipitamment. Les récits et romans moldus sont tellement passionnants. Faisant tiquer Calista quand elle découvrait des histoires parlant de sorciers, de magie, relégués à de simples contes pour enfants ou adolescentes. S'ils savaient que la vérité ne se trouve pas si loin, de l'autre côté d'un mur de briques. Mais la littérature moldue est nettement plus diversifiée et intéressante. La couverture de l'un d'eux attire ses yeux et elle tend la main pour en attraper un coin mais celui-ci ne vient pas comme prévu. Lorsqu'elle observe attentivement, elle remarquer qu'une large main basanée tient l'autre côté et n'est pas décidé à lâcher prise. La jeune femme relève la tête pour observer la concurrence et il se trouve que c'est un homme d'âge moyen qui se trouve au bout du bras qui l'empêche d'accéder complètement au manuscrit. La peau tannée, le visage masculin sans aucun doute possible, les traits vifs, un regard profond. Il avait l'air assez strict, il devait certainement avoir un travail qui nécessitait une grande rigueur. C'est en tout cas ce qu'il lui donnait comme impression. Elle ne peut s'empêcher d'ironiser, tant la situation lui apparaît comme amusante. « Un intérêt pour les romans à l'eau de rose ? » demande-t-elle, l'air de rien, un sourire sur le visage. « Je peux vous proposer Tristan et Yseult, c'est un chef-d'oeuvre. En attendant, je l'ai vu la première, ce bouquin. » Elle n'allait pas se faire distancer par un homme plus âgé qu'elle, aussi respectueuse était-elle d'habitude. Ce livre avait l'air vraiment intéressant et l'histoire plus complexe que les amourettes d'adolescents et les clichés romantiques que l'on voyait d'habitude. « Il faudra me passer sur le corps si vous le voulez. » qu'elle rajoute, l'air féroce dans ses yeux démenti par l'air taquin et joueur qui se lit sur son visage. Elle le veut vraiment mais elle n'est pas une charogne non plus. C'est plus pour exaspérer son vis-à-vis. On s'amuse comme on peut.
 
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MessageSujet: Re: « when fate decided to get involved » arthus    Lun 18 Jan - 0:46

« when fate decided to get involved »  ✩
CALISTA & ARTHUS
Un mot, un simple petit mot virevoltant au dessus de sa tasse de café en cette matinée fraiche mais lumineuse. Arthus avait compris en un instant que Camilla lui laissait là un message important, elle ne se serait pas permise sinon de faire trainer ainsi une note à son attention, surtout un matin comme celui-ci où il pouvait rester tranquillement à la maison sans avoir besoin de courir jusqu'au ministère. Sa femme avait décidé de sortir les petits afin de lui laisser un peu plus de temps calme, c'était un des nombreux signe d'affection qu'elle pouvait avoir envers lui, et pourtant rien n'aurait pu faire plus plaisir au Stanhope que de serrer dans ses bras ces deux têtes brunes, ces deux petits gars. Attrapant au vole le bout de parchemin, Arthus le déplia et lu. «Gwyndolyn a envoyé un hibou ce matin, nous sommes invités ce week-end pour son anniversaire. Tu as pensé au cadeau ? Je t'aime, à tout à l'heure.»Les yeux du sorcier s'écarquillèrent... sa mère, sa propre mère, il en avait oublié l'anniversaire. Il fallait dire que la période n'était pas des plus idéal au ministère pour penser à autre chose, il avait déjà du mal à voir sa femme et à passer du temps avec ses fils. Il n'avait pas pensé à envoyer un mot à sa mère, mais il était persuadé que Camilla s'en était chargé pour lui, elle qui prenait tant soin de ses proches n'aurait pas laissé la vieille femme sans nouvelles plus de quelques jours.
Buvant son café chaud d'un trait, l'auror attrapât sa veste et sorti en trombe. Il fallait qu'il retrouve un endroit libéré de sortilèges pour transplaner tranquillement, se dépécher d'acheter un cadeau et rentrer assez vite chez lui pour profiter un peu du temps clair pour faire une petite partie de Quidditch avec Baltus. Habituellement, Arthus n'était pas des plus doué pour trouver un cadeau, mais il connaissait assez bien sa mère et ses goûts pour savoir où aller. Après le craquement sonore provoqué par le transpanage, un silence accablant se fit sur la petite cours derrière la maison. Quelques secondes plus tard, un mur se découvrit à quelques centimètres du visage du sorcier, gris et sale, personne à l'horizon. C'était parfait, l'endroit exacte où il avait voulu attérrir. A quelques mètres de là se trouvait une petite librairie que le Stanhope connaissait très bien, une librairie que Gwyndolyn avait toujours apprécié pour ses exemplaires uniques de romans moldus aux couvertures de cuir ouvragés, des livres de collection, un parfait cadeau d'anniversaire.
Il y avait toujours peu de monde dans cet endroit, mis à part le vendeur et quelques habitués, personnes à qui parler, personne qui ne pourrait empêcher sa quête du cadeau parfait et retarder son retour. Enfin Arthus tomba sur ce qu'il cherchait, un exemplaire unique, dont la couverture en cuire d'un brun profond faisait scintiller les douces lettres argentées.Sans qu'il ne puisse la voir venir, une autre main se posa sur la sienne, plus petite, pale, féminine, inconnue ...

