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 « we were playing a song of fire and ice » tayler ♥

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MessageSujet: « we were playing a song of fire and ice » tayler ♥   Sam 16 Jan - 19:09

we were playing a song
of fire and ice
tayler & calista
La quiétude des couloirs vides, exempts du fourmillement familier des élèves dispersés en quête de leur salle de classe. Quelques premières années qui s'étaient perdues, arnaquées par les escaliers mouvants, cherchant à rejoindre la grande salle pour le petit déjeuner. L'hirondelle à la chevelure de jais s'était arrêtée quelques secondes dans sa marche folle pour porter secours aux demoiselles et leur indiquer le bon chemin. L'astre céleste du jour traversait les larges vitres et dispensait sa chaleur dans les corridors habituellement glaciaux. Calista s'était même d'ailleurs délestée de son habituel pull d'uniforme au profit de sa chemise immaculée, sur laquelle pendait la cravate bleue et bronze. Les pans de sa jupe d'écolière se mouvaient au rythme de ses pas sur les dalles de pierre alors qu'elle se dirigeait vers l'antre du savoir, l'éternelle et célèbre bibliothèque de l'académie de magie. Un devoir de Potions à rendre qui donnait du fil à retordre à la demoiselle, qui butée, s'était donnée pour mission de terminer le parchemin pour profiter de son samedi après-midi. Autant elle était studieuse, autant l'idée de se relaxer près du lac en compagnie de ses amis était beaucoup plus attrayante. Elle avait donc tête baissée, les yeux plongés dans les lignes de son manuel de cours, complètement fascinée par les mots qui s'inscrivaient au fur et à mesure dans sa mémoire.

Elle ne sentit plus qu'elle ne vit la silhouette qu'elle venait de percuter, avant d'être projetée en arrière par la violence du choc. S'attendant à se retrouver sur son séant, elle ne rencontra finalement pas le sol dur et froid des couloirs de l'école. Une main sur sa taille la maintenait entre ciel et terre, à moitié en équilibre, le souffle battant de la soudaineté de l'incident. Elle s'apprêtait à sévèrement enguirlander l'inconnu et releva la tête mais les mots ne sortirent jamais de sa bouche. Tayler Millers. Un petit gryffon de trois ans son cadet, qui poursuivait des assiduités envers Calista depuis quelques temps. Il avait jeté son dévolu sur elle et tentait sans relâche de lui faire des avances. Il était presque touchant, déterminé à réussir. Mais la demoiselle, n'appréciant pas du tout être prise pour acquise, se jouait du garçon, en tout bien tout honneur. Le faisant tourner en bourrique dès que l'occasion se présentait, jouant sur les mots, lui laissant entrevoir des opportunités qui ne se présentaient jamais vraiment. C'était devenu un petit jeu, un divertissement sans grandes conséquences. Il n'était pas amoureux, il ne souhaitait rien d'autre que de l'ajouter dans son tableau de chasse. Elle ne l'était pas non plus, il était trop jeune et bien trop peu mâture à ce niveau, ce qui était normal. Ils souhaitaient s'amuser, rien de plus. Un sourire narquois vint prendre naissance au bord de sa bouche. « Millers. » Elle battit des cils devant ce visage encore juvénile mais aux traits délicats, ce minois de beau garçon qui devait attiser le désir des jeunes filles. Plus jeunes qu'elle, du moins. Calista l'avouait, elle le trouvait charmant, mais rien de plus ne s'ajoutait à l'équation. Il restait un tombeur sans scrupules, assoiffé d'adrénaline et de chasse. Sauf qu'il se frottait à la ruse et l'intelligence aiguisée. « Quelle merveilleuse surprise. À la recherche d'une proie de si bon matin ? » Elle hausse un sourcil, le sourire toujours présent sur son joli minois. « Après tout, le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt, n'est-ce pas ? » Il y a toujours la chaleur de cette grande main sur sa taille, ce corps penché contre le sien. Monsieur a l'air de ne pas vraiment vouloir bouger, dirait-on. Mais elle va remédier à tout ça. « Tout va bien, tu te sens à l'aise ? Je ne voudrais pas déranger, hein. »
 
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MessageSujet: Re: « we were playing a song of fire and ice » tayler ♥   Dim 17 Jan - 16:17

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Il y a un âge où on ne pense pas à l’avenir. Où le travail et la vie conjugale sont encore loin. Où on a l’impression que le monde ne tourne qu’autour de nous. Où on se sent exceptionnel. Où chaque petit moment peu agréable devient de l’injustice pure. Où on peut rester enfermer dans son dortoir sans manger pendant une semaine et mourir de faim à la fin d’une cour. Vraiment l’adolescence est une partie trouble de la vie. Et, malheureusement pour eux, les pré-adultes n’y échappent pas. Mais, elle peut se montrer sous différentes formes. Pour Tayler, ce n’était pas la fin du monde quand on lui criait dessus, mais il pouvait se montrer très sensible face à certaines situations. Le refus par exemple. Est-ce pour cela qu’il partait avec qu’on ne le quitte ?
Cette pensée n’arrêtait pas le faire réfléchir pendant qu’il arpentait les couloirs désert de Poudlard. Tous les élèves étaient soit dans les salles de classe, soit à la Grande Salle, soit dans leurs salles communes respectives. C’était étrange donc de se sentir seul au monde alors qu’il faisait soleil dehors. Perdu dans ses pensées, il ne remarqua pas la jeune fille qui marchait d’un pas décidé vers lui. Aucun des deux n’avait l’air de s’être mutuellement vu. La collision était inévitable.
Avant de frapper la jeune fille, le Gryffondor releva la tête, juste à temps pour pouvoir la rattraper alors qu’elle chutait. Heureusement pour lui, il avait d’assez bon réflexe, en tant que Gardien de Quidditch de son équipe. Il plaça sa main dans le dos de la Serdaigle et la retins. Pendant quelques secondes assez frustrantes, ils se regardèrent. Puis le brun reconnut celle qu’il retenait.

« Asquith. »

Le sourire en coin légendaire du garçon vint s’ajouter à celui de la brune. Quel immense plaisir de la revoir. Cela faisait à peu près deux mois qu’il essayait de conquérir le cœur impénétrable de la bleue et bronze. Même dans cette position incroyablement déroutante, elle restait belle. Pas qu’il est eu le coud de foudre pour elle. Jamais il ne tomba réellement amoureux. Tous n’étaient que flirte. Mais elle l’intriguait. On ne lui avait pas encore résisté aussi longtemps. Même pour une Serdaigle c’était assez déstabilisant. Elle lui parla comme un ami. Il n’avait pas bougé. Et il n’avait pas très envie.

« Moi ? Mais pour qui tu me prends ? Je ne charge pas une fille qui vient de sortir d’un de ses rêves à mon sujet. »

Apparemment, leurs positions ne plaisaient pas beaucoup à Cali. Le sourire de Tayler s’accentua. Il était très bien comme ça. Sans prévenir, il laissa légèrement tombé la Asquith, la rapprochant un peu plus du sol glacé de couloir désert. Le griffon pencha légèrement la tête de côté, la fixant toujours.

« Personnellement, je suis plutôt bien. Et toi ? Où vas-tu de si bon matin ? »

Voyant le regard légèrement gelé de la fille, il la redressa et retira sa main de son dos. Il la passa dans ses cheveux déjà ébouriffés et continua son sourire de crâneur.
 
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MessageSujet: Re: « we were playing a song of fire and ice » tayler ♥   Lun 18 Jan - 21:34

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Comment est-ce qu'un garçon aussi jeune pouvait-il avoir une telle conception de ce qu'était l'amour ? L'hirondelle clignait des yeux, à jamais abasourdie par son aplomb et cette manière de prendre en chasse avec détermination. Son cadet pouvait compter un bon nombre de demoiselles à son tableau de chasse et lorsqu'il était décidé à courir certaines jupes particulières, il n'y allait pas de main morte. Depuis deux mois qu'il avait décidé de faire de la jeune femme son quatre-heures, elle était éprise par la paranoïa. Il était partout. Laissant sa main frôler son bras entre deux changements de cours, un regard qu'elle aperçoit à la table lui faisant face, un petit signe dans le parc. Calista n'était pas ce que l'on pouvait appeler "une proie facile", au contraire. La demoiselle avait été dotée d'un foutu caractère et d'une répartie cinglante. Gare à ceux qui souhaitaient s'approcher avec de mauvaises intentions. Elle se complaisait dans ce petit amusement avec le gryffon parce qu'il était attendrissant. Se divertir à le regarder s'essouffler, chercher ses mots, imaginer des scénarios farfelus pour réussir à l'atteindre enfin. Tayler Millers était un spécimen hautement intéressant. Elle en oubliait presque son devoir de potions, parce qu'il y avait quelque chose de plus divertissant sous ses yeux. Il était comme une étrange sorte de défi. Ne pas céder à ses avances afin de le voir s'époumoner encore plus à chaque instant. De plus, l'hirondelle n'était pas un coeur farouche à l'amour. Malgré ses airs distants et son regard glacé, la demoiselle restait quelqu'un de profondément romantique. Un visage aux joues rondes fit une apparition furtive devant sa rétine. Mateusz. Son premier ami, le premier être à accepter son amitié à leur arrivée dans la majestueuse académie de Poudlard. Le premier, également, a avoir fait naître des lucioles dans ses entrailles, à lui avoir fait s'empourprer ses joues, a avoir crée quelque chose d'inouï à l'intérieur de son corps d'adolescente. Mais elle s'était faite une raison, au fond, ils n'auraient aucun débouché, ils étaient bien trop semblables, avec des caractères forts, qui n'auraient de cesse de se mettre sur la gueule pour des petits riens. Et puis, qu'aurait-elle à offrir à un garçon de sa trempe, elle, la fille de Mangemort ? Parce qu'elle s'était rendue à l'évidence, cela se saurait, à force de temps. Il suffirait d'un petit quelque chose mais la question est simplement de savoir quand. Pour l'instant, elle s'efforçait de conserver une existence normale et son petit jeu de chat et de la souris avec le jeune homme lui donnait un semblant de normalité. Chassant la morosité qui semblait faire partie de sa vie depuis six ans.