« Un intérêt pour les romans à l'eau de rose ? »
«hein ?»

Rien n'aurait pu autant dérouter l'Auror qu'une telle question. L'eau de rose ? Pourquoi ? Les moldus parfumaient-ils leurs livres avec de l'eau de rose ? Il ne portait pas plus d'interêt que cela à cette littérature, en règle générale la lecture n'était pas vraiment quelque chose qui l'attirait. Il se souvenait de longues rédactions qu'il était obligé de faire à Poudlard pour résumer certains chapitres de son livre d'histoire de la magie, il n'avait jamais rien trouvé de plus ennuyeux, c'était certainement pour cela qu'il n'avait jamais eu la passion de la lecture, de trop mauvaises expériences lors de son apprentissage. Mais enfin ... c'était quoi cette histoire d'eau de rose ?
La brunette se mit à sourire, elle était ravissante, le genre même de demoiselle qu'un peu plus jeune Arthus aurait certainement emmené boire un verre dans un pub, mais tout cela n'était plus pour lui et il ne s'en plaignait pas. Au contraire même.

« Je peux vous proposer Tristan et Yseult, c'est un chef-d'oeuvre. En attendant, je l'ai vu la première, ce bouquin. »

Un sourire pointa alors sur le visage du sorcier. Yseult, c'était une sorcière de renom, mais la jeune femme ne devait pas le savoir elle, son histoire avait été romancée et son histoire d'amour avec un moldu bien exagéré ... les éditeurs du monde des sans pouvoirs mettaient-ils de l'eau de rose aussi sur ce livre ? Vraiment très étrange comme tradition ...

« Il faudra me passer sur le corps si vous le voulez. »

Elle était taquine, cela se sentait malgré la légère menace que cela impliquait, finalement Arthus venait certainement de rencontrer ce qui pourrait l'empêcher de rentrer plus tôt chez lui, mais elle l'amusait bien cette petite et il se mit à rire, laissant son regard dur se transformer et s'emplir de la douceur paternel qu'il dispensait bien plus facilement depuis quelques années.

«Désolé, mais c'est CE livre qui m'intéresse, et puis Tristant et Yseult, si vous connaissiez la véritable histoire ... je suis certain que vous liriez le livre d'un oeil bien différent.»

Arthus tendis la main vers le livre, relevant le menton afin de suggérer a la jeune femme de le lui donner, il n'allait pas se faire si facilement par un joli minoi et des yeux si bleu après tout il était Auror, il était plus fort qu'elle ne pouvait le penser.

«De plus je l'ai touché le premier à ce qu'il me semble !»

Posant sa main sur le livre, Arthus était pret à le reprendre, oubliant toutes galanteries car l'anniversaire de sa mère comptait, et puis il était certain de ne pas retrouver une édition pareille et d'aussi bonne qualité avant des années, alors c'était maintenant ou jamais. Point.
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MessageSujet: Re: « when fate decided to get involved » arthus    Mar 19 Jan - 20:22