Il lui sortait le sourire numéro trois. Pourquoi un tel qualificatif ? La demoiselle bleu et bronze avait appris à différencier certains rehaussements de lèvres. Ceux qui se voulaient enjôleurs, d'autres angéliques, certains plus...assurés. Et il faisait clairement partie de cette catégorie. Monsieur ne semblait toujours pas décidé à bouger de place, sa main toujours fermement placée dans ses reins, pour la soutenir. Il fallait dire qu'elle était encore en équilibre précaire, penchée vers lui mais très peu stable. Sa réponse lui arracha un léger rire et un haussement de sourcil significatif. Même pas en rêve. « Touché, Millers. J'imaginais le vent phénoménal que tu allais te prendre. J'ai envie de dire : comme d'habitude. » Tout ça en battant des cils comme une donzelle amourachée. L'ironie. Tout n'était que répartie, piques acérées, joueuses, double-sens. Qu'un fol amusement, somme tout. Elle avait beau insister pour être remise sur ses deux pieds, il s'en amusait à ses dépends. Calista laissa échapper un glapissement quand il la fit presque atteindre le sol d'un mouvement vif. « Personnellement, je suis plutôt bien. » L'on pouvait tout de même sentir sa force néanmoins masculine dans la facilité qu'il avait à tenir la position sans le moindre effort. Mais la question n'était pas là. Le poids de son regard glacial fit enfin réagir le garçon et il reposa à sa place, les deux pieds sur terre. « Et toi ? Où vas-tu de si bon matin ? » avait-il demandé également. Elle soupire, s'approche de son vis à vis, nettement plus grande qu'elle. Murmurant délicatement dans le creux de son cou, essayant d'expérimenter les limites du plus jeune. « Cela ne serait que te donner l'avantage, petit malin. » Puis, elle recule, récupérant son livre qu'elle fourre sa sacoche en cuir bruni par le temps. Elle n'arrive pas à se défaire de cette vieillerie. Il était mignon, comme un gamin, avec ses cheveux ébouriffés. Elle pouvait aisément comprendre pourquoi les demoiselles du château tombaient sous son charme. Mais ce ce n'était pas son cas et elle s'en lotissait bien. « Je travaille, je comptais me rendre à la bibliothèque avant de me faire bousculer par un séducteur à deux mornilles. » Calista finit par s'adosser au mur, une jambe repliée. Malheureusement pour elle, l'envie de se divertir supplante celle de travailler. Il faudrait redoubler d'effort par la suite mais le jeu en valait la chandelle. « À moins que tu n'aies quelque chose de plus distrayant à me proposer, Millers ? »
 
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MessageSujet: Re: « we were playing a song of fire and ice » tayler ♥   Sam 23 Jan - 12:23

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Les rayons du soleil passaient clandestinement par les vitres sur la partie opposée à un mur sans porte. On pouvait voir le terrain de Quiddicth dehors. Et même une partie de la forêt interdite. Mais ce n’était pas la vue superbe sur le paysage qui plaisait à Tayler. Calista Asquith. La belle aigle qui, avec les rayons solaires, avait des mèches chocolat dans ses cheveux de corbeaux avec habituellement, des reflets bleus. Le Gryffondor fixa les yeux bleus profond de la jeune fille, en souriant, comme à son habitude.
La Serdaigle parla « d’habitude » mais il n’entendait rien. Les mots de la jeune fille lui parvenait comme un écho lointain et comme s’il était sous l’eau. Puis, les bouchons qui couvraient ses oreilles éclatèrent et il entendit la suite de la discussion qu’il avait un peu lâcher en route pour contempler les cheveux noirs de la fille. Il cligna des yeux, comme pour se remettre sur les rails de cette partie de chasse. Car oui, la séduction de Cali n’était rien qu’une partie de chasse, où elle était sa proie et où lui était son gibier.
La grande fille s’approcha alors de lui et lui murmura, sur un ton de confidence : « Cela ne serait que te donner l'avantage, petit malin. » Quoi ? Un avantage sur elle ? Il n’attendait que ça. Mais, bien sûr, il se contenait. Elle avait tout de même trois ans de plus que lui. Ce ne serait pas très raisonnable en faite. Mais, il s’en moquait. Etre raisonnable ne faisait pas parti de son vocabulaire. Et il n’en fera jamais parti. Alors, pourquoi y penser maintenant ? Surtout qu’elle était si pré… tellement pré…
Puis elle retira ses lèvres de l’oreille du jeune garçon pour aller s’adosser à un mur. L’odeur de la bleue et bronze partis avec elle, laissant Tayler sans personne devant lui, et sans odorat. « Je travaille, je comptais me rendre à la bibliothèque avant de me faire bousculer par un séducteur à deux mornilles. »

« -A deux mornilles ? Vraiment ? »

C’était peut-être la seule insulte qu’il n’avait jamais entendus à propos de sa façon de séduire. Peut-être n’était-il pas aussi doué que Sirius Black ou James Potter, mais il avait fait de nombreux cœur dans son début de carrière. Et puis, il n’était pas si méchant, Tayler ne l’ait abandonné pas vraiment. Il les poussait un peu dans les bras charmeur de ses potes. Il n’en était qu’à sa quatrième année ici. Il avait encore du temps. Mais pas pour Cali, vu qu’elle était en septième année, il n’avait plus beaucoup de temps, avant qu’elle ne parte et disparaisse de sa vie. Alors, soit il avait intérêt à ce qu’elle tombe vite, soit il abandonnait et se promettait de ne jamais plus se faire traiter de la sorte (sauf avec qu’elle) par une fille. Le choix n’était pas très difficile.