when fate decided to get involved ♥
arthus & calista
Cette passion des manuscrits lui venait de sa plus tendre enfance. Tourner des centaines de pages, se perdre entre les rayonnages de l'immense bibliothèque familiale. Cet antre dans laquelle elle s'était senti protégée, rassurée. Dans lequel elle avait pu s'évader, comprendre, ressentir, noyer les pages ancestrales de quelques perles salées. Lire était un moyen de nourrir son esprit et son âme, les mots étaient une arme tellement plus radicale que certaines actions. Il y avait dans la manière de tourner une phrase, une envie, un dessein précis, un but à atteindre. Une réaction à attendre de l'autre suite à ce que l'on avait énoncé. Écrire et parler, pour aimer, pour blesser, attendrir, mentir, fasciner, manipuler, complimenter. Tant de manières de s'adresser à l'autre passaient par les mots. Et les mots venaient de syllabes accolées écrites sur des parchemins aussi vieux que l'étaient Merlin. Elle ne comptait plus les innombrables livres qu'elle avait pu emmagasiner, découvrir avec un intérêt tout particulier. Les romans étaient, sans le moindre étonnement, son domaine favori. Le manque de liberté dans lequel elle était conditionnée par une majeure partie de son existence lui faisait s'amouracher à des personnages décomplexés, fous d'aventures, de voyages. Des héros débraillés aux grands idéaux. Des explorateurs chevronnés aux corsaires voguant sur les flots. Les histoires d'amour, les romances qui se font et se défont au fur et à mesure que se lisent les mots le long des pages. Chaque semaine étant l'occasion d'acquérir de nouveaux manuscrits à dévorer, qu'elle prendrait le temps de décortiquer sous sa couette, à la lueur d'une petite flamme magique. Dans tous les cas, ce livre était à elle.

Lorsqu'elle énonça la possibilité d'aimer les romans "à l'eau de rose" à son interlocuteur, il sembla interloqué. Fronçant les sourcils, elle continue, évoquant la possibilité qu'il choisisse une autre histoire. Tristan et Yseult. L'amour interdit, les chevauchées à travers l'Irlande et les Cornouailles, le philtre magique, la magicienne dissimulée sous la servante accomplie. Un classique, qu'elle ne se lasse jamais de lire. La version sorcière, à tout étonnement, était bien moins glorieuse. Les faits étaient tout autres et elle avait soupiré en lisant la médiocrité de l'histoire originelle. Elle gesticulait tout en argumentant et voyait le visage de l'homme se transformer peu à peu. Ses traits se détendaient et laissaient son faciès devenir nettement plus doux au fur et à mesure. C'était plutôt plaisant. Il semblait bien moins austère comme ça. « Désolé, mais c'est CE livre qui m'intéresse, et puis Tristan et Yseult, si vous connaissiez la véritable histoire...je suis certain que vous liriez le livre d'un oeil bien différent. » "Véritable" histoire ? Ce mot la fait tiquer. Elle qui se faisait la réflexion quelques minutes auparavant. Et puis sa surprise à l'idée de romans "à l'eau de rose". Était-il également un sorcier ? Un sourire qui venait de rehausser le coin de sa bouche. Mais une pression sur le manuscrit et elle sent qu'il tente de prendre le pouvoir, levant le menton. Plissant les yeux, elle s'attarde sur la couverture brunie au lettrage d'argent. Il est vraiment magnifique, hors de question qu'il lui passe sous le nez. « Ah oui ? Quelle est donc la véritable histoire ? D'ailleurs, CE livre m'intéresse également. Racontez-moi plutôt ce que vous savez. » Et elle resserre sa prise sur le bouquin. Mais il ne semble pas décidé à abandonner, c'est la guerre. « Et la galanterie, c'est pour les veracrasses ? » qu'elle continue, sans se rendre compte de sa bourde. Parce qu'elle désire tellement le livre qu'elle en oublie la gentillesse et le savoir-vivre. Parce qu'elle essaye simplement d'obtenir quelque chose qui lui tient à coeur, dans ce rare moment de liberté. « Vous me brisez le coeur, je vous croyais gentleman. »
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MessageSujet: Re: « when fate decided to get involved » arthus    Ven 22 Jan - 22:40

« when fate decided to get involved »  ✩
CALISTA & ARTHUS
Le monde moldu offrait tant d’opportunité de rire pour un sorcier qu’il arrivait souvent au jeune Arthus de se balader dans les rues de Londres avec des camarades de Poudlard afin de noter la vie compliquée et quelque peu ahurissantes de leurs compères sans pouvoirs. Néanmoins il avait toujours eu beaucoup d’affection pour ces personnes qui réussissaient à vivre sans magie, sans vraiment avoir d’admiration pour eux, il les trouvait courageux. Souvent sa mère lui racontait sa vie de petite fille qui découvrait ses propres pouvoirs au milieu de ses camarades qui l’a trouvait un peu étrange, il fallait dire que Gwyndy était étrange même pour le monde des sorciers, la chère maman d’Arthus avait toujours eu un petit quelque chose de décalé, même dans son éducation ne prenant jamais la peine d’avoir peur pour son fils et l’encourageant toujours même lorsque ce qu’il entreprenait était un tantinet dangereux. Elle se targuait d’avoir des pouvoirs de médiums, mais rien n’avait jamais été vérifié, enfin c’était certainement ce qui l’a rendait si attendrissante au fond.
Depuis la mort du père d’Arthus, Gwyndolyn avait la bougeotte, allait chez des cousins, des cousines, visitant ou revisitant plusieurs régions d’Europe, bien sur personne n’était dupe, elle compensait la disparition de son époux, tous ce qu’elle n’avait pas pu faire pendant la guerre pour faire son deuil, elle le faisait aujourd’hui, et Arthus ne pouvait la blâmer. Un petit cadeau pour son anniversaire, c’était plus un geste d’affection qu’autre chose, histoire de dire « nous y avons pensés », enfin plutôt « heureusement que Camilla y a pensé, mais je t’aime quand même maman … »
Devant lui la jeune femme ne voulait rien savoir, elle ne lâchait pas le livre malgré la main rugueuse de l’Auror posée dessus. Elle avait dans son regard cette petite chose impertinente qu’on pouvait découvrir même chez les personnes les plus banals quelques fois. Cette petite moldue était curieuse, elle le questionnait en retour et face au ton impérieux du Stanhope elle ajoutait un cran de prétention.
Arthus aurait pu sourire encore un peu plus, en observant cette demoiselle qu’il prenait pour une sans pouvoirs, lorsque soudain, tous les muscles du sorciers se crispèrent. Elle venait de sortir une référence, une référence qui n’avait rien à voir avec le monde des moldus, une référence que seule une sorcière ou quelqu’un connaissant ce monde pourtant bien caché aurait pu sortir. Le Stanhope en resta bouche bée.
Il lui brisait le cœur, c’était dit avec une pointe de drame et d’amusement qui aurait bien fait rire Arthus s’il n’était pas resté bloqué sur le « veracrasse ».
Non décidemment il n’y avait pas de doutes, il n’avait pu se tromper, non ou alors il commençait vraiment à devenir un peu fou, ou peut-être l’était-il déjà, il fallait dire que la fatigue devait jouer, mais tout de même …

« Gentleman je ne le suis peut-être pas ... mais en tout cas j’ai une bonne raison de vouloir ce livre, alors si vous ne voulez pas que je devienne un véritable épouventard … »

Le regard plein de sous-entendus d’Arthus sur la jeune femme, un léger rictus sur les lèvres, ses sourcils créant une ombre particulière au-dessus de ses paupières, il lui arrivait de regarder ainsi son petit Baltus lorsqu’ils jouaient ensemble, Baltus disait alors « papa tu ressembles au monsieur de la couverture du magasin sur les balais, celui qui dit qu’il faut acheter le dernier Comète500. », le père se trouvait alors très fière, comme si il devenait un véritable héros, un héros pour son fils, un héros plus important que tous ce qu’il pourrait devenir en une vie, car c’est comme ça que le voyait son fils.
Derrière le duo improbable qui tenait le même livre chacun dans une main, un autre duo passa, un couple, habillés assez étrangement, avec les cheveux debout, les observant d’une manière quelque peu insistante, quoi ? Ils n’avaient jamais vu des gens normaux parler ? Non vraiment les moldus et leur look étrange et leur faon de s’immiscer dans la vie des gens …
Arthus leur lança un regard noir avant de dire quelques mots à leur insu’, se débrouillant pour qu’ils l’entendent parfaitement.

« Oui j’invente des … mots, c’est une nouvelle manière de communiquer dans Camden, essayer tiens de … couper les mots en deux et de les coller à d’autres mots vous verrez c’est amusant. »

Puis se retournant vers la jeune femme qui venait à nouveau de ramener le livre à elle, il haussa les épaules, gardant cet air taquin qu’il venait d’avoir avec les moldus, il ne savait pas vraiment comment la jeune femme allait réagir, mais il avait éloigné les curieux, et puis il avait encore un livre à récupérer et acheter après tout.