« -Pourquoi les Serdaigle travaillent-ils toujours ? Vous ne pouvez pas profiter un peu du soleil chère Asquith ? »

C’était peut-être un peu trop demandé pour un personnage aussi travailleur que Calista, mais, elle avait passé presque toute son année scolaire entre les livres de la bibliothèque et n’était presque jamais sorti. Le rouge et or allait un peu la faire sortir  d’ici. Rien que pour qu’elle prenne l’air et bronze un peu. La peau de la jeune fille était presque transparente.

« -Me feriez-vous l’honneur de m’accompagner dans le parc, mademoiselle ? »
 
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MessageSujet: Re: « we were playing a song of fire and ice » tayler ♥   Dim 24 Jan - 21:45

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L'amour était un principe fondamental, un sujet et une énigme à jamais insolvables. Un procédé, une alchimie, une rencontre, des gestes et des paroles propres à chacun des êtres qui respiraient en ce monde. Il dépendait du passé, d'abord, de ceux qui forment l'esprit de l'enfant au monde qui l'entoure. Les sorciers à avoir eu la chance d'être déposés dans les bonnes familles ont reçu autant qu'elle n'en donnent présentement. Il y a ceux que cela n'affecte pas, il y a ceux que cela rebute. Il y a ceux qui n'y ont pas été habitués. Calista n'avait pas été habituée à l'amour, à la tendresse, aux petites attentions qui venaient poser un sourire sur les lèvres. Dans cet austère manoir, entre les murs lugubres d'une immense habitation. L'ombre fugace et fugitive d'un père toujours absent, toujours noyé sous les apparences à donner, à formater. Sous les mensonges, le paraître, qui se complaisait dans les ténèbres, dans l'asservissement à un homme qui était actuellement en train de manger des pissenlits par la racine. L'absence complète d'une mère qui avait été dite comme perdue à sa naissance, qu'elle soupçonnait avoir été assassinée par les bons soins du tortionnaire présentement éteint. Les quelconques attentions d'une gouvernante payée à nourrir, soigner, enseigner et veiller sur la petite héritière bien solitaire. La lettre d'admission avait été comme une bouffée d'oxygène, un souffle de nouveau-né, le moyen de fuir et d'exister, de découvrir le monde au dehors. Et cette rencontre, dans le train poussé à pleine vapeur. Ce garçon au visage rond, au boucles brunes et folles, au regard combatif. Le premier ami, le premier auquel elle s'est liée dans toute sa misérable vie. Et quelques uns ont suivi, de fil en aiguille, de jour en jour. Certains plus facilement que d'autres. À mesure de rires, des colères, de larmes, de murmures, de partages. Mais l'amour, l'amour amoureux, l'amour des gens qui se tiennent là, les mains entrelacées. Les yeux dégoulinants de sentiments, de félicité. Cette intense complicité. Ces regards qui se suffisent à eux-même. Il y a eu quelques battements de coeur, des rougeurs, des papillons qui dansent l'hippogriffe dans l'estomac. Mais relégués dans un coin de l'esprit, opprimés, réduits à un mince dossier dissimulé le plus loin possible. Pas d'attaches à ce niveau, c'était peut-être mieux comme ça.

Millers était encore jeune, Millers était dans la force de jeunesse et de son envie de conquérir les coeurs. Malheureusement, il n'aurait pas le sien. Et prenant cela comme un affront à ses méthodes "infaillibles", il s'acharnait de jour en jour, faisant miroiter son joli minois à toutes les intersections de couloirs. Calista s'amusait à ses dépends, se jouant de ses réactions, des mots savamment utilisés pour le faire tiquer, réagir, pour l'agacer gentiment. Sans jamais grande méchanceté, tout n'était que jeu, après tout. À sa question, elle mime l'ennui, observant ses ongles à l'instar d'une bourgeoise de haute noblesse. Hautaine et puante, le sourire en coin détruisant toute tentative de réalisme. « Je me serais attendue à mieux, vois-tu. Je trouve que ça laisse encore à désirer. » La voix est suffisante, traînante. La parfaite singerie d'un Malefoy, somme toute. Battant des cils comme une jeune fille amourachée, pour affirmer le grotesque de son imitation. Elle aurait été autre chose qu'elle-même, sans vouloir chercher compliqué, elle aurait très bien pu succomber au charme évident du jeune homme. Mais elle était Calista et cela ne fonctionnait pas, parce qu'elle ne s'y intéressait pas et qu'elle ne marchait pas dans ce genre de combine. « Pourquoi les Serdaigle travaillent-ils toujours ? Vous ne pouvez pas profiter un peu du soleil chère Asquith ? » La question est posée avec tant de franchise qu'elle laisse échapper un rire. Ce n'était que logique. « La maison Serdaigle renferme les érudits, les curieux. Nous sommes poussés par l'envie d'apprendre, c'est normal que l'on travaille. D'autant plus que je n'ai pas envie de me faire tyranniser par Rogue. Il vient d'arriver comme professeur et il terrorise déjà les trois-quart des élèves. » Puis elle s'approche et murmure, comme si sa confession ne devait pas être entendue alors qu'ils étaient seuls dans cet immense couloir. « Et puis, le soleil, ça ternirait ma peau de porcelaine, voyons ! » Finalement, il semble vouloir gagner la bataille et elle n'a pas l'envie de travailler, au fond. Peut-être qu'elle pourrait se permettre de se laisser au repos, le temps d'un instant. L'idée d'être de compagnie du garçon est tentante, rafraîchissante. « Pourquoi pas ? Rogue attendra. » Puis elle hausse un sourcil, bras croisés, avant de fourrer ses affaires dans sa grande sacoche en cuir bruni par le temps. « Qu'est-ce que vous me proposez comme programme, Monsieur Millers ? » Puis elle tend un bras, attendant la galanterie du jeune homme, attendant également les aventures qui allaient suivre, mordue de surprises.
 
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MessageSujet: Re: « we were playing a song of fire and ice » tayler ♥   Sam 30 Jan - 15:20

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« - Je n’ai rien prévu pour vous ma chère. »

Ce n’est pas parce qu’on ne le voit pas, qu’il n’excite pas. Les sentiments de Cali envers Tayler se définissaient exactement comme cela. Sous ses airs froids, distants et manipulateurs, Calista Asquith ne trompait personne. Elle appréciait le jeune homme. Le Gryffondor ne s’en était rendus compte que quelques mois plutôt, alors qu’il essayait pour l’énième fois de lui arracher de simples mots. Après être passé par divers moyens qui pouvaient laisser à désirer, Cali avait finalement répondu « oui » à une proposition de rendez-vous. Normalement, si elle avait été aussi froide qu’elle essayait de le dire, elle aurait catégoriquement refusé. Alors qu’elle avait accepté. Une marque d’affection envers Tayler qui ne lui avait pas échappé et qui était resté dans la mémoire de jeune garçon.
Il regarda le bras de la Serdaigle, avant de lui présenter le sien et qu’elle le prenne. Ils ne parlèrent pas, profitant en silence de ce cour moment de paix. Dans le collège, la plupart des élèves étaient stressés, ne pensant qu’au travail qui les attendait. En plus de tout, les examens de fin d’année se présentaient comme les plus difficiles de la promotion. Mais pas de quoi s’inquiéter. Sauf pour Cali, qui allait passer courageusement ses ASPICs.

« - Juste une balade dans le parc pour vous reposer le cerveau. Et vous faire un peu bronzer. Etre pale comme un spectre, ce n’est pas très à la mode. »

La mode pouvait plus toucher les esprits qu’autre chose. Tayler l’avait bien compris, la physique compte plus que l’intellectuel. Il avait d’ailleurs tout fait pour ne pas passer pour un intello, mordu de lecture et de devoirs. Oui, le Millers était intelligent pour un Gryffondor. Oui, il aimait lire des livres qui traitaient sur presque tous les points passionnant de la société. Oui, les devoirs ne lui faisaient pas peur et ne le décourager pas. Il s’était d’ailleurs assurer une petite protection auprès des professeurs, aussi bien féminins, que masculins grâce à ses notes exemplaires et son charisme inné.
Pendant que les deux adolescents descendaient les grands escaliers qui menaient au hall d’entré, Tayler lança un regard à sa partenaire. Ses yeux bleus profonds lui donnèrent un frisson le long de la colonne vertébral. Pourquoi n’avait-elle pas quelqu’un dans sa vie ? Hors Mateusz, Tayler ne connaissait personne d’assez courageux pour approcher la jeune fille de trop près. D’accord, elle avait des amis. Mais étaient-ils vraiment ses amis ? Des bruits de couloirs se faisaient entendre à son sujet. Les « amis » de la jeune fille lui lançaient d’étrange regard quand elle avait le dos tourné. Que se passait-il réellement dans la tête de la bleue et bronze ?
Il détourna les yeux et regarda les grandes portes du château. Le hall était étrangement sombre comparer à l’extérieur. Se contraste était assez étonnant dans le fond. Ils finirent leur descente et commencèrent à marcher vers le parc. Le brun, devenant blond à cause de la luminosité changeante, se pencha vers la brune chocolat et lui chuchota à l’oreille :

« -Attention aux yeux. »
 
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MessageSujet: Re: « we were playing a song of fire and ice » tayler ♥   Mer 3 Fév - 20:50