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MessageSujet: Re: « when fate decided to get involved » arthus    Lun 25 Jan - 20:59

when fate decided to get involved ♥
arthus & calista
Le Londres moldu était tellement rempli de curiosités que l'hirondelle avait eu beau en faire le tour d'innombrables fois, elle n'arrivait jamais à s'en rendre repue. Des dédales de rues pavées, des carrefours illuminés de panneaux, de signets, de posters décalés, extravagants. Des graffitis exécutés d'une main de maître par des artistes-ombres, invisibles, imprévisibles. Des tableaux d'une vie urbaine dépeints avec une rigueur et un charme indéniables. Des magasins par centaines, qui se côtoient dans le plus grand fourmillement, malgré leurs différences. Des produits proposés qui défiaient tous ses rêves les plus fous. La vie des moldus était tout aussi fascinante que pouvait être la leur. Ces êtres qui n'imaginaient même pas l'autre monde, à quelques briques près, qui s'imposaient seulement des rêveries à propos de magie, des lectures fantasques sur des sorciers, des magiciens, de créatures merveilleuses, de chimères qui n'ont de forme que dans l'espace de leur cerveau. Sans savoir qu'à quelques pas, il y a là une porte. La porte d'un monde où le rêve cède sa place à la réalité. Mais ils continuaient simplement à profiter de leur existence, ajoutant un peu de piquant, de rêverie à leurs vies en consultant ces livres, en regardant dans ces boîtes à images étranges qui fascinaient tant la clandestine. Ces boîtes où ce succèdent des actions, comme les photographies sorcières mais d'une longueur bien supérieure. La technologie des moldus était bien extraordinaire ; différente de la leur, mais tellement plus intrigante. À user simplement de leur cervelles, de leur matières grise, pour faire coïncider des éléments, des actions, des réactions chimiques pour créer des objets qui fonctionnent sans magie. Il n'en avaient pas l'usage, la facilité était remplacée par la réflexion, par l'innovation, par des méthodes afin de dépasser cette contrainte. C'est tout ce mécanisme qui trouvait un intérêt aux yeux de l'hirondelle. Cette manière de se passer de magie vu qu'ils n'en ont pas la connaissance mais de réussir des prouesses tout aussi immenses que des sortilèges.

« Gentleman je ne le suis peut-être pas...mais en tout cas j’ai une bonne raison de vouloir ce livre, alors si vous ne voulez pas que je devienne un véritable épouventard… » Le mot qui fait tiquer la demoiselle. Qui confirme également ses questionnements à propos de l'homme aux boucles sombres. Il est autant un sorcier qu'elle est une sorcière. Deux êtres magiques qui viennent se noyer dans l'anonymat de la foule moldue, qui fourmille entre les rues londoniennes. Le faciès de son vis-à-vis élui faisait penser à quelqu'un, un visage qu'elle avait déjà observé quelque part. Peut-être un magazine, certainement. N'empêche qu'il avait répondu de la même manière et il s'exprimait une certaine complicité entre les deux individus. Étrange et distante, mais présente. Parce qu'ils étaient membre d'un même monde, se trouvant là sur une terre étrangère. Une présence familière, dans le fond. « Je suis morte de peur. Vous voyez ? J'en tremble, je pense que je vais faire une crise d'hyperventilation. » Sarcasme, toujours le sarcasme. Sa manière de réagir, d'instaurer quelque chose, de rentrer dans le jeu de l'homme au visage basané. « Vous me faîtes aussi peur qu'un boursoufflet, c'est pour dire. » Il est tellement divertissant de pouvoir employer des mots que l'autre comprend, dans un tout autre contexte. Toute autre personne prendrait ces deux énergumènes qu'ils étaient pour des aliénés. Un couple de punks passèrent à ce moment là et l'envie de rire la prit soudainement. En parlant de cinglés, leurs regards semblaient indiquer que la demoiselle et son compagnon d'infortune en étaient. Puis l'homme déblatéra des choses de sa voix de basse, sur des associations de mots, des mélanges incongrus. Calista ne put empêcher un rire de s'échapper de sa gorge. Son aîné était un personnage assez fascinant : austère d'un premier abord, d'un sérieux presque militaire, puis il se déridait et l'on devinait une personne chaleureuse et aimante, taquine. « Peut mieux faire, ils n'avaient pas bien l'air convaincus... » que la demoiselle répond à cela, singeant l'air aristocratique des anciennes familles sorcières. Le nez en l'air, le regard par-dessus, la bouche pincée. Puis elle relâche ses traits. « Mais je suppose qu'ils étaient un peu trop surpris pour s'attarder dessus. J'avoue que c'était une parfaite technique pour les faire fuir. » Puis elle resserre sa prise sur la manuscrit, l'ayant presque oublié pendant cet instant d'amusement et mensonges éhontés envers les moldus. « Vous disiez que vous aviez une bonne raison d'avoir ce livre plutôt que de me le céder. J'attends, histoire de voir si je perds mon précieux trésor par la grâce d'un argument valable. Bien que je soupçonne que vous soyez vraiment intéressé par les romans à l'eau de rose. » Puis devant l'air étrange de son interlocuteur, elle comprend et elle poursuit encore une fois, donnant des explications précises. « Non, ils ne versent pas d'eau de rose sur les livres. La rose est un symbole et un gage d'amour, j'imagine que vous le savez. Pour dénommer les romans d'amour, ils utilisent cette définition. C'est une expression commune chez les moldus. Comme un roman noir pour les thrillers et genres policiers assez extrêmes. »
 