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« Je n’ai rien prévu pour vous ma chère. » Le paradoxe étrange de l'inconnu, de l'avenir qui nous tend les bras autant qu'il reste vague. Tiraillée entre l'envie de se laisser couler dans l'imprévisible, dans cet écran de fumée où il n'est possible de maîtriser la suite des événements et cette habitude de contrôle. De vouloir diriger son existence d'une main de fer pour ne pas être surprise. L'hirondelle qui oscille entre ces deux tentations, l'esprit en ébullition. Pourtant, le sourire éclatant du garçon la poussait dans l'expectative d'aventures, d'une action libérée de toute réflexion, de toute machination de la matière grise. Tayler Millers avait certainement un don pour l'entraîner dans des folies, pour lui ôter toute envie de travailler, surtout. Mais haussant les épaules, elle s'accorde un temps de répit, de relaxation avant de gratter le parchemin de sa plume et de remplir sa cervelle d'informations concernant ingrédients, pilons et mélanges extrêmement minutieux. L'espace d'un instant, elle n'était plus élève de la maison Serdaigle, elle n'était plus Calista Asquith, engeance d'un mangemort. Elle n'était que Cali, adolescente sauvage errant ici et là entre les murs du château millénaire. Voulant étendre l'amusement, elle tendit le bras nonchalamment en direction du gryffon, qu'il ne mit que peu de temps à attraper et à entrecroiser du sien. La marche se fit dans un silence réconfortant, bienvenu. Elle appréciait grandement qu'il sache respecter ce moment à sa juste valeur. La demoiselle n'appréciait que très peu les personnes ne sachant que jacasser sans jamais savoir s'arrêter, parler pour ne rien dire, simplement dans le but de remplir les silences qui leur paraissaient inconfortables. Avec un sourire, elle assurait sa marche, gardant le rythme pour soutenir les gambettes du jeune homme. Le seul défaut associé à une taille réduite était de devoir rattraper les plus grands, afin de pas rester en retrait. Le calme relatif dans les grands corridors cernés de larges baies vitrées aidaient à préférer des pas légers, moyens, afin de profiter de l'absence du brouhaha habituel. Les élèves profitaient tous du week-end pour se rendre à Pré-au-Lard, flâner à travers les rues et verser leur argent moyennant quelques sucreries, de nouveaux habits, quelques accessoires sportifs ou divertissants. Il n'était pas rare de contempler Honeydukes ou Zonko remplis de monde à en craquer. Ce qui n'était que plus plaisant pour les âmes restantes dans l'ancestrale bâtisse.

« Juste une balade dans le parc pour vous reposer le cerveau. Et vous faire un peu bronzer. Etre pâle comme un spectre, ce n’est pas très à la mode. » Elle étouffe un rire, lançant un regard scrutateur à son vis-à-vis, consciente de la chaleur émanant du bras entrelacé au sien. « Mon cerveau va très bien, je te remercie. » Agrémenté d'un clin d'oeil fugace avant de continuer. « Au Japon, les femmes à la peau bronzée sont considérées comme des paysannes. Il est de tradition pour les "dames" » poursuit-elle en signant les guillemets d'une main : « d'avoir une peau pâle, fardée de blanc pour atteindre un respect de la part de la société. Les geishas utilisaient de la poudre de riz pour se maquiller afin d'avoir le visage blanc. » Puis elle s'arrête brusquement, secouant la tête, un sourire mi-figue mi-raisin sur les lèvres. Encore partie beaucoup trop loin. « Désolé, tu dois trouver ça ennuyant. » Laissant son regard porter sur l'extérieur, sur les silhouettes qui se meuvent à travers le parc, elle termine. « Et puis, tu trouves que j'ai l'air de suivre la mode ? » Avec un air de surprise innocente teintée d'un semblant de moquerie, tirant furtivement la langue. Avec ses habits globalement noirs, les dentelles, autre résilles, les corsets de cuir qu'elle porte, les collants bariolés, les mèches de cheveux teintées selon ses envies. Elle se moquait de la mode, elle préférait se plaire elle-même avant de plaire aux autres. Descendant les marches menant aux grandes portes, elle sent les yeux posés sur elle et tombe dans les prunelles couleur noisette de son compagnon pour cette matinée imprévue. Elle y voyait des interrogations, des questions qui transparaissaient derrière, légèrement.À mesure qu'ils avançaient et débutaient leur balade à l'entrée du parc, elle savait qu'elle allait devoir s'habituer à l'aveuglante luminosité. Pensée qui fut renforcée par le commentaire soufflé à son oreille. Un sourire sur sa bouche aux lèvres pâles.

« Je vais m'y faire. Le contraste est si violent... » murmure-t-elle comme une réflexion faite à elle-même. « Tu verras, mes yeux deviennent encore plus pâles à la lumière, on dirait qu'ils sont blancs. Pratique pour faire flipper les emmerdeurs. » rajoute-t-elle avec un large sourire, presque carnassier. « Alors, capitaine ? Vous êtes maître des opérations, pour aujourd'hui. J'attends la suite des événements, avec impatience. » Avec un haussement de sourcils provocateur en employant le mot pour ajouter à la situation, les prunelles iceberg s'agitant ici et là pour observer les alentours.
 
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MessageSujet: Re: « we were playing a song of fire and ice » tayler ♥   Jeu 3 Mar - 17:40

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L'amour est une idée bien étrange pour les adultes « responsables ».  Pour les enfants, il n'y a même pas à délibérer sur le sujet : tu es amoureux ou amoureuse, tu déclares ta flamme, si il ou elle l'accepte c'est sympa pour ne pas finir traumatisé, si il ou elle refuse, bon courage pour la suite.
Cette idée abstraite que nous avons de cette émotion est parfois mal vu. Tomber amoureux n'est pas quelque chose d'essentiel à la vie et l'argent, donc, bon débarras. Mais le cerveau est bien construit. Certes, le cœur bas plus vite en présence de ce sentiment, mais tout ce ressenti ne vient en réalité que du cerveau. C'est ta tête qui tombe amoureuse, pas ton cœur. Donc, si quelqu'un à un cœur de pierre, cela ne l'empêche pas de tomber amoureux en toute logique, non ?
Mais une question demeure toujours. Une question que même les plus grands scientifiques, poètes et écrivains ne peuvent résoudre. Quelle est cette question ? Tayler ne le sait pas et n'a pas franchement besoin de le savoir. De toute façon, il n'y a jamais touché, au véritable amour. Alors, pourquoi y penserait-il maintenant ? Et pourquoi avoir abordé ce sujet ? Aucune idée. C'était juste un bon début d'histoire.
Le bruit des pas résonnant dans le Grand Hall du collège, les deux élèves sortirent dans le parc. La jeune fille au teint de porcelaine avait l'air plutôt surprise par la luminosité. La chaleur des rayons de soleil sur la peau déjà bronzer du jeune garçon ne le dérangeait même. L'après-midi était plutôt agréable, frôlant la perfection pour un adolescent. Le soleil, l'herbe verte, le vent léger, le froufrou du feuillage de la forêt sous cette douce brise, le doux clapotis des vagues sur les berges du lac Noir.

« -Mais, permettez-moi un léger bémol dans votre monologue, madame. Ici, nous ne sommes pas en Chine, mais en Ecosse. »

Un sourire narquois apparut sur les lèvres de Tayler suite à sa déclaration. Mais avant même que Calista puisse poursuivre, il continua sur sa lancer et répondit à la jeune fille, sur un ton un peu moqueur en regardant la lisière de la forêt Interdite.

« -Et pourquoi trouverais-je cela « ennuyeux » d'apprendre la culture chinoise ? C'est vrai que la Géographie n'est pas ma tasse de thé et que les pays Asiatiques ne sont pas mes préférés. Mais je ne m'ennuierais pas si c'est vous qui me faites l'apprentissage. Ho et pour vos yeux, je les trouves magnifiques. »

Deux premières années passèrent en courant devant la Serdaigle et le Gryffondor manquant de les bousculer de peu. Cela rappela à l'adolescent qu'il aurait dû être dans les rues de Pré-au-Lard avec ses amis, au lieu de discuter chinoiserie avec Cali. Il haussa les épaules mentalement, se moquant bien de poser un lapin à ses potes. Il n'aurait qu'à leur payer une Bierraubeure au Trois-Ballais et tous seraient réglés.

« -Tu sais Cali, suivre la mode n'est pas forcément ce que je préfère aussi. »

Sa voix avait radicalement changé à ce moment précis. Il ne l'avait plus vouvoyé comme il aimait le faire. Un teinte de tristesse était même apparu dans les profondeurs de son regard et du timbre de sa voix. Il avait même légèrement baissé la tête. Toute son attitude n'avait rien avoir avec son caractère habituelle, de quoi inquiéter les personnalités autour de lui.

« -Tout ce que je suis n'est qu'une façade en fait. Tout le monde me donne cette image de dragueur sans scrupule. Si, ils savaient… »

Puis, soudainement, il releva la tête, affichant un sourire aussi radieux que le soleil de cette splendide après-midi. Ce changement lui aurait presque valu de se faire appeler schizophrène. Mais, tout allait très bien, sa bonne humeur habituelle était revenue ! Et il le fit savoir tout de suite.

« -Mais je déprime ou quoi ! Bon alors.Si je suis le capitaine de ce navire plutôt bancal, il faut en profiter ! Ma chère amie, voulez-vous dire bonjour au calamar géant ? Je suis un très vieil ami à lui, ne vous inquiétez donc pas, ma demoiselle. »

Il attendit la réponse Cali en souriant. Son passage dépressif passé ne représentant plus qu'un souvenir d'orage dans cette merveilleuse après-midi de printemps. Comme un mot sur un tableau noir qui serait effacé et la surface d'ardoise n'attendant plus qu'une nouvelle histoire.
 
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MessageSujet: Re: « we were playing a song of fire and ice » tayler ♥   Mer 30 Mar - 10:53

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of fire and ice
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La plupart des gens étaient d'un ennui, d'un désintérêt total. N'exprimant aucune caractéristique propre, n'ayant aucune personnalité qui aie quelque chose d'unique. Jacassant sur des sujets futiles, babillant ici et là à propos d'autres, commérant à chaque recoin de couloir. Pour cette simple raison, Calista n'avait jamais aimé se mêler à la foule, préférant la solitude. Beaucoup plus compréhensive et certainement moins bavarde. Mais il y avait quelque chose dans le débit de paroles de Tayler qui allégeait l'atmosphère, qui s'associait parfaitement avec l'atmosphère estivale. « -Mais, permettez-moi un léger bémol dans votre monologue, madame. Ici, nous ne sommes pas en Chine, mais en Écosse. » Levant le menton d'un air suffisant, elle lâche un reniflement indigné avant de continuer son inspection des alentours, balayant les étendues verdoyantes de son regard polaire. Mais il poursuit sans relâche, argumentant que l'ennui n'est pas ce qui se présente. Et si elle en vient à être l'instructrice, les cours de géographie seraient bien plus agréables à écouter. Et que la teinte de ses yeux, qui devait friser le blanc, était "magnifique". Que de révélations. Un petit sourire se devinait sur ses lèvres roses, tandis qu'ils avançaient avec nonchalance à travers le chemin sinueux du parc.  « Tu sais, Millers, s'ouvrir au monde c'est obtenir des réponses à des questions que l'on ne résoudra jamais ici. Il y a des civilisations tellement plus intelligentes et moins barbares. » Puis éprise d'une image qui l'empêcha de contenir un fou rire, elle s'arrêta le temps de reprendre son souffle. Avant de regarder le gryffondor avec un sourire canaille, une main sur la hanche et l'autre toujours posée sur le bras du garçon. « D'autant plus que Monsieur Binns est vraiment sexy, tu ne trouves pas ? Tous les étudiants en tombent dans les vapes à chaque cours. » finit-elle par déclarer, le visage tordu par l'amusement. Puis tout en continuant à marcher, ils en revinrent à cette histoire de mode que l'hirondelle n'avait jamais choisi de suivre. Elle préférait se forger sa propre identité.