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MessageSujet: Re: « when fate decided to get involved » arthus    Ven 29 Jan - 16:39

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CALISTA & ARTHUS
Lorsqu’on entrait dans la brigade des Aurors, il y avait plusieurs examens à valider, notamment le tapinois ou bien le combat magique, mais aussi l’art de la persuasion et du discernement, afin de reconnaître lorsqu’une personne mentait ou non. Bien souvent Arthus échouait dans cette discipline, lui il était un limier, un traceur, il pouvait reconnaître une piste dans la gadoue et la neige, sentir un indice, il était surtout bon à cela, et malgré tout, il ne lui était pas bien difficile aujourd’hui de discerner le caractère joueur et quelque peu provocateur de la sorcière qui se trouvait face à lui, car il en était certain à présent, cette petite lumière qui c’était allumée dans les yeux de la demoiselle lorsqu’il avait dit « épouventard », il n’y avait plus de doutes possibles. Dans tout Londres moldu, il avait fallu qu’il tombe sur une sorcière, c’était comme si le destin lui envoyait un signe. Lequel me direz-vous ? Allez savoir … peut-être Arthus le découvrira t-il un jour …
La jeune femme semblait elle aussi amusée par la situation et sur le ton de provocation amicale qu’elle avait engagé avec lui, elle plongea son regard dans le sien. Non Arthus ne lâcherait pas ce livre, il avait milles raisons de repartir avec et surtout milles manières de se montrer un poil supérieur à la jeune sorcière, mais ce jeu l’amusait, il lui semblait qu’il rajeunissait en sa présence, et que les tracas de son quotidien restaient bien derrière lui alors qu’il se trouvait ici, incognito, comme dans un jeu qu’il aurait pu engager plus jeune après un pari avec ses amis.
Non il n’avait peut-être pas été convainquant, mais visiblement assez étrange pour que les moldus passent leur chemin et s’intéresse à autre chose que les deux sorciers et ce livre tant convoité.
Une nouvelle fois, la jeune femme parla de l’eau de rose des livres, et à nouveau le sourcils fournis de l’auror s’arquât, visiblement elle avait remarqué son étrange réaction et elle se mit à parler d’expressions qui parurent encore plus étrange aux oreilles du Stanhope, comme de mettre du noir sur des policiers, si il se souvenait bien les policiers étaient de sortes d’auror qui portaient un uniforme ridicule avec des carreaux noir et rouge et des bandes jaunes sur leurs habits, il en avait croisé quelques-uns dans sa vie … mais pourquoi les mettre noir dans les livres.

« ok je vais vous l’avouer je ne comprends rien à ce que vous dites … ce serait comme parler gobelin pour moi … mais enfin, ce livre doit devenir le cadeau d’anniversaire de ma mère, vous comprenez ? C’est important ? Et puis je suis bien plus vieux que vous, donc j’ai le privilège d’aînesse, et donc … donnez-moi ce livre. »

Ce fois sans prévenir Arthus récupéra le livre, utilisant de sa rapidité et de sa force, et en quelques secondes sans qu’elle n’ait pu le remarquer l’auror retirait des mains le manuscrit que tenait la sorcière.
Un instant il se demanda si il ne devait pas acheter de l’eau de rose pour en parfumer les pages, et raconter ainsi l’anecdote de l’achat du cadeau à sa mère, cela la ferait certainement rire, d’ailleurs.