Le visage du rouge et or, par contre, changea du tout au tout. Il avait baissé la tête. Les paroles qui sortaient d'un ton bas, presque soufflés. "Façade, une image." Si seulement, oui, si seulement savait-il que toutes les personnes autour d'eux en possédaient une ? Que personne n'était réellement vrai, qu'aucune des silhouettes ici présentes, à commencer par elle, ne disait strictement la vérité. Et ça aurait été impoli de se moquer, de la part de la personne qui cachait quelque chose de bien différent, de plus dangereux. « Millers... » Mais il se redressa d'un unique mouvement, tout sourire, avant d'embarquer son bras à nouveau. Transformé, en quelques secondes. Il était un battant. Il ne voulait pas s'abandonner aux affres des pensées noires. Il gagnait plusieurs points dans l'estime de la jeune fille.  « Mais je déprime ou quoi ? Bon alors, si je suis le capitaine de ce navire plutôt bancal, il faut en profiter ! Ma chère amie, voulez-vous dire bonjour au calamar géant ? Je suis un très vieil ami à lui, ne vous inquiétez donc pas, ma demoiselle. » Il ne manquait que la révérence et les jupettes moyenâgeuses. « Je vous suis, très cher, je vous suis. Allons présenter nos salutations au calamar, sans quoi, il ne serait disposé à nous accorder son attention. » répond-elle avec un visage pincé et distingué, comme elle en avait vu des centaines au cours de son enfance. Puis elle presse légèrement son bras de sa main, un encouragement à avancer et également une sorte de soutien pour le passage légèrement obscurci déroulé quelques minutes avant. « As-tu déjà vu les sirènes qui vivent dans le lac ? Elles sont bien loin de celles qu'on s'imagine étant enfant, j'étais presque déçue. »
 
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MessageSujet: Re: « we were playing a song of fire and ice » tayler ♥   Sam 23 Avr - 21:47

we were playing a song
of fire and ice
tayler & calista
« -Monsieur Binns ? Sexy ? Plus que moi ? » répondit le jeune Tayler d’un air faussement indigné.

Comment osait-elle appeler leur fantomatique professeur d’Histoire de la magie « sexy » ? S’en était presque une insulte. Il la regarda avec une théâtrale indignation avant d’exploser de rire. Tout cela n’était qu’une vaste blague. Quand il se calma, quelques secondes plus tard, un sourire persistait sur les lèvres du Gryffondor.
Puis, il lui posa une question :

« La Terre est peuplée de population et ethnies différentes, avec toutes ses richesses et ses défauts. N'est-ce pas pour cela qu'elle est magnifique ? »

Il la regarda droit dans les yeux, son sourire s'élargissant devant la tête de la jeune Serdaigle.
Le calamar n'avait pas l'air de suffire à Cali, elle lui demanda aussi d'aller voir les sirènes. Il ne montra rien à l'extérieur, mais à l'intérieur, il eut un frisson de dégoût. Elles faisaient partie des créatures les plus horribles qu'il avait vus dans un livre. Et les voir en vrai ne faisait pas partie de ses rêves de carrière. Mais il fallait bien dire que ce vent d'aventure excitant lui donna envie d'aller voir.

« -Je sais, moi aussi j'étais assez déçu. Je m'imaginais déjà avec une belle rousse à la queue turquoise sur les berges du lac Noir. Mais avant, allons voir le calamar, je te promets que tu ne seras pas déçu ! »

Son air de gamin partant à l'aventure apparut sur le visage du Millers. Il attrapa la main de sa camarade et se mit à courir à vive allure à travers le parc en direction du lac. Il lui faisait faire une course improviser, quoi de mieux pour lui dégourdir les jambes. Rester assis dans une bibliothèque toute la journée, ça ne faisait pas faire du sport et garder la forme.
Une fois arrivé près du lac, il lâche sa partenaire, la laissant reprendre son souffle. Comme prévu, le calamar géant était là, en train de réchauffer ses tentacules au soleil. Tayler avait découvert tout l'emploi du temps du calamar en restant en planque pendant une journée entière à l'observer.
Certains élèves avaient peur de s'approcher de lui. Alors que, dans le fond, il n'était pas méchant. Il fallait seulement se rappeler qu'il pouvait vous emmener dans les profondeurs du lac. Mais bon, un peu d'aventure ne fait de mal à personne.

« -Comme promis, Mademoiselle Asquith, le calamar géant ! » annonça-t-il fièrement en tendant les bras vers lui.

Le grand animal marin fit un signe de tentacule à Cali. Le blond sentit une joie profonde de montrer à, au moins, une personne de cet immense château, que son ami marin n'était pas dangereux. Enfin, si, il était dangereux, mais au moins, il était gentil. Ce qui lui donnait quelques privilèges.
Il se plaça à côté de Calista et lui dit :

« -Alors, je mérite bien mon nom de capitaine. Non ? »

Il lui sourit avant d’aller caresser la peau écailleuse du céphalopode.
 
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