« Ecoutez, on passe un marché. J’achète ce livre, je vous offre un verre en dédommagement et je vous donne les coordonnées de ma mère pour venir le lui emprunter lorsqu’elle aura fini de le lire. »

Arthus passa le livre derrière son dos afin de le mettre le plus loin possible de la jeune femme et lui tendis sa main livre afin de celer le pacte, un sourire presque charmeur se dessinant sur ses lèvres.
Il ne connaissait la jeune sorcière ni d’Eve ni d’Adam, elle pouvait être n’importe qui, quelqu’un de dangereux même, et pourtant il passait un marché avec elle. Quelque chose intimait à l’auror qu’il n’avait rien à craindre, mais ne dit-on pas que les mages les plus noirs on les plus jolis des visages ? Il ne se souvenait plus d’où il avait entendu cette phrase, sur le coup elle ne l’avait pas vraiment marqué mais depuis qu’il avait pris son poste au Ministère elle lui revenait souvent en mémoire étrangement.

« Au faite, je ne me suis pas présenté. Arthus Stanhope, enchanté, et vous êtes ?... »

Cela semblait faire des années que rien n’avait été aussi facile, comme reprendre le fil d’une vie oubliée, bien moins complexe que celle qu’il avait aujourd’hui que la trame lourde et pesante qui se déroulait devant lui et la chape de plomb des responsabilités dont on l’accablait et qu’il assumait avec une fierté certainement et un courage sans failles. Non aujourd’hui tout semblait redevenir beaucoup plus simple et léger. Mais pour combien de temps encore ?
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MessageSujet: Re: « when fate decided to get involved » arthus    Ven 5 Fév - 21:25

when fate decided to get involved ♥
arthus & calista
Il était tout aussi rare qu'amusant de croiser un autre sorcier dans les ruelles de Londres. Le côté moldu de la ville restait un endroit craint par la majorité des sorciers élevés dans le respect des traditions, des conventions sociales. Dans ce qui aurait été la normalité dictée par les sang-purs, "l'autre monde" était prohibé et qui s'y rendait était ami et amoureux des moldus, relégué à au titre de traître. Mais jamais l'hirondelle n'avait eu la naïveté et la bêtise d'esprit d'y croire et de se résigner à cette pensée. La seule chose que sa défunte mère lui ai laissé était cette poussée à penser par elle-même, à se forger une opinion propre et ouverte. Il devait être bien triste d'être étroit d'esprit, d'être certain d'une vérité universelle, immuable, sans jamais avoir cherché à creuser plus loin, à gratter la surface de ce que la société dictait. Calista était de ces marginaux qui se prêtent à une réflexion poussée, divergente, à des suppositions, des hypothèses parfois grandioses mais non pas dénuées de sens. De ceux qui aiment s'aventurer dans des contrées inconnues, se mêler à des individus différents de par l'aspect, de par l'être, de par les coutumes. Et les moldus en étaient un parfait exemple. Des modes vestimentaires qui défiaient toutes les envies les plus folles, de la plus extravagante à la plus raffinée. Aussi proche qu'elle pouvait parfois s'éloigner de la couture sorcière. Des mentalités à toute épreuve, des envies de liberté dans lesquelles elle ne se reconnaissait que trop bien. Les moldus arrivaient à égaler voire parfois surpasser les sorciers par bien des aspects, dans une forme de technologie qu'ils n'auraient jamais pu imaginer. Faire apparaître la lumière sans sortilèges, simplement par la pression d'un bouton, relié à des câbles. Leurs boîtes à images, qu'elle avait définit comme leur meilleure invention. Des appareils qui permettent de voler à plusieurs à travers le ciel. Des machines métalliques montées sur des roues qui permettaient de se déplacer rapidement, d'un endroit à un autre. Qu'elle aurait aimé en apprendre plus, plus tôt, sur ce monde fascinant. « Ok je vais vous l’avouer, je ne comprends rien à ce que vous dites…ce serait comme parler gobelin pour moi…mais enfin, ce livre doit devenir le cadeau d’anniversaire de ma mère, vous comprenez ? C’est important ? Et puis je suis bien plus vieux que vous, donc j’ai le privilège d’aînesse, et donc…donnez-moi ce livre. » Le rire qu'elle laissa échapper pendant les vives explications du plus âgé la ramenèrent à la situation présente. Mais il ne fit pas long feu quand l'homme récupéra totalement la prise sur le livre, ne lui laissant pas le temps d'une seconde pour comprendre qu'elle venait de se le faire arracher des mains. Il était rapide, le bougre. Mais la raison était suffisante pour elle pour lui laisser le manuscrit. Un léger sourire sur les lèvres, la tristesse ayant été depuis longtemps remplacée par une certaine nostalgie. Qu'elle aurait aimé pouvoir lire et partager sur ceux-ci avec sa mère. Ce qu'elle aurait aimé découvrir son monde avec elle, lui tenant la main, lui faisant découvrir une autre facette de son histoire, l'autre partie de son héritage familial.

« Le droit d'aînesse ? Vous vous croyez encore à l'époque de Borbog le Barbu peut-être ? » répondit-elle, à mi-chemin entre la provocation et l'amusement qui pétillait dans ses yeux iceberg. Puis l'homme aux légères boucles noires poursuit avec l'idée d'un verre en dédommagement et l'éventuel prêt du livre par la suite. Une idée sympathique qui fait briller ses prunelles d'autant plus. « Vous savez comment parler aux femmes, vous. » Le sarcasme est allègrement supplanté par l'air amusé de la jeune femme qui se retrouve les mains vides, au bout du compte. « Va pour le verre. » continue-t-elle avec un sourire complice. Il lui paraissait maintenant et vraiment comme un personnage sympathique, derrière son aspect austère. Malgré ses tentatives infructueuses pour continuer le dissimuler derrière son dos, ce qui aurait amené une certaine hilarité sur ses traits. Les lèvres masculines s'étant incurvées en un sourire presque charmeur alors qu'il tendait la main vers elle, pour sceller l'accord. Elle prit sa dextre dans la sienne, imposant une pression cordiale mais néanmoins forte afin de signifier qu'elle n'était pas aussi délicate que son apparence pouvait laisser à penser. Calista se prit un instant à penser qu'elle jouait avec un individu qu'elle connaissait que depuis quelques minutes et qu'il aurait pu être n'importe qui. Quelqu'un qui chercherait à lui faire du mal, quelqu'un qui pourrait finalement entraver sa liberté au bout du compte. Mais sur le moment, elle ne sentait rien d'obscur émanant de l'homme. Son instinct le décrivait avec une aura positive et bonne, l'hirondelle ayant toujours suivi ce sentiment qui l'avait guidé et sauvé de nombreuses fois. Alea jacta est. « Au fait, je ne me suis pas présenté. Arthus Stanhope, enchanté, et vous êtes ?... » Stanhope. Ce nom lui disait vaguement quelque chose mais elle ne s'informait que superficiellement des nouvelles sur les journaux. Ses yeux parcourant spécifiquement des noms connus, à jamais gravés en mémoire. Des noms qui faisaient encore saigner son coeur, cette plaie béante qui ne guérirait jamais vraiment. Elle se force à sourire après ces pensées, jetant un regard vers le visage basané, les traits durs mais néanmoins transformés par l'ouverture de son vis-à-vis. « Rosie, Rosie Jones. Enchantée Monsieur-Stanhope-je-vole-les-livres-des-demoiselles. » Rosie. Ce personnage, cette seconde peau, ce poids sur les épaules. Ces mensonges à la pelle depuis six années consécutives. Pourtant elle s'y glisse comme l'on rentrerait dans une combinaison faite pour nous. « Vous n'aviez pas un anniversaire à fêter, d'ailleurs ? Ce moment fut fort sympathique mais je ne veux pas vous mettre en retard. La famille c'est sacré ! » Ce n'était qu'un demi-mensonge, après tout. Sa famille n'était rien de plus qu'un père croupissant dans une geôle humide, certainement quelques enfants illégitimes d'unions extra-conjugales ou encore par après la mort de sa mère. Sa réelle fratrie avait été des êtres rencontrés entre les murs du château, des âmes lumineuses, solaires. Et caractères parfois diamétralement opposés aux siens. Une famille de coeur, nettement plus importante. Qui n'étaient plus que des souvenirs, à présent, des souvenirs qu'elle chérissait chaque jour que la vie faisait naître.
 
electric bird.


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